C. Faces latérales du tronc
La face latérale droite du thorax et de f abdomen est limitée en haut par la partie la plus élevée de l’aisselle droite ; en bas , par le rebord osseux de l’os des îles du côté droit ; en avant , par la ligne latérale droite de la face antérieure ; en arrière , par la ligue latérale droite postérieure qui la sépare de la face postérieure du tronc.
Deux lignes transversales suffisent pour cette face; l’une, n° i, est la suite de celle qui, partant de l’angle de l’omoplate, ntoure le tronc en forme de ceinture, l’autre correspond au rebord costal.
Trois régions , de chaque côté , sont formées par ces lignes ;
1° Région pulmonaire latérale droite ;
Elle est circonscrite par le sommet de l’espace axillaire en haut, par la première llgnetransversale en bas, par la ligne latérale antérieure droite en avant, et par la ligne latérale postérieure droite en arrière.
La percussion directe de cette région peut être facilement exécutée et conduit à de bons résultats; seulement les vaisseaux, les nerfs, le tissu cellulaire, les ganglions lymphatiques formant une couche épaisse au niveau de l’aisselle, rendent sur ce point la niéthode d’Avenbrugger douloureuse et difficile.
La percussion médiate présente les mêmes avantages et n’a pas les mêmes Inconvénlens. Elle fait entendre partout un son pulmonal , lorsque le pou-
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mon est sain. Il arrive quelquefois, tout-à-falt en bas , que le bruit jécoral vient peu à peu se joindre au son pulraonal , qui diminue Insensiblement (le foie se rapprochant des parois ). Mais il est rare que, dans cette région, le bruit pulraonal disparaisse complètement, parce qu’il reste presque toujours une portion de poumon entre le foie et les côtes.
2° Région hépatique latérale ;
Elle est environnée par les lignes transversales n“ I et 2, et par les lignes latérales droites, antérieure et postérieure.
La percussion directe de cette région est avanta-^ geuse en haut; mais elle l’est d’autant moins qu’on la pratique plus inférieurement.
La percussion médiate peut y suppléer : en haut elle fournit d’ordinaire un son plus ou moins clair (poumon), auquel succède plus bas un son jécoral ( foie ) ; et 11 y a des nuances qui établissent entre ces deux bruits une échelle de gradation qu’on peut suivre ( le poumon s’amincissant de plus en plus , et finissant par être remplacé par le foie). Tout-à-falt en bas , on trouve quelquefois à des degrés variables les sons jécoral et stomacal (colon ascendant ).
3° Région colique droite;
Elle est circonscrite par la ligne transversale n” 2 , par le rebord du bassin et par les lignes latérales antérieure et postérieure.
La percussion directe de cette région ne donne aucun résultat.
La percussion médiate peut y être facilement pratiquée. Quelquefois elle fait obtenir en haut un
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son jécoral (le foie), presque partout un bruit entre l’intestinal et le stomacal ( colon ascendant). Remarquons ici que ce bruit est moins clair que sur d’autres points de l’abdomen, à cause de l’épaisseur des parois de la région colique droite. En avant on obtient , dans certains cas , une résonnance intestinale distincte du son précédent ( intestins grêles).
D. Face latérale gauche du tronc.
1° Région pulmonaire latérale gauche ;
Les limites de cette région et des deux suivantes sont les mêmes qu’à droite.
On peut dire ici de la percussion directe tout ce qui est applicable à la région pulmonaire latérale droite (pag. 52 ).
La percussion médiate fournit sur cette région un son pulmonal très-clair (poumon). 11 arrive qu’on entend tout-à-falt en bas un bruit stomacal , soit pur soit mélangé avec la résonnance humorlque ( estomac contenant ou non des liquides). Entre les espaces où l’on obtient ces bruits, on trouve des points intermédiaires où se remarque une sorte de combinaison entre les résonnances stomacale et pulmonale ( points où le poumon et l’estomac se trouvent placés l’un devant l’autre).
2° Région stomachique latérale;
La percussion de cette région, quoique facile, ne donne pas des différences de son assez tranchées pour qu’on puisse saisir exactement les rapports des dlfférens viscères.
La percussion médiate donne le plus souvent en haut un son pulmonal très-clair (poumon ). Si l’es- , tomac est vide, et si le sujet est debout, cette ré-
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sonnance pulraonale descend quelquefois tout-à-fait en bas. Dans le cas contraire, le bruit stomacal pur ou mélangé de son humorlque (estomac contenant des gaz, ou des gaz et des liquides)^ ou bien un son entre I et J (estomac distendu par des allmens), se font ordinairement entendre au-dessous. Quelquefois encore, c’est une résonnance I ou S, différente des précédentes, qui se rencontré surd’autres points de cette région (Intestins grêles, colon transverse) : nous verrons ailleurs comment on peut déterminer à quels organes cette résonnance appartient. En arrière et en bas, on trouve quelquefois un son jécoral (rate), qui se continue dans la région splénique.
3" Région colique gauche ;
La percussion directe de cette région est à-peuprès sans résultats.
La percussion médiate donne en haut, quand l’estomac est distendu, un so»n stomacal pur ou mélangé de la résonnance humorlque, ou encore un bruit entre let J, suivant les substances qu’il contient. Au-dessous est un son entre I et S, différent des précédens (colon descendant), ou bien encore on y remarque des nuances variées du bruit intestinal (Intestins grêles).