‹ De la peine de mortChapitre 7 sur 163 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

les autres, pour enlever à leurs sophismes, ce pï'estigê qui s'attache à tout ce qui est Tœuvre d'esprits supérieurs 5 pour détruire surtout ici les préjugés , les fausses craintes du pouvoir , pour intéresser tous les citoyens à la solution de la question capitale , il faudrait une raison mûre et éclairée , une éloquence vive et entraînante , que je suis loin de posséder. Jamais même je n'aurais eu la pensée de publier ces pages que je n'avais écrites d'abordquepourme rendre compte à moi-même de mes pensées , de mes sensations , si je ne m'étais pénétré de l'idée que chaque citoyen doit à sa patrie le tribut de ses vues ^ de ses recherches relatives au bien-être général , que chaque homme doit à sa conscience de dire la vérité qu'il croit utile , indispensable. La conviction la plus profonde a guidé ma

Bradjord , EDquirjr on tbe punishment of death.

Sir Samuel Romilljr^ Observations on (he cri m in al Laws ofEnglandlas

it relates to capital punishment, iSii.

fF", Roscoe, Observations on pénal Jurisprudence and the reformatioB

of criminals , 1819, 1828 et iSaS.

Basil Montagu, some enquiries respecting the punishment of deatk

• for crimes without violence. 1818.

The opinions of différent authors upon the punishment of Death 9

selected bjr Basil Montagu, 3 vol. Cet ouvrage renferme uae analjse

très-inte'ressaote des débats de la chambre des communes, relatif*

la réformation des lois criminelles.

On s'apercevra que j'ai puise à quelques-unes des sources que }C viens d'indiquer : je ne pouvais m'entourer d'assez d'autorit«s et àc lumières dans l'examen de l'importante question que tant de siédcf e^ tant d'écrivains célèbres n*ont pu décider.

INTRODUCTION. xxi

plumejj j'ai tâché d^être clair , j^ai évité toute discussion métaphysique , pour pouvoir me comprendre et pour être compris j j^ai représenté quelquefois les mêmes idées , j'ai répété les mêmes argumens , parce que l'esprit glisse souvent trop rapidement sur certaines vérités , sur lesquelles il faut insister , dont il est important de se pénétrer , et que l'on ne peut espérer d'inculquer qù^à force de persévérance, j'oserais presque dire d'opiniâtreté : souvent j'ai été acerbe j c'est lorsque mon ame était pénétrée d'horreur , d'indignation à la pensée des atrocités qui souillent encore les codes , qui affligent , qui dégradent encore jouraellement les peuples , que tout le monde condamne , et que cependant tout le monde tolère (i). J'ai voulu

(i) Nous sommes épouvantes a.u.récit des massacres de Turquie , nous reprochons à i'£spagne aveuglée, le renouvellement des autocia-^'é ; k nous entendre parler, nous sommes les plus^ustes, les plus humains de tous Jes hommes, et nous ou|)Iioqs qu'au sein de no8> cités les plus éclairées^ les plus prospères, il se passe journellement des scènes non moins barbares , non moins dégoûtantes. Veut - on. s'en convaincre ? Qu'on lise les détails auivans extraits de VObseri^er :

» Mercredi dernier , les nommés John Hayes, âgé de 25 ans, James Boyes, George NicholU, âgés de a4)^o^^''^ King, de ao,John RobinsoUfde 19^ et James Gou\b.y , de 18, ont été exécutés à Newgate. TJoe multitude immense assistait à cette horrible scène. Les condamnés ayaieot reçu les secours spirituels des révérends Colton et Qakk.«r , à L'exception de Hayes , qui , étant catholique , avait été remis aux soins de M. Oevereux. Tous paraissaient très-repentans , et se joignirent avec beaucoup de ferveur aux prières de ces. respectables ecclésiastiques. Us exprimèrent avec force les consolations qu'ils trouvaient dans la reli* gioD, et se montrèrent pleinement résignés à leur sort. Avant de mar-

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