‹ De la Pathogénie de l'Angine à MonocytesChapitre 3 sur 11 · LES · texte numérisé non relu

LES

avec rares cellules adipeuses. Erythroblastes nombreux, parfois à deux noyaux, souvent pycnotiques. Pas de mégaloblastes. Normoblastes en groupes de deux ou trois. Mégacaryocytes assez nombreux. Plusieurs myéloblastes en mitose. En outre, on voit disséminées dans le frottis de grandes cellules avec un petit noyau bleuâtre entouré d’une mince couronne de protoplasma bleu clair, lequel contient quel: quefois des vacuoles. Le noyau de ces cellules est en général excentrique. Leur morphologie correspond à celle des monocytes trouvés dans le sang.

La biopsie permet d’écarter d’une façon certaine l'idée d’une leucémie à laquelle on était en droit de penser; et la présence des cellules mononucléées atypiques au niveau de la moelle est expliquée par l’irruption du sang qui les contient sur le frottis.

Le même jour, on remarque sur l'abdomen et sur la poitrine un exanthème discret, formé de petits éléments érythémateux lenticulaires.

Deux jours plus tard, on note du dicrotisme du pouls, l'état général se péjore encore, malgré l’amélioration des lé: sions amygdaliennes et la régression de la fluxion ganglion: naire. Cependant la rate augmente et devient percutable sur dix centimètres ; la matité du foie augmente également un peu.

De l’albumine apparaît dans les urines, qui contiennent en outre des urates, de l’urobiline et de l’urobilinogène en abondance.

Puis à partir du 10.IIL.28, nous voyons l'état de notre malade s’aggraver rapidement, bien que les symptômes de son angine regressent, que les amygdales redeviennent pres: que normales après cicatrisation des foyers de nécrose et que les ganglions cervicaux diminuent beaucoup et soient indolores. Le malade a déjà perdu 3 kg. 600.

La rate cependant reste grosse ; un point de côté apparaît et les signes d’une pleurésie se précisent peu à peu; il y a: une expectoration bronchique assez abondante.

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Un frottis des crachats, coloré au Giemsa, montre une grande quantité de cellules mononucléées un peu altérées, mais présentant les mêmes colorations que les monocytes du sang, quoiqu'avec une moins grande intensité. Les polynucléaires sont en petit nombre: on voit, en outre, quelques spirilles, des diplocoques, des streptocoques et des staphylocoques en masse.

Le 10.II1.28, le nombre total des globules blancs n’a pas été cherché, mais on a l'impression d’une leucopénie très intense et pour trouver les cent cellules blanches nécessaires à établir notre formule, deux frottis doivent être utilisés.

L'avant-veille de la mort, la formule sanguine indiquait une mononucléose encore intense (44°/,), mais inférieure cependant à celle des jours Détente et ceci au profit des polynucléaires neutrophiles (52!/,°/,), qui sont en majorité mal segmentés, présentant des PARLE grossières et moins nombreuses que dans une cellule normale.

Le 23.11.28, une ponction pleurale droite ramène 600 cc. d’un liquide trouble, gris jaune, peu épais, fétide. Au microscope, on ne voit qu’une purée microbienne, et seule la centrifugation nous permet de reconnaître quelques rares cellules mononucléées très altérées, mais présentant les mémes caractères que celles trouvées dans les crachats.

Le malade meurt dans la soirée du même jour.

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