‹ De la pathogénie des hémorrhagiesChapitre 11 sur 20 · VEINEUSE · texte numérisé non relu

VEINEUSE

Bien que les oblitérations veineuses semblent, par leur apparente simplicité, réaliser les conditions d’une véritable expérimentation où le physiologiste isole l’objet de son étude et le dégage de la complexité habituelle des phénomènes, il sera bon, je crois, de recourir encore à l’étude expérimentale de l’influence qu’une augmentation de la tension veineuse peut exercer sur la production des ruptures vasculaires.

Nous avons vu dans l’expérience II, où l’injection d’une masse cl’eau considérable avait augmenté rapidement la tension de tout le système vasculaire, que les hémorrhagies s’étaient produites dans la tête, sous la conjonctive et dans le péricrâne, les quatre jugulaires ayant été préalablement liées. Il n’y avait pas d’hémorrhagie ailleurs, si ce n’est quelques infiltrations dans le thorax où intervenait l’influence de la

sonnement du sang, pense que ce sang vicie la nutrition du cerveau et que l’hémorrhagie résulte d’une sorte de ramollissement hémorrhagipare. Dans une question aussi obscure, nous n’essaierons pas de choisir entre trois interprétations dont aucune ne nous parait satisfaisante.

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Bamberger, Ueber die Beziehungen zwischen morbus Brightii und Herzkrankhielen(\iK.cmvf's archiv. B. xi. Janvier 1857, S. 12.

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Barlow, A M annal uf tlie practice of medicine. London, 1856, p. 486.

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tension négative et dans les reins où quelques extravasations dans les capsules, s’expliquent suffisamment par l’état de suractivité imposé à l’organe et par la fragilité de la houppe vasculaire du glomérule. Il y avait donc là influence évidente de la gêne de la circulation en retour, de l’augmentation locale de la tension veineuse, de cette influence qui est l’une de celles qui exagèrent le plus la pression latérale du sang dans les veinules. Mais dans ce cas, cette cause n’intervenait pas seule, une autre condition très-importante dans la production des ruptures que nous avons obtenues, c’était l’exagération de la pression dans le système aortique et la distension mécanique de tout l’arbre circulatoire.

Dans l’expérience suivante, nous voyons encore la combinaison de ces deux causes donner des résultats plus accusés. C’est que nous avons agi sur le rein, organe où les ruptures sont plus faciles et où l’on peut, par la ligature de la veine émulgente, intercepter presque complètement la circulation en retour.

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