‹ De la paralysie générale progressive dans le jeune age (avant 20 ans) [electronic resource]Chapitre 11 sur 18 · NOTRE PETIT MALADE, P.G · texte numérisé non relu

NOTRE PETIT MALADE, P.G

7° Fille chétive, morte à 23 mois, avec des déformations ossQfiises.

OnSERV. 17, 18, 19, 20 (uomen).

i"-Avortcment.

2° i:'UN DES MAl.ADi:;;, l-.G.

3" Mort atrcpsiqiie.

I" Vivant.

3° l'un des .MALADES, P.G., ()" l'un des MALADES, P.G.

7° l'un des MALADES, P.G.

8" Mort atrepsique.

9" Mort par dépérissement.

10* Idem. 1 1° Idem.

12" Vivant.

onsERv. 3g (middlemass).

1° Vivant.

2° Mort-né à 7 mois.

3° Mort-né à 7 mois.

4° Malformat, spinale.

5" Né à 7 mois, a vécu -2

jours.

6° Vivant.

7" Vivant.

8° le PETIT malade, P.G.

p... o... (m' haushalter, 3"' cas).

1° Fausse couche.

2° Fausse couche à G semaines.

3" Fausse couche k 5 mois.

4" Fatisse couche à 7 mois.

5" Fausse couche.

(> Fille délicate, nerveuse.

7" NOTRE PICTIT MALADE.

Ce sont là les 9 cas les plus caractéristiques. Mais ils ne sont pas isolés ; cette mortalité est presque la règle dans les familles des petits paralytiques. Avortements, inaptitude h la vie dès la naissance, convulsions, infantilisme, malformations cjiverses (Hydrocéphalie, pied bot., malf. spinale, etc.),

épilepsie, prédispositions morbides multiples, tels sont les signes vulgaires de la cachexie fœtale, qui atteint la descendance des syphilitiques. A cette liste déjà nombreuse s'ajoute la paralysie générale précoce.

Dans les tableaux précédents, il est curieux de remarquer que, le plus souvent, dans l'ordre chronologique des grossesses, les petits paralytiques sont nés avant ou après, mais presque toujours dans le voisinage d'un avortement (Obs. i5, i6, 58). Cela n'indique-t-il pas que l'influence .morbide de la sfphilis héréditaire, asse^ intense pour rendre les frères et sœurs de nos malades inaptes à la vie, existe néanmoins che'{ eux ? Ils naissent viables, mais portant un germe dystrophique spécial, latent pendant les premières années de la vie, et qui vers iS ou i6 a?îs se réveillera pour créer la mén ingo-eji cépJi alite .

Tels sont les deux grands facteurs qui créent la paralysie générale du jeune âge : l'hérédité cérébrale d'une part, la syphilis d'autre part. Mais il faut encore faire mention d'un autre élément étiologique, acquis celui-là par les enfants eux-mêmes, le seul qui présente ce caractère, c'est le traumatisme.

Le traumatisme est signalé dix fois : (Obs. 5, 25, 26,27, 3o, 34, 35, 36, 38, 52). Le plus souvent il n'est question que d'une chute, sans gravité, sur la tête. En sorte qu'o;z peut se demander s'il ne s'agit pas tout simplement d'un de ces accès apoplectiformes si fréquents au début de la phase préparalytique chez les enfants (Obs. 27 par exemple). Cependant dans trois ou quatre cas, c'est bien un véritable traumatisme crânien qui s'est produit, avec fracture du crâne (Obs. 5, 27, 36, 38) et lésions permanentes du squelette. Wiglesworth (i) qui a réuni 2 cas, et Gudden (2) 3, insistent sur ce facteur. Chez l'enfant comme chez l'adulte (3), cette cause accidentelle peut avoir une certaine importance étiologique.

En résumé, nous trouvons, dans le dépouillement des observations, un seul facteur étiologique acquis par les sujets, et qui est discutable ; le traumatisme crânien, et deux autres

(1) General paralysis occuring about the period of Puberty. Journal of ment, science. Juillet, i8()3.

(2) Zier Aetieologic und Symptomatologic der progressivcn Paralyse mit besonders Berûcksichtigkeit des Traumas und in dem jugendliclicnaltcr, ctc Arch.f. Psychiatrie i8()4, t. 26.

'V, Vallon. Tlù'se, Paris, 1882. - Christian, Archives Neurologie, i88().

facteurs héréditaires, qui sont presque constants : l'hérédité arthritique congestive, nerveuse, vésanique ou alcoolique et la syphilis héréditaire. ^

Ces deux dernières conditions étiologiques, si importantes SI nettes dans presque tous les cas, acquièrent encore de la lorce par leur groupement. Ci-joint un tableau où sont reunies d'après leur étiologie les 45 observaliom utilisable-

Syphilis certaine, plus Hérédité arthritique, congestive, nerveuse, vésanique nu alcoolique.

2 3 observ,

Hérédité arthritique, congestive, nerveuse, vésanique

o i alcoolique seule.

Syphilis seule.

Ni hérédité, Ni syphilis.

I syphilis possible ou probable

traumatisme, surmenage, syphilis probable. Père P. G.

1 traumatisme, privations.

traumatisme.

traumatisme, syph. probable, traumatisme. Père P. G.

traumatisme, tabagisme possible.

traumatisme, syph. probable, syphilis probable, syphilis probable.

52, traumatisme.

53, syphilis possible.

\ 14 observ

3 observ.

5 observ.

Donc, si les enfants qui deviennent paralytiques n'ont pu, par leur gejire de vie, réaliser le facteur de la prédisposition individuelle, par contre ils ont presque toujours reçu de leurs parents les deux conditions étiologiques les plus importantes : la cérébralité et la syphilis. Ils sont issus pour la plupart de familles névropathiques au plus haut degré, et dans lesquelles la syphilis des parents est venue ajouter son contingent de dyslrophie et de dégénérescence. Il semble qu'une hérédité aussi lourde soit nécessaire pour créer la paralysie générale chéries enfants., ce qui expliquerait la raj^eté de cette maladie.

La méningo-encéphalite dilfuse de l'enfance est produite par des causes héréditaires ; c'est pour cette raison qu'on retrouve cette vésanie assez souvent chez les ascendants des sujets, et qu'elle est susceptible de se développer chez des frères et sœurs. Elle offre en cela certaines ajialog-ies avec d'autres maladies familiales du système nerveux (i).

(i) Moussons. Traite des maladies de l'enfance^ chapitre : Paralysie gcncrale, page 467.

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