MONTPELLIER
A. T. (.HRESTIËN.
https://archive.org/details/b29316182
Le sujet qui nous est échu par le sort étant complètement neuf, il ne nous a pas suffi de le méditer dans le silence du cabinet ; mais il a encore fallu nous livrer à des expériences sur le cadavre et visiter les hôpitaux, pour en faire l’application sur le vivant. Ce n’est qu’après avoir ainsi arrêté nos idées sur un point fort controversé, même en clinique médicale, que nous avons pris la plume pour en
exposer les applications aux maladies chirurgicales. Le temps accordé pour la rédaction des thèses de concours, qui n’est certes pas long, a donc été raccourci pour nous ; mais nous ne nous en plaignons pas, car nous sommes loin de regretter les moments que nous avons consacrés à confirmer nos doutes sur la valeur de la percussion , comme signe diagnostique dans les maladies chirurgicales. C’est là d’ailleurs un des nombreux avantages des concours, de concentrer l’attention de l’homme studieux sur des points qu’il n’aurait probablement jamais approfondis, s’il ne s'était trouvé dans l’obligation de formuler nettement l’idée qu’il s’en fait.
Cependant , nous sommes obligé de faire ces révélations à nos lecteurs, pour qu’ils nous pardonnent l’excès de précipitation avec lequel nous avons été contraint de coordonner nos matériaux.Nous devons dire aussi que nos citations, quoique peu nombreuses, ne sont pas un objet de luxe, mais un devoir de conscience , ayant cru plus loyal de citer presque textuellement les idées que nous avons empruntées au professeur Piorry, que de nous
les approprier en les habillant à notre manière. Il nous a paru d’ailleurs plus méritoire d’aller en vérifier la justesse que de les contourner et de leur adapter notre stile.
Nous approuvons donc tout ce que nous n’avons pas blâmé : nous avons avoué les cas où nous n’avons pas eu l'occasion de juger par nous-même.
Quant aux faits que nous avons cités, nous avons voulu qu’ils fussent authentiques et nous avons élagué tout ce qui ne se rapporte pas au but que nous nous proposions d’atteindre, l’appréciation de l’ influence diagnostique de la percussion et de £ auscultation dans les maladies chirurgicales.
Les corollaires que nous désirons faire ressortir de notre travail sont :
1° La percussion et l’auscultation médiates ou immédiates ayant éclairé le diagnostic des maladies de poitrine, et celles-ci coïncidant bien des fois avec des maladies chirurgicales, le chirurgien doit être familiarisé avec ces moyens diagnostiques, ahn de pouvoir diriger ses malades sans s’exposer à faire échouer le succès d’une opération en la pratiquant
autant que nous le pourrons, à la connaissance des causes; car une maladie , même chirurgicale, est souvent guérie, quelle que soit sa forme, par des moyens convenablement adaptés à son fond.