OBSERVATIONS ET PIÈCES A L^PPUI
tion de la mémoire. RacMalgie ; appétit conservé, constipation ; fièvre nulle. Guérison au bout de quatre mois.
Observation LXVII. — Rose, domestique, 15 janvier 1859. Depuis deux jours, angine ; à son entrée à l'hôpital , diphthérie sur les piliers du voile (lu palais, les amygdales ; engorgement ganglionnaire. Le quinzième jour guérison , puis surviennent une paralysie palatine , obscurcissement léger de la vue ; pas de paralysie des membres. Guérison au bout de deux mois ; boissons excitantes , bains sulfureux.
( Ranque, Thèse de Pai-is, 3 juin 1859.)
Observation LXVIIL— Homme de 27 ans. Diphthérie de la gorge, pharynx, fosses nasales , engorgement ganglionnaire considérable. Durée, quinze jours. Rechute.
Traitement. Sangsues , vomitifs , cautérisations , nitrate d'argent ; chlorate de potasse , quinquina.
Paralysie palatine, faiblesse de la vue, anesthésie aux pieds et aux mains ; impossibilité de manger seul; paraplégie, chute à chaque pas.
Régime fortifiant. Noix vomique.
•Amélioration insensible. Au bout de quatre mois seulement il put reprendre ses travaux ; il a marche longtemps comme sur des épines.
Observation LXIX. — Fille de 17 ans, scrofuleuse. Diphthérie généralisée, rien cependant au larynx. La maladie dure vingt-deux jours. Plus tard, paralysie palatine , amaurose, paralysie des membres. Durée, deux mois et demi.
Observation LXX. — Jeune soldat, 25 ans, robuste. Diphthérie le 14 décembre 1857. Coryza couenneux, rien au larynx. La maladie dure trente jours. La paralysie siège sur le voile du palais, le pharynx , l'œsophage, les yeux, le goût, l'odorat et la marche. Traitement tonique ; plus tard, noix vomique. Au bout de trois mois seulement il reprend sa vie habituelle.
Observation LXXI. — Homme de 36 ans, maître d'hôtel, sous l'intluenced'un refroidissement, contracte, le 24 juin 1838, une diphthérie, angine coryza couenneuse, d'une durée de trois semaines. Amaurose, . puis paralysie cutanée et musculaire , qui devient générale sans être complète, et résiste longtemps à tout traitement. ■•
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Ce ne fut qu'en novembre que le malade put reprendre ses travaux. (Ronillon-Lagrango, /oc. fi7.)
Obseuvation LXXll. — Salle Sainte-Jeanne, n" G, Hôtel-Dieu. Jean-Baptiste B..., 18 ans, entré le 23 juin. Trois mois auparavant, angine couenneuse , guérie rapidement , puis fourmillements , engourdissement, faiblesse des membres inférieurs, plus prononcée à gauche. Mêmes symptômes au\ membi-es supérieurs , les mains ne peuvent serrer. Hypéresthésie de toute la surface du corps ; refroidissement des extrémités ; anaphrodisie incomplète ; amblyopie et nyctalopie ; paralysie palatine ; souffle dans les vaisseaux. Le 22 juillet, B..., dont l'état s'est un peu amélioré, quitte i'hôpital , et est envoyé à la maison de convalescence de Vincennes,
( Revillout, Thèse de Paris.)
Observation LXXIII. — Le nommé Joseph, 30 ans, constitution débile, est atteint de diphthérie ; paralysie du voile du palais , paraplégie ; la paralysie gagne les membres supérieurs. La paralysie continue sa marche ascendante, atteint les organes pulmonaires avec rapidité, et la mort survient sans avoir été prévue. M. le professeur Grisolle vit le malade. ( Corbel, Gaz. Uebdom., I l août 1859. )
Observation LXXIV. — M. le docteur Triger, fils, a observé eh ville un malade qui avait eu une angine gangréneuse, dont le début remontait au 15 août 1839. A la suite de cette angine , il y eut chute des amygdales et de la luette , puis rejet des aliments par le nez , paralysie du voile du palais, amam^ose, presbytie et faiblesse considérable des membres. Le malade guérit. ( Société médicale du 2^ arrond., novembre 1859.)
OBSIÎRVATIONS publiées par M. le docteur MOYNIER, chef de clinique (1).
Observation LXXV. — Hippolyte C... entre à l'Hôtel-Dieu le 26 sepsembre 1859. Service de M. Horteloup.
Le 31 aoiJt, frissons, fièvre, puis angine couenneuse, pour laquelle il
(1) Compte-rendu des cas de diphlhérite observés pendant le premier semestre de l'année 18:.9 (service de M. le professeur Trousseau). {Gazette des hôpitaux, décembre 1859.)
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est soigné dans le service de M. Piedagnel ; il sort après quatorze jours guéri. I.e 22 septembre il veut se remettre au travail. Faiblesse extrême; il se décide à entrer à l'hôpital et est placé dans les salles de M. Harteloup. On constate un affaiblissement musculaire général, avec conservation de la sensibilité ; troubles de la vue, paralysie du voile du palais , anaphrodisie , apyrexie , albumine dans les urines. Le 8 novembre l'état du malade est meilleur, il reste cependant encore à l'hôpital.
Observation LXXVL— Le jeune A..., 6 ans , est pris, dans la nuit du 21 septembre 1859, d'une angine couenneuse. Cet enfant est soigné par M. le docteur Lamouroux. Le 26 septembre, les fausses membranes ont à peu près disparu ; amélioration, sommeil; les urines ont été albumineuses jusqu'à la fin de septembre. 15 septembre, paralysie palatine, amaurose incomplète, puis plus taixl faiblesse des membres, strabisme. Le 24 novembre, le strabisme, la diplopie, la paralysie palatine ont disparu , la faiblesse générale diminue chaque jour.
Observation LXXVII. — Le 15 juin 1850, une petite fille de 9 ans étant à Vichy, est prise d'angine couenneuse. Cautérisations, guérison. Retour à Paris trois semaines après. Paralysie du voile du palais. Troubles de la vue, myopie et quinze jours plus tard, presbytie, faiblesse des membres inférieurs , engourdissement des mains , guérison complète au mois d'octobre. M. Trousseau a été consulté pour cette enfant.
Observation LXXVIII. — M. L..., interne à l'Hôtel-Dieu, étant interne à l'hôpital Cochin, fait une trachéotomie et donne des soins pendant si\ jours à un enfant atteint de diphthérie généralisée. Le août, après avoir assisté à l'autopsie de cet enfant, M. L. est pris de fièvre violente, vomissements, délire. Le 2, amygdalite. Le 5, M. Gosselin constate la présence de fausses membranes épaisses, engorgement ganglionnaire. Le 7, amélioration, puis guérison. Le 12, paralysie du voile du palais. Le 16, M. L. quitte Paris, et se rend aux bords de la mer. Au milieu de septembre , amaurose incomplète , presbytie , paralysie généralisée , faiblesse des jambes, des bras, fourmillements. Cet état persiste jusqu'au mois de novembre. Un fait remarquable, c'est que M. L. sentait une amélioration notable dans son état à chaque bain de mer qu'il prenait.
Observation LXXIX. — Une fille de 28 ans est atteinte d'angine couenneuse grave, avec albuminurie. Le 12'"« jour guérison. Le 15™» jour, pa-
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l'alysie palatine, troubles de la vue, afTaiblissement des mains, fourniiilenients des pieds. Au bout de six semaines, convulsions qui se renouvellent plusieurs jours de suite; puis paralysie de la vessie, constipation opiniâtre, enfin paraplégie persistante.
L'albuminurie qui a existé dès le début, a persisté pendant près d'un mois.
Obseuvation LXXX. — M. A..., après avoir passé la nuit près d'un enfant qui avait succombé k la diphthérie , est atteint d'angine couenneuse le 5 février. Plus tard , embarras de la parole , paralysie du voile du palais, paraplégie incomplète, faiblesse des mains. A la fin du mois de juin la guérison n'était pas encore complète. (Communiquée par M. le docteur Faure.)
OBSERVATIONS publiées par le docteur PETER-EADE.
Observation LXXXI. — Amerx G...j âgé de 17 ans, 27 noverab. 1838. Dix semaines avant, diphthérie ; elle régnait alors dans tout le canton ; guérison au bout d'un mois. Engourdissement et faiblesse des bras et des jambes ; l'affaiWissement s'étendit à tout le tronc. On lui fit un traitement qui n'eut pas de résultat.
Garçon robuste, mais pâle ; la faiblesse est plus prononcée à la main droite qu'à la gauche.
La marche est vacillante, l'action réflexe presque nulle, anesthésie des bras, des mains, des jambes, et de presque tout le tronc, pupilles dilatées, pouls faible, souffle doux à la base du cœur.
Urines pâles, claires, sans alhumine; au microscope, elles n'offrent aucune altération.
La gorge est en bon état, digestions régulières, aucune douleur de tète. ( Régime tonique.)
10 décembre. Le malade se sent mieux, il est plus fort et la marche plus assurée, les mains serrent bien, mais les fourmillements ont peu diminué , il est encore pâle , anémique.
14. L'amélioration continue, les jambes et les bras sont plus forts ; la sensibilité a reparu, urine pâle, pesant or spécifique, 1018, elle était à 1009.
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4 janvier. Encore quelques formillements aux pieds et aux mains. 29. Les fourmillements existent seulement au pied droit ; à part cela le malade est complètement rétabli.
Observation LXXXII. — William..., 17 ans, palefrenier, 2 avril 1859. A Noël il fut atteint de diphthérie. Au bout de trois semaines il put retourner à son travail, mais il fut obligé de l'abandonner quinze jours après à cause de la faiblesse des extrémités.
Les jambes furent d'abord prises , elles devinrent peu à peu engourdies et faibles. Quinze jours plus tard, faiblesse des bras et des mains, engourdissements, il ne Sent ce qu'il touche, il ne peut sans se servir des deux mains tenir une tasse. Engourdissement des joues et du nez.
Cet homme n'a jamais eu de rhumatisme , trois de ses frères et sœurs furent atteints de mal de gorge avant lui. Un de ses frères, âgé de 23 ans, eut de l'engourdissement des jambes et des bras , mais il guérit rapidement. Quant à lui, il a fait un traitement sans succès. C'est un garçon vigoureux.
Engourdissement des membres inférieurs ; aux membres supérieurs il s'étend jusqu'aux avant-bras , il existe aux joues et au nei. Les mains serrent faiblement, cette perte de force est égale des deux côtés.
Il marche en écartant les jambes et lentement, il ne peut diriger ses pieds convenablement, la sensibilité est affaiblie, pouls à 88; souffle à la base du cœur, appétit, urines sans albumine, 102o,
19 avril, se sent mieux, plus de force aux mains et dans les jambes, insensibilité, (fer, etc.)
1 3 mai , amélioration rapide depuis l'emploi du fer ; marche bien , peu ou pas de fourmillements.
20, il sort guéri.
Observation LXXXIH. — Henri G..., 27 ans, laboureur, 4 juin 1839. Quatre mois auparavant, il eut, lui dit-on, une diphthérie. On cautérisa la gorge. Plusieurs personnes de son village furent atteintes comme lui de cette maladie. Dix semaines après, il se regardait comme guéri , et s'était remis au travail, lorsqu'il ressentit de la faiblesse, de l'engourdissement dans les pieds et dans les mains remontant jusqu'aux genoux et aux coudes.
C'est un homme fort, jamais il n'a supporté de privations. (Régime tonique.)
148 PAIIALYSIE DII'HTHÉiUOUF.
Le 7 juillet, G. va bien, il a remarqué que la force est revenue Weii plus vite aux bras et aux mains qu'aux membres inférieurs.
Observation LXXXIY. — Un liomme de 63 ans est pris à la suite d'une maladie d'un mois, de fourmillements dans les pieds et les mains. Peu à peu , paralysie des extrémités ; on l'a traité par le galvanisme ( il y avait dans son pays une épidémie de diphtbérie ) ; il n'a eu ni goutte ni rhumatisme, il ne travaille pas au plomb, il n'a jamais fait d'excès de travail ; alimentation suffisante.
Etat présent. Insensibilité et faiblesse des mains, des avant-bras et des jambes, engourdissement autour de la bouche, perte du goût, la langue se tire droite, l'intelligence est intacte, pas de céphalalgie, rien au cœur, pas d'albumine dans les urines ( régime tonique) , constipation.