‹ De la paralysie considérée chez les aliénés. Recherches faites dans le service de feu M. Royer-Collard et de M. EsquirolChapitre 84 sur 122 · Î EMA A · texte numérisé non relu

Î EMA A

502 Non va PARATSIES M ‘14

Les ribiles latéraux sont distendus par un à liquide séro- purulent qui parait être de même

uature que celui qui a été trouvé dans Ja gre nd " |

cavité de l’arachnoïde. | Rat

verse cet organe pour examiner les s DE HO ne une infinité d’ endroits , la substance cortic ie

à sa surface un su mou et coloré.

On pénètre avec le bistouri dans l'épaisseur de l'organe et l’on examine d’abord la substance grise ; 4 on estime qu'elle est généralement dépourvue. de, consistance et beaucoup plus rouge que dans l’état, ! ordinaire. 4

La substance blanche est mollasse, injectée dans À SR petits vaisseaux el dans l'épaisseur même se

son tissu. Le reste-du cerveau n’a rien offert; de

notable. 10

La substance grise du cervelet et sa e du a longement rachidien présentent une coloration | semblable à celle qui a été décrite à l’occasion dr

la substance corticale du cerveau. 3008 Poitrine. Cœur sain; des tubercules. dans les. deux poumons. Va. 4

Abdomen. De la rougeur dans presque toute l'étendue de la membrane interne du canal alimen- ÿ taire.

Et -

L'UNe LIL. —— PARALYSIE GÉNÉRALE AU TROISIÈME DEGRÉ , s HT : PHÉNOMÈNES CONVULSIFS.

Délire vague poussé jusqu’à la fureur ; faiblesse, d’abord peu marquée

. | dans tout le côté droit, et qui bientôt augmente; le côté gauche | est affecté à son tour, et plus fortement encore ; la paralysie de la langue reste douteuse; attaques d’épilepsie; paralysie incomplète des deux bras et des deux jambes ; convulsions pendant cinq jours ;

:! mort. — Trois onces de strosité dans la cavité de l’arachnoïde; ..œdème léger et partiel de la méningine et de la méningette ; adhérences partielles de la pie-mère; enlèvement de la substance grise; légère coloration de son tissu: tout le reste du système cérébro-

spinal paraît sain (1),

L**, gendarme à cheval, marié, âgé de qua-

rante- que ans, très bien musclé et conservant toute la force d’un jeune homme, devint aliéné à la suite de quelques excès et fut conduit au plus prochain hôpital ; on«n’a pas de moyens assez forts pour lé contenir; au bout de quelques jours, on l'envoie à Charenton. : Ïl fait un long voyage par des chaleurs intenses, et arrive dans un véritable état de fureur; il ne veut pas qu'on l'isole;"il résiste à la force qu'on lui oppose , et on a beaucoup de peine à lui appliquer une camisole. On l’enferme dans une loge à moitié pleine de paille; on intercepte le] jan de la fenêtre et on l'abandonne à lui-même; d’abord il pousse des cris, jure, menace, cherche à en- foncer la porte à coups de pied, mais bientôt il se couche dans la paille et devient moins bruyant;

‘(1} Service de M. Esquirol.

50! | INOPDE LA PARALYSIE, à

vingt-quatre heures plus tard, il était titéble k et on put entrer dans sa loge... Il parlait continuellement ; ses idées se succédaient avec une ra= pidité inconcevable ; il achevait à peine les phrases qu'il avait commencées; et en quelques du il passait en revue une multitude de sujets diffé rents. «Je suis pape; je suis le fils de Dieu; alto »là, les gendarmes ne plaisantent pas; je vous » arrête ; je vous invite à diner pour ce soir; nous, 1

»monterons en chaire; nous fabriquerons des louis À » d’or; la lune est belle, etc. » Les veines du cou étaient gonflées , les conjonctives trés rouges ; la figure était animée , mais les yeux n'étaient point hagards. Il avait de lappétit, ne souffrait nulle part et pt parfaitement bien portant. Cou le laisse à demeure dans sa loge ; on pratique une forte saignée; eau d'orge, aliments légers.) 1 Huit jours d'isolement. — Le délire maniaque | persiste ; le malade est facile à conduire, et une simple camisole suffit pour le contenir; il se pro= mène et n’est aucunement dangereux. (Bains tous |

les jours.) WE Un mois d'isolement. — Mêmes symptômes; la : figure s'altere légérement; les jambes sont très enflées le soir ; le sujet les écorche à chaque instant en les frottant l’une sur l’autre. Il penche sur le coûté droit et boite un peu en marchant; la prononcia- | tion n’est cependant pas embarrassée et rien autre | chose n’annonce un commencement de paralysie. u

nul passe dans une infirmerie; repos, régime adoucissant, aliments de facile digestion , par inter- alles sangsues au cou.) Les plaies des. jambes sont | guéries ; l’œdème a disparu ; la progression se fait d'une manière uniforme; le malade retourne dans le quartier où il était primitivement.

Six mois d'isolement. — L** recommence à s’ écorcher les extrémités inférieures ; il est toujours agité; il a des pieds gonflés le soir; par moments il penche d'une manière évidente sur le côté droit. Il'est encore très fort , mais il a moins de force qu'autre: fois. -- Les voies digestives se dérangent ; souvent il rend en vingt-quatres heures plusieurs selles li: quides. (Il passe une seconde fois à l’infirmerie; on surveille son régime: repos, lavements émollients.)

Sept mois d'isolement. — Le sujet a deux accès d'épilepsie dont je ne puis étretémoin, mais un con:

frère constate la nature des convulsions; le lende: sain: +: L*** ne se, ressént de rien; il parle, chante, et délire sur une infinité de points ; il a un dévoiement chronique , dont rien ne peut diminuer l'intensité ; le pronostic s ’aggrave.

Huit mois d'isolement. —— Cet hotamé marche encore, mais avec beaucoup de peine ; le côté gauche, à son tour ; est très faible, ét contre l’ha-

tube la friblesse est plus sn sa ds dans le bras que dans la jambe ; le sujet a eu de nouveaux accès d'épilepsie mais en petit nombre ; la prononciation est peut-être embarrassée ; cependant la chose me

force. Quelquefois le malade ouvre les yeux, pro |

# Rats * Ve

506 JANDE LA PARALYSIE, 170)

paraitsdouteuse. La sensibilité est conservée. sur

tous les points du corps 5 le dévoiement cesse pendant deux jours; trois jours, et recommence\ensuite. | | ne : Neuf mois d'isolement: +: Le corps est d’un U éxcessive maigreur ; il existe plusieurs eschares au

dos; ; Je bras et la jambe Ge côté g gauche sou sr

à ne uns des canin du EU Ne x dévoiement sans fièvre ni chaleur à la peau, 00: 2.

Dix mois d'isolement. — Lermalade est pris tout-à-coup de petites attaques convulsives, qui | ont assez de ressemblance avec des vertiges épileptiques. El est: presque sans connaissance, étendu sur le dos ; clignotement. des paupières ; mouve-

ment ondulatoire-dans tous les muscles dela pes Pr. la tête est ébranlée légérement; une espèce de fris- N son: parcourt les:membres; et ce:frisson se, répète indéfiniment : on: pince. la peau à 'plusieurs r res | prises; l'individu sentavec peine et rernue un peu L les pieds; il imprime à ses bras quelques mouve- 4 ments volontaires bornés. ; il aväle de la tisane ; la figure ést injectée; le pouls est lent et manque) de nonce; quelques. paroles qui annoncent qu'il est. k encore sous l'influence du délire, serplaintet cher | che àse soulever. IH succombe le indie jour s. les convulsions avaient persisté jusqu'àsla.mort. +

Autopsie du corps. É |

Crâne. Os épais, d’une grande consistance ; ina jection dans leur tissu réticulaire.

Dure-mèré saine ; trois oncés de sérosité à: peu près dans la grande cavité de 1 ‘arachnoïde. SEUL Légère infiltration de la pie-mère et accumula: tion de sérosité entre la lame externe de son tissu et le feuillet cérébral de l'arachnoïde. Cette espèce d’œdème est plus sensible qu'ailleurs sur les côtés de la scissure interlobaire, à la partie moyenne des hémisphères. En déchirant les membranes, le liquide s'écoule en partie ; l'épaisseur des méninges diminue ; leurs vaisseaux capillaires pAraissent rouges. 81 En tirant avec précaution sur la pie-mère, on lénlève presque partout avec facilité, ét les circonvolutions cérébrales n’ont point contracté d'adhérences avec sa face interne : cependant, Jà où l’œ dème des enveloppes était le plus intense. l4subz stañce grise ést intimerrent unie à la membrane et se détache avec elle ; la couche adhérente n’a pas plus d’une ligne d’ épaisseur, ét n'est pas notablemént colorée. | En grattant, avec le bistouri, à la superficie des circonvolutions, on aperçoit une nuancé rosée, très claire, à peine notable ; on pénètre plus avant; en coupant la substance grise d’une maniére nette; Oh retrouve la même coloration. Elle ressort da

| | 308 .DE EA PARALYSIE, 0 1 à vantage, Le 1 Ans des corps striés et dans l'épaisseur des cornes d'Ammon ; la consistance ne laisse rien à désirer,

La substance blanche n ’offre aucune particulas

rité; en la déchirant on distingue des filets vascu-, laires très fins, colorés; maïs en faisant agir le trans chant de l'instrument, ces filets ne versent pasidew sang etil n'existe pas d'injection. Le mésolobe, le, septum médian, le trigone cérébral, les couches, optiques , les:commissures, les pédoneules du cer. veau, sont jugéssains. L'

Les cavités ventriculaires ne contiennent pas de sérosité ; la membrane qui les tapisse n’est ni injectée ni couverte de villosités.

Le cervelet est un peu moins consistant quà l'ordinaire ; la substance grise est un peu rosée.

La protubérance annulaire ne présente rien de M particulier ; la moelle alongée , ses éminences , la moelle épinière, n’ont donné lieu à aucune re- ‘

marque importante.

Poitrine. Le poumon droit est intimement uni à

la plèvre costale correspondante: une fausse mem-

brane de peu d'épaisseur sert de moyen d'union à entre les deux surfaces adhérentes. Le parenchyme pulmonaire est crépitant; rien de particulier du côté gauche de la poitrine; le péricarde contient

aumoins deux onces de sérosilé, il n'existe cepen- .

dant dans son tissu aucune trace de PHIFE FAN: ; le cœur est sain.

Dore ; ; ES + ; * SEE St LE + ? =, à Rx ET à + À FTÉSPMÉRESESS ee si

V. CONSIDÉRÉE CHEZ LES ALIÉNÉS. 509 Abdomen. L'estomac contient une quantité. asi . sez considérable de liquide incolore ; sa membrane interne est soigneusement lavée; on aperçoit un genre d’altération infiniment remarquable; on dirait que la membrane muqueuse a été fendue dans le sens de la longueur de l'organe avec un instrument coupant ; les solutions de continuité ont jusqu’à un pouce un pouce et demi d’étendue:; les deux lèvres des plaies commencent à se souder, et en les écartant on trouve au fond de la fissure un petit caillot de sang; il n'existe ni usure, ni érosion, ni ulcération; les bords sont coupés d’une manière franche ; on ne trouve rien qui ex- plique les particularités que nous signalons. Le duodénum contient un paquet d’ascarides lombricoïdes ; quelques unes de ses villosités, celles qui recouvrent la valvule pylorique surtout, sont noires ; sa membrane muqueuse est sainé : rién d’extracrdinaire dans le jéjunum , et dans l'iléon. Beaucoup de tricocéphales dans le cæcum : sa membrane muqueuse est exempte de coloration.

Le colon contient une quantité considérable de vers de même espèce que les précédents; il est tapissé, vers la fin surtout, d’une fausse mem- Prane très épaisse, difficile À détacher ; au-dessous de la fausse membrane le tissu de l'intestin est blanc et décoloré.

Foie volumineux, d’une teinte jaune à l'intérieur; vessie distendue par de FPurine ,; non injec-

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