‹ De la peine de mortChapitre 2 sur 163 · BRUXELLES · texte numérisé non relu

BRUXELLES

H. TARLIER, LIRRAIRE-ÉDITEUR,

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INTBODUCTION.

Si les institutions pénales sont restées généralement en arrière dans la civilisation , c'est parce que l'autorité a cru voir dans leur rigueur , le gage de sa sécurité } c'est parce que les peuples eux-mêmes , ont trop souvent méconnu la nécessité urgente de leur réformation.

Il n'y a pas long-temps que l'on a commencé à soulever ces questions qui se lient si intimement à la liberté , à l'honneur , à l'existence des hommes : tant que les gouvernemens restèrent hors des nations , ils furent tyranniques , et dès-lors toute discussion rela- Z^ tive aux intérêts sociaux , dut être interdite ou tout T au moins inutile : qu'importait en effet aux despotes ' et à leurs ministres le bien-être de la multitude , ^ pourvu qu'ils se maintinssent contre la haine qui les ^environnait! Qu'importent au Sultan de la Turquie >; les lamentations et le massacre de ses sujets, pourvu ■'^u'il continue à faire peser sur eux son sceptre de fer ! Aujourd'hui , au sein de notre Europe , la vérité peut enfin se faire entendre , mais peu de voix en- ^ core répondent à wn appel 3 les gouvernans s'efforcent

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