‹ De la paralysie considérée chez les aliénés. Recherches faites dans le service de feu M. Royer-Collard et de M. EsquirolChapitre 83 sur 122 · EN · texte numérisé non relu

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20 © ANDE FA PARALYSIE, à le long des hémisphères, et ces membranes re= . ‘4

prennent leur aspect naturel. LUN Il est impossible d'enlever la PA. des intéresser le cerveau : la substance corticale ne. Ÿ

reste pas généralement attachée , comme une pulpe , à la membrane, mais la pie-mère aban= 1 donne les circonvolutions avec peine, et les hé-" misphères, dépouillés de leurs enveloppes, parais- w h sent raboteux , granulés, comme saignants. ñ

À la base du cerveau , à sa partie antérieure | (à droite comme à gauche), la substance corti= cale est plus altérée que partout ailleurs : elle’se sépare par plaques, et paraît violacée et ramollie.

En pénétrant dans l'épaisseur du cerveau, on ne rencontre pas autant de coloration dans la substance corticale qu'on l’avait soupçonné, à en juger par la superficie. La teinte lilas n’est bien pro= noncée que dans les endroits où les adhérences À

D avaient été poussées très loin. |

La substance blanche n'offre aucune trace d’al= | tération loca'e. Elle est un peu sablée ; et des » gouttelettes de sang sortent par les orifices de ses petits vaisseaux , à mesure que le bistouri les in- M

AL

téresse, je) Il existe à peine de la sérosité dans les venttis cules latéraux : on aperçoit un grand nombre de granulations sur la membrane qui recouvre leur surface. | Les plexus choroïdes sont d'un rouge vif; Ja

À ‘3 re L \ è | | :10 CONSIDÉRÉE CHEZ LES ALTÉNÉS. 207 * ; glande pinéale est injectée; les couches des nerfs . optiques , les corps striés, le septum médian , le mésolobe , le trigone cérébral, les pédoncules du | cerveau , sont jugés exempts d’altérations. L'arachnoïde cérébelleuse ne participe pas aux désordres qui existaient dans l’arachnoïde du cérveau. Le cervelet ne manque pas de consistance. Poitrine. La cavité des plèvres ne contient pas de sérosité ; les poumons crépitent et n'ont subi | aucune modification appréciable. Cœur sain.

Abdomen. La membrane muqueuse gastrique est rosée. — La membrane muqueuse du duodénum est contractée , couverte d’un mucus visqueux. Les intestins grêles sont rétrécis , leur coloration n’a rien offert de particulier.

Foie sain. Pancréas sain ; la rate , les reins, la vessie sont à l’état naturel.

N° LVIT. — PARALYSIE GÉNÉRALE AU DEUXIÈME DEGRÉ » PHÉNOMÈNES CONVULSIFS.

Affaiblissement de l'intelligence ; monomanie dés richesses ; actes désordonnés; premiers symptômes de paralysie générale qui se mani-

+ festent vers la langue. Plus tard , augmentation de la paralysie, ac-

cidents comateux, mouvements cloniques; mort. — Sérosité puru-

/. lente dans la cavité de l’arachnoïde ; œdème des méninges; injection

de leurs vaisseaux; adhérence du cerveau avec ia pie-mère; défaut

: de consistancé. de la pulpe; coloration violacée de la substance grise; couleur foncée dans la substance blanche ; sérosité trouble dans les ventricules (1).

-. S** (Philippe), âgé de Ro ans , d'une

À à) ‘Service de M, Royer-Collard.

298 DE LA PARALYSIE, | force moyenne, n'ayant point d'infrnités l'une.

re)

constitution éminemment nerveuse, doit leljour

à un père dont l'intelligence est faible ; son aïeu] maternel, et sa mére elle-même, sont morts ue des maisons d’aliénés. Étant jeune, il a abusé | du coit, a contracté un grand nombre de fois la

syphilis, et à pris considérablement de mercure. | Plus tard :l s'est adonné à la boisson, et affectionnait surtout le café et les liqueurs fortes; son.

caractère était doux, mais léger et indifférent.

Vers sa trente-huitiéme année, son intelligence

a subi un changement alarmant; cet homme abandonnait les travaux d’un atelier qui ne pouvait se passer de surveillance et ‘allait se promener dans les rues , sans aucun but. Il formait mille projets ridicules et n'’observait plus aucune convenance;

il se livrait horriblement à l’onanisme , vivait dans.

de mauvais lieux, achetait des objets qu’il ne pouvaitpayer, attendu qu’on ne lui laissait plus d’ar-

gent, et donnait l'adresse de son épouse qu’il disait: millionnaire ! Tout le monde le jugeait aliéné; ce-

pendant, comme il n’était point agité, on le laissait libre : il perdit près de 80,000 francs dans des

affaires qui ne furent connues que plus tard! Au

milieu de tant d’écarts il contracta une nouvelle

maladie vénérienne , prit encore du mercure, et

acheva de tomber dans la démence. 1 Depuis deux ans les parents le gardaïent dans ce pénible état; l'agitation qui, à. une époque peu

: 5000 consInÈNÉE cher, tés ALTÉNÉS. 209

éloignée du début, s'était déjà manifestée , mais s était éclipsée aussitôt, devint tout- à-coup très étendue, etil fallut provoquer isolement : l'aliéné fut conduit à Charenton.

À Sa gaieté n’avait point de bornes; le jour, il était . propre, ne faisait rien qui nécessitt la répression, » causait volontiers , et prétendait posséder des ri- : chesses immenses. L ‘intelligence était tres bornée, et le malade trouvait difficilement des idées . pour s'exprimer. La mémoire était presque abolie ; il lui arrivait de parler seul, de s'amuser avec de pe- . tites pierres , des morceaux de bois, etc.: la nuit 1 il Jâchait ses urine##involontairement. La santé | physique ne paraissait pas altérée, toutes les fonc . tions s’exécutaient librement; la progression même semblait facile et pleine d’assurance; cependant l'individu bégayait en parlant, se repre- | nait plusieurs fois avant de prononcer les finales des mots. {Saignées locales au cou, tisanes délayan- | “tes; plus tard, exutoire à la nuque.) Au bout de deux mois, le désordre d'action . augmente ; l’aliéné ne se soigne plus, se couche où cela arrive, prend ses aliments avec ses doigts de la manière la plus dégoûtante, et erre RA à le jour dans le promenoir, parlant seul à L demi-voix. * Quand on lui adresse la parole , il se met à rire à la manière des sujets en démence, et prétend que ce n'est pas lui qui a sali son pantalon et ses habits: sa femme lui apporte des fruits; il les mange

Sÿ

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avec He el AT fus tout-à-fait ins:

aux jarmes qu'elle répand. ll se sert de s il ! marche avec vilesse et sans IPÉEQTUERS

ee er ‘6 Haas : la santé AE es bonne , la eue) de la langue Fait des PrOEr ÈS

il ne sait dns ce qu ‘il fait, et ro à HA \

Pas; quelquelois il tombe tout-à- -COUP ; l'embon- 1

point n'est pas diminué ; il existe point de fièvre, point de chaleur à la peau ; nuls symptômes géné-

raux. ( On annonce aux parents que la paralysiegénérale ne tardera pas à s'élever au plus haut de- |

gré. ) Un évènement imprévu précipite la fin du. malade. | AL

Un fatio qu'on venait de le 1GrêpeS ct du 1 se epro=

un espace de te, ioises il est renversé sur Je. Le dos ; on le ‘place sur s0n lit et on m'appelle aussi= % tôt. Je le trouve dans l’état suivant: FARPAECEE

nulle, respiration stertoreuse, pupilles dilatées, vi= | sage immobile , rouge , tumélié ; carus querien Fm. f

fait cesser; les quatre membres sont dans la résolue

tion; la sensibilité est très affaiblie s les bras ne se. | :

meuvyent que légèrement et lopg-temps après qu’ on | les a pincés. (Saignée du bras, quatre palettess c cata

CONSIDÉRÉE CHÉZ LES ALIÉNÉS. EPA histnes sinapisés autour des genoux, lavement

‘avec huile de ricin : jj.) Au bout de deux heures, même é état; avec cette différence que le côté droit 4 entier est le siége de secousses involontaires ou contractions cloniques , dont le sijet n’a nullement conscience. (Abondante saignée de la jugulaire.) Les accidents persistent, et l’aliéné expire après

‘une agonie de trois heures.

A ulopsie du cadavre,

Crâne. Rien de remarquable dans la consistance des os, que la dure-mère abandonne facilement. Nous incisons cette membrane et nous pee trons dans la grande cavité de l’arachnoïde: il s’écoule une quantité moyenne de sérosité trouble et comme purulente, qui est en contact avec la sutface extérieure de l'encéphale.

Nous examinons le cerveau avant d'enlever Îles membranes qui le recouvrent, il a un aspect gélatineux et opalin qui est dù à linfiltration de la

pie- -méêre et à l’ accumulation d’une certaine quan- |tité de liquide au-dessous du feuillet cérébral de l'arachnoïde dont les vaisseaux se trouvent forte- | ment infectés. Les méninges présentent üne épais- |seur qui n'est pas or diatré, ie à À la base du cerveau : la substance grise superficielle est soudée avec ia pic-mére et s’enléve atec elle ; cette substance est rougeâtre, trés injectée, \et semble ramollie. He

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