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% durant ce temps de 600 grammes environ ; en dépit de cette atrophie der.200 grammes, l’enfant avait cependant une courbe qui primilivement au-dessous de la normale la dépassait de 250 grammes au moment de l'apparition de la première dent ; cette croissance anormalement rapide n'a pu se faire, à notre
avis, sans suralimentation.
La courbe du dernier enfant (fig. 68 du Vourrisson), ne peut passer pour être normale. On note un certain nombre d'à-coups, augmentation insuffisante, stationnement du poids, chutes de poids, peut-être en relation avec l'apparition des règles chez la mère, à-coups dont le résultat est que au moment où la première dent était sur le point de sortir (10 mois 1/2) l'enfant avait une atrophie de 1.500 grammes.
Les quatre observations citées par M. le professeur Budin ne sont donc point pour gêner notre théorie, au contraire, puisqu'elles ont trait à des enfants «anormalement » nourris. Les modifications de la courbe des poids, dans ces cas, sont très fréquentes, sont de règle, pourrait-on dire, et les quatre enfants dent les courbes viennent d’être reproduites n’échappent pas à ce qui doit, à nos yeux, être considéré comme une loi générale.
60 Diminution considérable. — Nous n'avons pas observé de diminution forte ; cela tient à ce que les enfants sont choisis, c’est-à-dire sont pris parmi ceux dont le développement peut être considéré comme physiologique. Mais si nous avions étendu notre étude à l'examen de la courbe des poids lors de l’éruption de toutes les dents, il n’en eût pas été de
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même. Les chutes considérables du poids que nous avons notées plus d’une fois et qui atteignaient Jusqu'à 400 grammes, peuvent être expliquées par des fautes d'hygiène alimentaire commises par les mères, en dépit des recommandations minutieuses qui leur sont faites, et qu'elles n’avouent guère, le plus souvent.
Ces fautes de régime — cause d'erreur d’interprétation — nous ont empêché d'étudier comparativement l'action de chaque dent, ou du moins de chaque groupe dentaire sur le poids ; mais nous pouvons avancer que lorsque le sevrage partiel ou même complet est bien réglé, les dents, mêmes les œillères, sortent sans incident. Comme pour les dents de tous les autres groupes, nous avons vu plusieurs fois des enfants qui avaient percé leurs canines, sans que les mères s’en soient douté. Cela n'est point fait, à notre avis,pour justifier la terreur qu'ont les mères, lorsqu’approche pour leurs enfants le moment de percer sestœillèresnt,
Dans tous les cas où la courbe de poids reste audessous de la normale, à l’occasion de la percée des dents, chez un enfant placé dans des conditions d’un développement physiologique, nous ne saurions assez le répéter, nous pensons que les diverses modifications que l’on note — fort anodines d'ailleurs — peuvent être mises sur le compte de l’inappétence due à ce que l'enfant hésite à faire les mouvements de succion ; parce que le frottement du bout du sein,
de la langue ou des joues sur les gencives renforcent le prurit.
Nous n'avons pas la prétention d’avoir établi d’une manière irréfutable que le processus physiologique de la dentition chez un enfant tout à fait bien portant, nourri régulièrement, évolue toujours d’une façon bénigne, sans aucun phénomène morbide du côté des divers systèmes ou organes ; si l'intention était bien réputée pour le fait, nous pourrions avoir la satisfaction d’avoir atteint notre but. Et cela ne serait pas sans importance, car nous aurions eflicacement contribué à détruire une opinion qui règne dans le public extra-médical avec toute la force de la tradition et qui se trouve même sanctionné par nombre d’entre ceux, et parmiles plus éminents, qui ont pour mission de parler et d'agir au nom de la science. Que de fois on entend répéter : € L'enfant a ceci ou cela parce qu’il a mal aux dents... » CSil’enfant a ceci ou cela... cela nous apprend qu'il va bientôt percer une dent... ». L’explication, empressons-nous de le reconnaître, est des plus commodes: les dents sont de très complaisantes personnes qui ont tiré, tirent et tireront encore d’embarras plus d’un praticien.
Dans le public extra-médical, les expressions que nous venons de citer sont devenues si habituelles ; on attache si peu d'importance aux phénomènes morbides, dont le début réel ou apparent a lieu au momentde l’éruption dentaire, que beaucoup négligent des affections légères au début et facilement guérissables alors, pour n’appeler enfin le médecin que lorsqu'ils ont ainsi perdu un temps précieux,
non seulement pour le traitement, mais encore pour le pronostic quo ad vitam.
« Les vers et les dents, dit M. Comby, se partageaient jadis la pathologie infantile ; pour les médecins d’un autre âge et pour les commères de tout temps, ces deux fléaux sont les plus redoutables qui menacent la santé etla vie des enfants ».
Résolue dans le sens que nous nous sommes efforcé d'indiquer, la question de la première dentition mettrait en évidence non point la signification importante de ce processus en soi, mais l'importance de la prophylaxie, par la direction minutieuse et constante de l'hygiène générale..., alimentaire surtout, des nourrissons. En matière de dentition, c’est bien le cas de répéter l'aphorisme: «L'enfant n’est qu'un tube digestif ».