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De la paralysie générale progressive dans le jeune age (avant 20 ans) [electronic resource]

Là paral\'sic générale progressive des aliénés est une iuaiadie de l'âge adulte. Elle se développe, dans la très i^n-ande majorité des cas, entre 35 et 4b ans. On peut i'obscrver néanmoins avant ou après cette époque, mais à nesure que Ton s'en éloigne, les cas deviennent de moins en moins nombreux. Après 5o ans, elle est fort rare. Avant 20 ans, tout à ûiit exceptionnelle. Cette forme précoce de la maladie de Bayle existe néanmoins; depuis que l'attention a été attirée sur la question, c'est-à-dire depuis environ 25 ans, plusieurs observations ont été publiées. Nous avons trouvé dans la littérature médicale 69 cas dont presque tous, sinon tous, sont absolument authentiques.

Nous lie nous occuperons que de ceux dans lesquels la maladie s'est manifestée avant Vage de 20 ans. Non pas que cette époque marque une limite naturelle entre la forme normale de la méningo-encéphalite diffuse et la forme prématurée; bien au contraire, les cas qui se développent un peu avant 20 ans, comme ceux qui se développent un peu après, se ressemblent beaucoup au point de vue svmpt oiiiatique ; mais il fallait une limite, et nous avons pris celle de 20 ans pour nous conformer à l'usage.

Nous avons adopté le terme « par^aljsie générale pj^ogressire dans le jeune âge ». En effet, le terme « précoce >. s'emploie communément pour désigner l'affection, quand

clic se développe avant 3o ans (i). Le terme « prémaiu a la même acceptation. Le terme « infantile » (2) fait aux cas existant avant i3 ans seulement. Enfin le « juvénile >), choisi par Charcot (3), est susceptibl même critique. Quant aux termes « paralysie gén. développement », « paralysie générale de puberté » worth), employés autrefois, ils sous-entendcntque lam encéphalite diffuse se manifeste toujours à l'époque crise sexuelle, et que cette crise joue un certain rôle gique dans le développement de la maladie. C'était di la théorie qui avait été soutenue par les premiers qui se sont occupés de la question. Nous verrons p ce qu'il faut en- penser. Le terme « paralysie général; le jeune âge » nous a paru le meilleur : il est "pliis -^C; il ne préjuge aucune théorie.

Il pourrait sembler, au premier abord, que l'intén t question de la paralysie générale dans le jeune âge uniquement dans le fait de la précocité anoi^mak maladie, et qu'il suffise de prouver que l'enfant n ^ à l'abri de cette affection. C'est déjà un point foi ressaut. Mais il est à remarquer que la paralysie , raie est l'une des affections mentales qui soulève grand nombre de problèmes. La symptomatoloii . diagnostic, l'anatomie pathologique de cette maladi surtout l'étiologie et la pathogénie ont donné lieu, u,> les travaux de Bayle et de Calmeil, et plus spécialement dans ces dernières années, à un nombre considérabi publications. Au point de vue de l'étiologie, la paralysie

(1) Vrain. Cuntr. à l'étude de la paralysie générale à début précoce. 27jt\s(-, Paris, iSSg. •

(2) Moussous. Traité des maladies de l'enfance, page 40S.Cet autcu

un chapitre consacré à la paralysie générale, divise la question en deux ; U étudie dans un premier chapitre la forme juvénile, celle de la pubert-' : ' un second, la forme infantile (5, 6, 8 ans). Nous n'adopterons pas cette Nous étudierons la méningo-encéphalite diflusc dans le jeune ii: l'époque la plus précoce jusqu'à 20 ans, et nous rechercherons ensuit des formes particulières, aux différents stades de l'enfance.

Charcot. Sur un cas de paralysie générale progressive à débi Mercredi médical, iSrj2, n' 6.

générale, qui se développe chez la femme (i), celle qui se rencontre chez le vieillard (2), ont suscité un grand nombre de travaux. Mais celle du Jeune âge, plus encore, a été le point de départ d'intéressantes monographies. Nous allons voir en effet que la sfmptomatologie y rcvét des caracLkres bien spéciaux; que l'évolution et la durée de la maladie chez l'enfant diffèrent de la forme commune ; qu'elle présente à cet âge. un point de vue nouveau, grâce auquel son étiologie et sa pathogénie ^ cette question toujours brûlante, s'éclairent d'une; façon singulière ; point de vue qui permet encore des constatations' fort curieuses d'anatomie pathologique ; enfin nous verrons qu'il faut connaître cette maladie, afin de la diagnostiquer ; si cela importe peu pour le traitement, il n'en est pas de même pour le pronostic.

C'est pour ces raisons que nous avons divisé ce travail de la manière suivante :

Dans un premier chapitre, nous avons esquissé rapidement l'historique de la question.

Puis nous avons résumé, d'une façon concise, mais aussi complète qu^e possible, les cas que nous avons pu rencontrer dans la littérature médicale.

Nous les avons fait suivre des 3 plus détaillés, dont M. le professeur agrégé Haushalter (3) a bien voulu nous céder les observations^ et que nous avons eu l'occasion d'étudier dans son service, tant au point de vue clinique, qu'au point de vue anatomo-pathologique, ces 3 cas ayant été suivis d'autopsies.

En nous servant de ces matériaux d'étude, nous avons esquissé la symptomatologie de l'affection; Son étiologie ;

(i) Idanow. De lu paralysie générale dici la femme, étiologie etcliniciuc Annales medieo-psych. Paris, iS<,4, j, s., XIX, 3S2 à 4^7, '

l2) Hirsch! Beitnxgc zur Kentniss der progrcssiven Paralyse im jugcndl.chen A ter und m Semum. W,ener KUn. Rundschau, i8>,5, IX, .Je îs" Sn.-;?- 7'"'' P^r^ly^i<^ générale progressive chez^'renfan't

Dans un même chapitre nous avons étudié l'anatoniic pathologique et hi pathogénie ; Enfin le diagnostic.

Cette étude n'a pas d'autre prétention que d'élre la description synthétique de la méningo-encéphalite diffuse du jeune dge, d'après les observations déjà publiées. Nous avons tenté d'écrire un résumé de la question, aussi précis que possible, afin de faciliter des recherches ultérieures. C'est là, crovons-nous, le but des thèses de doctorat. Ce travail nous a été singulièrement facilité par les nombreuses monographies publiées dans ces dernières années et auxquelles nous avons fait de larges emprunts.

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