‹ De La Percée Des Dents Chez Les NourrissonsChapitre 4 sur 21 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

En donnant à notre thèse inaugurale le titre De la percée des dents chez les nourrissons, nous avons voulu bien spécifier entre quelles limites nous avions le désir de nous maintenir.

La percée des dents, phase ultime de l’évolution du follicule dentaire, forme, seule, le sujet de notre travail ; mais ce phénomène, fort simple en apparence, va nous amener à envisager un certain nombre de points de vue, à examiner un certain nombre de faits, qui ont été l’origine de très nombreux travaux, sur lesquels cependant l’accord est loin d'exister, maintenant encore.

Après avoir dit quelques mots de l’historique de la question, nous aurons à étudier successivement : l’époque et l’ordre d'apparition des dents avec les circonstances qui peuventles modifier; les manifestations qui accompagnent le travail de percée des

dents ; nous essaierons enfin de faire le départ entre ce qui appartient réellement, physiologiquement parlant, au travail ultime de dentition, et ce qui peut l'accompagner anormalement. Nous avons conscience de n'avoir pas qualité pour trancher un débat qui a passionné les sociétés savantes, et divisé les médecins les plus éminents : mais grâce à notre passage à la clinique Tarnier, nous avons pu observer les phénomènes qui accompagnent la percée des dents, chez un grand nombre d’enfants, parmi ceux qui suivent les Consultations de nourrissons du mardi et du vendredi; nous avons trouvé là— chance que tant d’autres n’ont pas — un champ d'observations où la science, la clairvoyance de notre Maitre, M. le professeur Budin, nous ont servi de guide précieux pour discerner la part exacte qui revenait à la dentition dans les accidents, peu fréquents à la vérité, que les enfants ont présentés. Nous avons pu y apprécier le talent d'investigation de notre Maitre, la tendre sollicitude qu’il témoigne aux mères comme aux enfants ; son expérience bien connue nous servira plus d’une fois, au cours de notre pratique, dans un pays, surtout, où si nous devions en croire Pamard, la percée des dents serait d’une telle gravité.

Nous n'avons garde d'oublier, en terminant, notre excellent ami le D' Ch. Dévé ; c'est lui qui nous a indiqué le sujet qui fait l’objet de cette thèse et les conseils qu’il nous a donnés nous ont été d’un précieux SECOUrS : nous sommes heureux de l'en remercier ici.

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