‹ De la percussion médiate et des signes obtenus à l'aide de ce nouveau moyen d'exploration, dans les maladies des organes thoraciques et abdominauxChapitre 10 sur 94 · DF, LA DIVISION DU TRONC SOUS LE RAPPORT DE · texte numérisé non relu

DF, LA DIVISION DU TRONC SOUS LE RAPPORT DE

l’exploration des organes.

Pour bien apprécier la position des organes, la division du tronc par régions telle qu’elle est vulgairement admise me paraît être insuffisante. Ces réglons, en général mal détei'mlnées, ne sont pas assez nombreuses, et leurs noms ne correspondent pas toujours à celui des viscères qui s’y trouvent le plus ordinairement placés. Il ne sera donc pas sans utilité d’en augmenter le nombre, de les circonscrire par des lignes de démarcation fixes , et de leur donner des noms plus en harmonie avec leurs rapports.

A. Face antérieure du tronc.

Les faces antérieures du thorax et de l’abdomen s’étendent, dehautenbas, des articulations sternoclaviculaires et des clavicules à la symphysepublenne etau rebord osseux du pubis et de l’os des îles. Leurs limites latérales sont moins bien fixées; mais elles peuvent être figurées par une ligne qui , de chaque côté, partant de l’articulation coraco-claviculaire, viendrait se rendre à l’épine iliaque antérieure et supérieure.

Deux autres lignes peuvent être tirées à partir d’un pouce en dehors de chaque articulation sternoclaviculaire, jusqu’à un pouce et demi en dehors de la symphyse pubienne.

Quatre lignes transversales peuvent couper perpendiculairement les premières. L’une, en forme de

DE LA mVISlOW DU TDONC.

ceinture, part de l’angle Inférieur du scapulum , embrasse le thorax antérieurement et vient se rendre à l’angle inférieur de l’omoplate du côté opposé. Une seconde, parallèle à la première, passe sur la dépression que l’appendice xiphoïde présente à son point de jonction avec les autres pièces du sternum. La troisième part du rebord inférieur des fausses côtes d’un côté , pour se rendre au rebord semblable de l’autre côté. La dernière enfin correspond par ses deux extrémités aux épines iliaques anterieures et supérieures. Ces deux dernières lignes sont celles que les anatomistes admettent pour la division de l’abdomen en neuf réglons, division dont la bonté est généralement reconnue. De ces huit lignes , quatre sont verticales , dont deux moyennes et deux latérales ; quatre sont transversales , que l’on peut désigner par des chiffres , en comptant de haut en bas.

Les huit lignes que nous avons supposées, les clavicules et le rebord pelvien, circonscrivent quinze réglons; et il faut en admettre deux autres audessus des clavicules , pour le petit espace triangulaire qui correspond au sommet des poumons, ce qui fait au total les dix-sept réglons suivantes : Région sus-pulmonaire antérieure droite;

2° Région sus-pulmonaire antérieure gauche ;

Les dépressions triangulaires qui se remarquent au-dessus de chaque clavicule , constituent ces deux réglons. Ici la percussion directe est inusitée et à peu près impraticable, tandis que la percussion médiate y est facile et avantageuse. Le plessimètre peut être appliqué sur le sommet du poumon , dont il n’est

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séparé ([ue par les parties molles qui forment la voûte du thorax. Il suffit pour cela de faire tourner la tête du malade du côté opposé à celui qu’on examine, et de se servir d’un plessimètre d’un petit diamètre, parce que les espaces dont il s’agit ont peu d’étendue.

La percussion médiate des régions sus-pulmonaires antérieures fournit un son pulmonal.

3° Région bronchique.

Elle est circonscrite, en haut, par les articulations coraco-claviculaires; en bas, par la ligne transversale n° i, et de chaque côté par les lignes verticales moyennes. La percussion médiate de cet espace peut être utilement pratiquée ; tandis que la percussion directe, avantageuse sur le sternum , l’est peu sur ses côtés, à cause des inégalités des côtes et des espaces intercostaux.

Pour bien percuter les sujets maigres, il faut que ces espaces soient remplis par une substance molle qui fasse éviter les inégalités qu’on y observe. Le son obtenu sur cette région est pulmonal (poumon, bronches); il aaussi un caractère ostéal (sternum) (i).

4" Région pulmonaire antérieure droite ;

5° Région pulmonaire antérieure gauche ;

Elles sont circonscrites par les clavicules en haut , par les lignes longitudinales moyennes en dedans, par les lignes verticales latérales en dehors, et par la première ligne transversale en bas.

(i) l’indiquerai dans tout ce chapitre entre ( ) les organes qui correspondent aux points percutés, et dont la présence détermine tel ou tel caractère de son.'

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La percussion directe des régions pulmonaires antérieures, praticable chez les sujets maigres, est , de l’aveu de Laennec , à peu près inexécutable chez les personnes grasses ou chez celles dont la mamelle est très-développée. Comment en effet tirer du son de parties très-’inolles et peu denses ? comment se décider à frapper une glande dont la sensibilité est exquise, et dont les lésions sont fréquemmentsui vies des dégénérations les plus graves ? On peut, il est vrai, relever la mamelle d’une main, l’éloigner du point qu’elle recouvre et percuter celui-ci ; mais la tension qu’on détermine par ce procédé dans la peau sur laquelle on frappe, peut conduire à des résultats décevans. Ce déplacement est d’ailleurs difficile dans certains cas, et ne peut pas toujours être pratiqué. Les muscles grand et petit pectoral rendent aussi la percussion directe assez difficile lorsqu’ils sont épais ; et l’on ne remédie qu’en partie à cet Inconvénient, en faisant fo tement porter l’épaule en arrière.

La percussion médiate donne ici comme ailleurs les résultats les plus tranchés ; seulement il faut teblr compte du volume des parties molles relativement au son qu’on obtient. On peut appliquer ces considérations aux muscles grand et petit pectoral , sur lesquels la percussion médiate s’opère avec la plus grande exactitude.

Les ‘régions pulmonaires antérieures fourn issent un son pulmonal très-prononcé (poumon superficiellement placé) , avec de légères variations suivant l’épaisseur des téguraens, de la mamelle et des muscles,

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6“ Ré glon sus-gastrique;

Elle est entourée par les lignes transversales n° i et 2, et par les lignes verticales moyennes.

Jja percussion directe de cette région est facile^ parce cjue le sternum remplit l’office de plessimètr'e. Cependant celui-ci donne le moyen de mieux préciser l’étendue et la nature du son.

La percussion médiate donne ici des résultats variables en raison des organes qui se trouvent derrière cette région, de leur état de plénitude ou de vacuité et de leurs dimensions. On trouve en général en haut le son pulmonal (poumon); à droite et en bas une résonnance jécorale (foie), C[ul se rencontre aussi cjuelquefois dans toute l’étendue de cette région ; à gauche un son un peu moins mat qui correspond au cœur; et au-dessous d’eux un bruit stomacal (estomac), tantôt pur, tantôt mélangé avec le son humorique, suivant que le viscère contient ou non des liquides. Cette région est une des plus difficiles à bien étudier à cause de ses rapports compliqués.

n° Région sus-hépatique ;

Elle comprend l’espace circonscrit par les lignes transversales n° i et 2, et par les lignes verticales moyenne et latérale droite.

La percussion directe de cette région peut être facilement exécutée : toutefois les espaces intercostaux la rendent difficile sur une partie de son étendue; la mobilité des côtes leur fait donner peu de son; et dans certains cas de maladie, l’impulsion <fu’exige la méthode d’Avenbruggcr n’est pas toutà-falt exempte de danger.

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La percussion médiate, pourvu que le plessimètre soit bien appliqué, olFre les mêmes avantages sans présenter ces inconvéniens. On trouve un son pulmonal dans la moitié supérieure de cette région (poumon) , et un bruit jécoral dans la moitié inférieure (foie). D’autres fois la résonnance jécorale s’étend dans les trois quarts inférieurs , et le bruit pulraonal dans le quart supérieur seulement ; d’autres fols le contraire a lieu, ce qu4 résulte d’une variation dans le développement du foie et du poumon. 11 est même arrivé quelquefois que le son pulmonal se faisait entendre dans toute l’étendue de cette région.

Lorsque les deux résonnances y existent à la fois, il est facile de saisir des sons intermédiaires, qui , se rapprochant de jjIus en plus de l’une ou de l’autre. Indiquent d’une manière positive les points où le foie et ceux où le poumon commencent à correspondre aux parois percutées.

8° Région cardiaque ;

Elle est embrassée par les lignes transversales n° 1 et 2 , et par les lignes verticales moyenne et latérale gauches.

La percussion directe de cette région a les mêmes avantages et les mêmes Inconvéniens que celle de la région sus-hépatique. C’est du degré de sonorélté qu’elle présente que les médecins, depuis Corv Isart , tirent des inductions relativement au diagnostic des maladies du cœur. La percussion directe a d’autant plus d'’avantages ici , que les résultats généraux qu’elle fournit , se rapportant à une large surface, peuvent donner des idées sur le vo->' lurae du principal organe de la circulation.

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La percussion médiate permet de distinguer encore mieux si le poumon, le coeur, le foie ou l’estomac occupent tel ou tel point de la région cardiaque. On y trouve le plus souvent une résonnance pulmonale très-marquée en haut et à gauche (poumon); un son stomacal à gauche et en bas ( estomac renfermant des gaz), et quelquefois un bruit tout-à-fait mat (estomac contenant des alimens). Tantôt le son stomacal est pur; tantôt , sur les parties inférieures’ de cette région, il est mélangé du son lîumorique ( estomac vide ou contenant des liquides). Ces résultats sont variables en raison de la variabilité des rapports et du siège des organes. Unç percussion plus forte pratiquée avec trois doigts sur un large plesslmètre fait juger du volume du coeur par le degré de matité du son. Pour obtenir ce résultat il faut que l’estomac soit vide. Lorsque le foie s’étend dans la région cardiaque, il y donne Heu à une matité très-grande, et souvent il est difficile de le distinguer du coeur.

9° Région gastro-hépatique (épigastre) ;

Elle est circonscrite par les lignes transversales n° 2 et 3 , et par les lignes verticales moyennes:

La percussion directe de la région gastro-hépatique peut bien fournir quelques données sur les points qui correspondent aux côtes, mais ailleurs ces résultats sont presque nuis.

La percussion médiate fait le plus souvent reconnaître un son jécoral dans la partie supérieure et droite de'cette région. Le foie peut s’étendre très-bas et envahir tout l’espace qu’embrasse la région gastU’O-hépatique.Dans le plus grand nombre des cas , on

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trouve qu il finit à quatre, ou cinq lignes au-delà du I rebord costal. Tout le reste de cette région fournit 'Souvent un son stomacal très-marqué (estomac vide); 'Souvent ce bruit est mélangé avec le son humorique .(estomac contenant un liquide et des gaz). Pendant lia digestion le bruit que donne sur ce jDoint l’estoimac est souvent assez mat. Quelquefois encore , et ssurtout lorsque le ventricule est vide, la partie iniférieure de cette région donne des sons intestinaux .lavec des nuances variables (gros intestins et intesjltins grêles).

lo” .Région hépatique ( hypochondre droit) ;

Elle est bornée par les lignes transversales n° 2 et 5 , et par les lignes verticales moyenne et latérale droites.

La percussion directe de cette région est difficile ’à cause du peu de fixité et de sonoréité des parois de celle-ci , et des inégalités que sa surface présente. La méthode d’Avenbrugger est peu pratlca- 1 ble vers l’angle inférieur Interne de cette région, parce que les parois y sont très-molles ; elle est dangereuse à cause de la sensibilité des organes sousjacens.^

La percussion médiate, qui peut y être facilement exécutée , y donne souvent lieu partout au son jécoral (foie). Quelquefois le son pulmonal est manifeste en haut; mais alors il diminue graduellement à mesure qu’on l’étudie plus inférieurement, pour être bientôt remplacé par le son jécoral (rapport du foie et du poumon). A la partie déclive de cette région , tantôt le son jécoral chsse briisffuement , et on peut suivre avec exactitude tous les

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jioinls où il a lieu , et tous ceux où d’autres sous se font entendre ( lieu où les intestins et l’estomac touchent au foie). Fréquemment des nuances diverses de résonnance stomacale ou intestinale sont produites inférieurement; et dans certains cas un son stomacal mélangé de lirult humorlque s’obtient dans une étendue d’un ou de deux pouces. Dans l’exploration de cette région ^ il faut bien distinguer les différences de son qui tiennent à la présence ou à l’absence des côtes, de celles qui dépendent des variations de position du foie, et cela est facile avec un peu d’habitude.

11° Région gastrique (hypochondre gauche);

Elle est embrassée par les lignes transversales n“* 2 et 3 , et par les lignes verticales moyenne et latérale gauches.

La percussion directe de cette région fournit, en général, assez de son ; cependant les résultats qu’elle y donne sont peu précis, et les bruits qu’elle y fournit font assez mal distinguer les points où les poumons, l’estomac, les gros intestins, sont en rapport les uns avec les autres.

La percussion médiate de la région gastrique peut faire reconnaître les relations anatomiques des viscères. Le plus souvent elle fournit partout un son stomacal, qui fréquemment se combine avec le son humorique (estomac rempli de liquides et de fluides élastiques). Quelquefois, on trouve supérieurement le son pulmonal (poumon) , et inférieurement et à gauche le son intestinal avec des nuances variées ( intestins greles ).

Lorsque le sujet vient de prendre des allmcns.,

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(au son mat se fait entendre dans toute cette région .estomac rempli d’alimens); souvent encore, on encontre des points oii le sou intest, nal (mtestins

:n-êles)semanifeste, et ces points circonscrivenUrcs-

îoieu l’estomac rempli de substances alimentaires. , 1 2° Résloir colique moyenne (ombilicale) ;

Elle est circonscrite par les lignes transversales n- 3 et 4 , et par les lignes verticales moyennes. ^

La percussion directe de cette partie donne a ■ peine des résultats, parce que ses parois sont imolles et dépressibles. Tout ce qu elle apprend , cc est que des organes creux remplis de gaz se trou- A^ent placés sur ce point derrière l’enveloppe abdo-

minale. .

Ici la percussion médiale a sur la méthode d Awenbrugger de grands avantages. Augmentant de Ibeaucoup le volume du son produit ^ elle peut faire 1 reconnaître le viscère qui correspond à tel ou tel ■| point de cetie région. En général, on trouve au 1 niveau de l’ombilic, rarement au-dessous, plus souvent au-dessus, un espace allongé transversalement , de la largeur, d’un pouce et demi à deux pouces, et dans lequel se fait entendre un son moins clair que le stomacal et moins sourd que l’intestinal (colon transverse). Au-dessus, et avec des caractères très-dlfférens , on rencontre ordinairement une résonnance stomacale quelquefois combinée avec le murmure humorique , et quelquefois encore le’bruit obtenu sur ce dernier point est 1 assez mat ( estomac contenant ou non des gaz , des liquides ou des solides). Tout-à-fait en bas, le son intestinal s’obtient avec des nuances variées (iiiies-

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tins gicles). Il est des cas où une nuance très-claîre de la résonnance stomacale se fait observer veis l’angle inférieur droit de cette région (cæcum distendu par des gaz) .

i3“ Région sous-hépatique (flanc droit) ;

Elle est' limitée par les lignes transversales n"' 3 et 4? et par les lignes verticales moyenne et latérale droites.

Ce cjui a été dit de la percussion directe à l’occasion de la région précédente , est également a])plicable à celle-ci, ainsi qu’aux quatre suivantes.

La percussion médiate fait souvent trouver à la partie supérieure de la région sous-liépatique , un son mat dans une direction transversale et dans une largeur variée (le foie). Souvent et à des distances variables de la ligne médiane, on rencontre, dans l’étendue d’un ou de deux pouces carrés , un bruit assez mat quoiqu’il le soit moins que le jé~ coral. Sur cette surface, et autour d’elle, se prononce fréquemment une résonnance Immorlque (vésicule du fiel ); au-dessus se trouvent des nuances variées de sons intestinal ou stomacal (colon transverse et ascendant, cæcum).

i4° Région Intestinale (flanc gauche) ;

Elle est environnée par les lignes transversales n“* 3 et 4? et par les lignes verticales moyenne et latérale gauches.

La percussion médiate de cette région donne souvent en haut une résonnance stomacale , mélangée dans quelques cas avec le murmure humorique, et quelquefois un son moyen entre le jécoral et l’intestinal (estomac dans dilférens états de

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léiiitude ou de vacuité). En dedans et au haut, nie fournit un bruit entre I et S (colon transverse) ; [tt dans tous iSs autres |3oints, un son intestinal wec des nuances variées (intestins grêles). i5“ R-é gion vésicale (hypogastre) ;

Elle est entourée par la ligne transversale 4, par le pubis et par les lignes verticales moyennes.

La percussion médiate, lorstfue la vessie et l’uté- •is sont vides , fait obtenir un son intestinal dans iiute l’étendue de la région vésicale ( intestins vêles). Seulement vers la droite de cet espace, on iiitend quelquefois un bruit stomacal (cæcum) , et ers la gauche, une résonnance entre I et S (por- 1011 recourbée du colon). Si la vessie est pleine, son au-dessous dujécoral y correspond, et l’espace lins lequel on l’entend est circonscrit , non par une ipie droite, mais par une ligne circulaire. La direc- 'on de cette ligne est indépendante de la position du 'jet, et la résonnance humorique s’y fait. souvent ttendre (points où la vessie correspond aux inibtins); quelquefois le son dont il s’agit s’étend sssi dans les régions voisines. Souvent encore •

I rencontre plutôt à droite ou à gauche qu’uu illieu cette nuance de matité. Quelquefois, en irrcutant le plessimètre légèrement appliqué, on 'tend un son intestinal, qui fait place à un bruit iird dès que l’instrument déprimant les intestins ]puie sur la vessie pleine d’urine. L’utérus dis-^ iidii donne lieu aux mêmes résultats; cependant •résonnance humorique ne se rencontre pas aul'ir de la circonférence de cet organe.

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l6« Rég Ion cœcale (aine droite) ;

Le rebord osseux de l’os des îles et des pubis du côté droit, la ligne transversale n° 4> la ligne verticale moyenne droite , forment les limites de cette région.

La percussion médiate de la région cœcale fournit le plus souvent , dans toute son étendue , un’son stomacal très-clair (cæcum distendu par des gaz). Quelquefois , mais très-rarement, il est combiné avec le bruit humorique (cæcum contenant des gaz et des substances liquides). Des nuances variées du bruit intestinal se rencontrent quelquefois à gauche (intestins grêles) et en haut (colon ascendant ). Quelquefois on trouve à gauche une résonnance humorique, quoique le reste de l’espace conserve encore un son stomacal très-clair (vessie remplie d’urine touchant au cæcum plein de gaz).

17“ Région iliaque (aine gauche) ;

Le rebord osseux de l’os des îles et des pubis du coté gauche, la ligne transversale n° 4> ligne verticale moyenne gauche, la dessinent et l’embrassent.

Dans cette région , le plessimètre donne quelquefois un son stomacal très-marqué tout-à-fail à gauche ( S iliaque remplie de gaz), et plus à droite une résonnance Intestinale (Intestins grêles) ; souvent celle-ci se fait partout entendre (les Intestins grêles s’étendant dans toute la région Iliaque). Quelquefois un bruit entre J et I, s’obtient à gauche.(S iliaque contenant des matières fécales). Si la vessie est pleine d’urine, et se trouve en contact avec rS iliaque distendue par des gaz , la réson-

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naiice humoncfue peut se faire entendre sur le cote droit de cette région; et si la matrice est développée , un son mat peut aussi avoir lieu sur ce point.

Telles sont les régions de la face antérieure du tronc. A celles-ci on pourrait joindre peut-être celle qui correspond au pubis, et dont la sonoréité est. variable suivant cpe la vessie, la matrice ou les intestins sont situes derrière elle

B. Face postérieure du tronc.

La face postérieure du thorax et de l’abdomen est bornée en haut par une ligne qui , partant dubord supérieur de l’omoplate d’un côté, se rendrait sur le bord semblable de l’autre scapulumen bas, les rebords osseux du bassin sur les côtés! et la base du sacrum au milieu , peuvent la limiter; latéralement , cette face postérieure peut être circonscrite par deux lignes qui, partant du rebord postérieur de l’aisselle de chaque côté , tomberaient verticalement sur le bassin.

Deux autres lignes parallèles à l’axe du tronc peuvent être tirées du bord postérieur ou interne t U scapulum , soit à droite, soit à gauche, et se rendre aux epines iliaques postérieures et supérieures. Une ligne transversale peut également être tiree de l’angle inférieur de l’omoplate, et venir se rendre a 1 angle semblable de l’autre scapulum. Une seconde ligne également transversale correspond au rebord osseux qui termine inféiieurement le thorax en arrière. La crête qui divise le scapulum sur sa face postérieure est une division tres-naturelle encore de la région qui correspond a la partie supérieure et latéral! du dis.

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Ces lignes circonscrivent onze réglons.

1“ et 2*^ Régions sus - pulmonaires postérieures droite et gauche ;

Elles sont circonscrites par la ligne transversale supérieure en haut, par la crête de l’épine de l’omoplate en bas, et par les lignés verticales moyennes en dedans. L’angle externe de la fosse sous-épineuse les limite en dehors.

Dans les fosses sus-épineuses , la percussion directe est très-difficile. Non -seulement on frappe •sur un tissu mou, mais à trî\yers des couches de densité différente qui absorbent le peu de son produit. On peut essayer de tendre le suS-épineux, en faisant porter le bras correspondant en bas et en ayant , dans l’intention de rendre cet endroit plus propre à la percussion ; mais cette manœuvre même est de peu d’utilité , et les dllférens résultats de la méthode d’Avenbrugger , surtout en dehors, ont peu d’avantage.

Le plessimètre fournit ici un son très-remarquable, quoique moins manifeste que sur les autres points du thorax ; c’est un son pulmonal, c[u’on entend de fort loin , et qui est plus marqué eii dehors qu’en dedans .

5“ Région inter-pulmonaire postérieure;

Elle est comprise entre les lignes verticales moyennes , et la première et la seconde ligne transversales.

La percussion directe de la colonne vertébrale peut se pratiquer sur la rangée des épines dorsales, bien qv.e les inégalités cju’elles présentent en rendent l’emploi assez incommode. Ses résultats se rapportent à toute l’étendue de la vertèbre perçu-

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tëe j car l’ Impulsion ne peut guère se communiquer à travers le canal rachidien , et doit , par conséquent fournir des sons cjui correspondent aux organes en rapport avec les masses apophysaires et le corps de la vertèbre : or, comme plusieurs de ces points sont en* contact avec les poumons, il eii résulte que le son obtenu est presque toujours trèsclair , bien que des organes assez denses , tels que le coeur, soient souvent situés près de là. Pour que la percussion des parties situées entre les vertèbres et le scapulum soit pratiquée avec avantage , il faut que le trapèze et le rhomboïde soient dans un état de tension convenable ; avec cette précaution la méthode d’ Avenbrugger donne lieu à un son trèsclair et en rapport avec le tissu aréolaire du poumon.

La percussion médiate de cette région conduit ' aux mêmes résultats que la percussion directe. Les sons obtenus sur l’épine dorsale se rapportent encore , par les mêmes causes , à toute l’étendue d’une vertèbre : leur caractère est un son pulmonal combiné avec un bruit ostéal. Quelquefois, à la partie Inférieure, on obtient une résonnance moins claire (peut-être la base du cœur). Le long des angles des côtes, le son pulmonal est très^évident (poumon).

4° et 5° Réglons pulmonaires postérieures, droite et gauche ;

Elles sont limitées en haut par la crête du scapiilum, en bas par la ligne transversale n° 2, en dehors par la ligne latérale correspondante, en dedans . par les lignes verticales moyennes.

La percussion directe a ici les mêmes inconvéniens et la 'même dilïiciilté que dans les régions

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sus-pulmonaires postérieures. Pratiquée sur la crête scapulaire elle-même, elle donne une idée assez juste de l’état physicjue du poumon 'qui se trouve situé derrière l’omoplate.

La percussion médiate fournit sur ces régions un Sbn pulmonal profond , mais un peu plus clair que celui qui est obtenu dans la fosse sus-épineuse. C’est surtout vers l’angle inférieur et le bord interne du scapulum que cette résonnance est remarquable : elle l’est d’autant moins qu’on la recherche plus en haut et en dehors.

6“ Région pancréatique ;

Elle est entourée par les lignes verticales moyennes et par les lignes transversales n“ 2 et 11° 5.

La percussion directe de cette région est possible sur la ligne médiane, mais les muscles des gouttières vertébrales la rendent moins praticable en dehors. Difficile sur les côtes inférieures à cause de leur mobilité, elle est presque inexécutable dans le reste de l’espace qui, appartenant à cette région, se trouve entre les côtes et la colonne vertébrale : ici, en effet, les parois sont molles et se refusent à donner du son par la percussion directe.

Le plessimètre donne dans cette région des résultats tranchés. En haut et sur la ligne médiane, on obtient le son pulmonal combiné avec le bruit ostéal ; de chaque côté , on trouve un bruit pulmonal manifeste (poumons superficiellement placés); plus bas, se fait entendre un son stomacal ou intestinal très-éloigné , et quelquefois il est uni à la résonnance humoric[ue (estomac); du reste, ces derniers sons paraissent être très-éloig^iés , et en

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effet ils ne s’entendent qu’^i travers une grande épaisseur de parties latéralement, h droite et à gauche, on obtient un son jécoral très-manifeste (foie ).

y° (légion hépatique postérieure ;

Les lignes verticales moyennes et latérales droites, et les lignes transversales n° 2 et 3 la circonscrivent.

La percussion directe de cette région est difficile à cause de l’inégalité de la surface que celle-ci présente. Lorsque les organes sous-jacens sont enflammés, elle doit être pratiquée avec beaucoup de ménagemens. Le son mat du foie s’élevant très-haut a fréquemment donné le change et fait croire à l’existence d’un épanchement pleurétique.

lia percussion médiate piroduit en haut un son pulmonal qui peut exister plus ou moins bas. Trèsinférieurement, on le trouve en dedans , mais on ne le rencontre plus en dehors ( poumon se prolongeant le long de la colonne vertébrale) . Le reste de cette région donne un bruit jécoral (foie),* mais entre le point où l’un de ces sons finit et où l’autre commence, on trouve souvent des nuances décroissantes qu’il est facile de saisir (poumon se terminan-t par une lame qui s’amincit de plus en plus à mesure qu’elle est plus inférieure).

8" Région splénique ;

Elle est comprise entre les lignes verticales moyennes et latérales gauches , et les lignes transversales n° 2 et 3.

La percussion directe de cette région a les mêmes inconvéniens que celle qui est pratiquée sur la région hépatique postérieure.

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La percussion médiate donne en haut un son pulmonal très-marqué (poumon), qui se rencontre plus bas que dans la région précédente; c’est surtout près de la colonne vertébrale qu’il s obtient trèsinférieurement. Au-dessous de lui , on trouve dans la hauteur de 3 ou 4 pouces un son jécoral un peu moins mat que celui de la région hépatique postérieure (la rate). Plus bas encore se rencontre un son intestinal, qu’on obtient aussi fréquement entre la colonne vertébrale et la rate (intestins); quelquefois on trouve en dehors ce même son intestinal ( intestins grêles), et plus souvent le bruit stomacal soit pur, soit combiné avec la résonnance humorique (estomac dans différens états).

9” Région inter-rénale ;

Elle est située entre les lignes verticales moyennes, la ligne transversale n" 3 et le rebord du bassin.

La percussion directe de cette partie ne donne aucun résultat qui mérite d’être noté.

La percussion médiate fournit au milieu un son intestinal très-élolgné ( In^stlns recouverts par des parties nombreuses et épaisses); et sur les côtés un son très-mat (reins).

lo” et n” Régions rénales droite et gauche ;

' Elles sont embrassées par les lignes verticales -moyennes et latérales, par la ligne transversale n° 5 et par le rebord pelvien.

La percussion directe de cette région est sans résultats remarquables.

La percussion médiate donne presque partout un son jécoral (reins), mais latéralement une réson-

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nance intestinale et quelquefois un son stomacal assez prononcé (colon).

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