Voler du poisson dans une rivière ou un étang (a
48. Couper des arbres dans une avenue, un verger, un jardin, etc. (3).
49* Détériorer la source alimentaire ou la idigue d'un vivier ou d*un étang , de manière à en faii^ périr ou échapper le pois, son (4)*
5o. Tuer , mutiler ou blesser malicieusement un animal domestique , etc. (5).
5i. Secourir, cacher le coupable de lune des offenses énumérées ci-dessus , etc. (6).
52. Mutiler ou défigurer malicieusement un individu quelconque ; l'épier à cet effet (7).
J'omets la liste interminable des offenses comprises s^us la dénomination de crimes de haute trahison , au nombre des quels sontrangés les moindres délits contre la monnaie; j'omets tous les autres crimes d'une nature plus grave : il suffit de savoir que le nombre des offenses déclarées aujourd'hui capi. taies en Angleterre s'élève encore à plus de 200.
A côté de cette rigueur excessive , on est étonné de voii* que la tentative de parricide n'est qualifiée que de simple dd^
(i) 9 G. I, c. aa,i7a3.
(2) Idem.
(3) Idem.
(4) Idem.
(5) Idem.
(6) Idem.
(7) Coventry act. aa et aS, Car. II, c. i, 1670. 1.
Cest e'galement une offense capitale , mais avec bé ne'6ce de clergie de gâter , brûler , salir , couper , etc. , volontairement et malicieusement, les vétemens, parures etc., d'une personne quelconque. -^ [fïG.I, c. a8.)
lit {misdemeanor), que le parjure prémédité, qui oçcasioDne la mort de Tinnocent ou qui le livre à toutes les horreurs de loppi^obre , n'est pas considéré comme un meurtre , ni jugé digne de la peine capitale. De même le scélérat qui s*est porté aux excès les plus atroces , n'est punissable que d une amende et de l'emprisonnement, si sa victime, après une longue et douloureuse maladie, guérit momentanément de sa blessure poiu* traîner ensuite une existence pénible et languissante. La loi n'est pas plus sévère contre celui qui incendie volontairement la maison qu'il tient à bail, quoiqu'elle soit située au centre de la ville , et qu'il puisse mettre ainsi la vie de plusieurs personnes en danger.
Si l'on fait attention à la définition légale des déUts , l'absurdité partit encore, s'il est possible , plus évidente. On s'aperçoit qu'il est certains cas dans lesquels on peut volor i sans passer pour voleur ; qu'ufi filou peut , selon les ciixons- f< tances , devenir un volew* de grand chemin ou un voleur fc avec exaction ; qu'un citoyen paisible, qui jamais n'eut l'io-
tention d'injurier qui que ce soit, peut être condamné comme meurtrier ; que couper la bourse à un individu dans la rue, est un vol de grand chemin ; que voler du fi*uit cueilli est une félonie capit£(le , mais que le cueillir et le voler n'est qu'une offense légère , passible seulement d'une peine correctionnelle ; que passer la main à travers de la vitrine d'une boutique à cinq heures de l'après midi , en hiver, même sans rien prendre , est qualifié vol avec effraction , tandis qu'enfoncer avec violence la porte d'une maison à 4 heures du matin, en été , avec l'intentipn de voler et même d'assassiner ses habitants , q'est qu'un simple déUt ; que voler des marchandises dans une boutique , devant témoins , n'est qu'une offense punie de déportation ; mais que voler les mêmes ob- 1,^ jets sans être vu , c'est-à-dire lorsque les moyens d'évidence