TABLEAU DE LA MALADIE
Quelquel'ois avant, (iiielqucCois en même temps , mais plus souvent a|»rès, surviennent aussi les troubles nerveux, étourdissements. vertiges, tilubalion, délire, idées de suicide, d'homicide, et surtout lypémanie poussée jusqu'à la stupidité.
Tous ces phénomènes, assez souvent compliqués de scorbut et de rachialgie, diminuent en juin ou juillet, et disparaissent graduellement en automne, pour ne laisser ordinairement que de très-faibles traces l'hiver, surtout lorsque l'affection est récente.
Aux printemps suivants, ils reparaissent de moins en moins prononcés, si le mal marche vers la guérison ; de plus en plus intenses, si le mal marche vers la terminaison !a plus fréquente, le marasme et la mort.
Telle est la pellagre sporadique dans son ensemble; telle est surtout la maladie confirmée, c'est-à-dire après une ou plusieurs années de réapparition vernale.
Manifeslalion des symptômes. — Les trois ordres de symptômes n'affectent pas toujours une marche identique ; et soit dans leur isolement, soit dans leur simultanéité, soit dans leur succession, ils peuvent se manifester d'une façon qui paraisse exceptionnelle ou irrégulîère.
Ainsi, au lieu de tenir la troisième place dans l'ordre de succession, les accidents nerveux peuvent prendre la seconde ou la première! Ils peuvent se produire tout à fait isolément d'abord, et constituer seuls, en apparence, la maladie entière.
Ils peuvent se produire avec les seuls troubles digestifs, sans troubles cutanés appréciables; avec les seuls troubles cutanés, sans trouble de l'estomac ni des intestins.
M en est de même des troubles digestifs. Au lieu de tenir la