‹ De la percussion médiate et des signes obtenus à l'aide de ce nouveau moyen d'exploration, dans les maladies des organes thoraciques et abdominauxChapitre 14 sur 94 · DES MALADIES · texte numérisé non relu

DES MALADIES

qui se rapjDortent à ces cas variés. Il en est une quî trouvera Ici convenablement sa place , parce qu’elle offre un diagnostic difficile établi au moyen de la percussionmédlate et de l’auscultation.

Observation. — M. X. A. éprouvait depuis plusieurs semaines les symptômes fonctlonels et les signes physiques d’une pleurésie chronic]ue du côté gauche ( 'vojez page 77 et 78 ) ; son obscur à la partie déclive niveau supérieur de l’épanchement, égophonie correspondant à celui-ci, mais se rapprochant de la bronchophonie; toux sèche, diffi- , culté de respirer, coucher sur le côté gauche plus facile que sur le côté droit, etc. Des saignées locales, des vésicatoires furent employés. Les accldens se calmèrent, et ce côté devint manifestement plus étroit c{ue l’opposé : le malade présentait l’aspect de celui dont Laennec a donné la figure. liC son était devenu semblable à celui du côté sain ( son pulraonal). Cependant la toux persistait, la fièvre hectique se déclarait, des douleurs peu vives ’ se manifestaient entre des deux épaules , mais surtout à gauche. Pendant quelques jours je ne recherchai pas quelle était la cause de cette souffrance , car ces douleurs sont si habituelles dans des cas semblables que je ne croyais pas cet exameiii bien utile. Cependant le malade se plaignit davantage et j’examinai alors avec attention la partie douloureuse. Je ne fus pas médiocrement surpris d’y voir une tumeur molle, avec fluctuation profonde , formant une saillie d’un pouce et s’étendant dans toute la partie gauche de la région pulmonaire postérieure.

DES PAROIS THORACIQUES. 6l

Quel e'talt l’état de la plèvre située au-dessous? ■r existalt-il un épanchement?

L’auscultation médiate, malgré la présènce d’une ouclie de pus très-considérable, donna une respi- .lation vésiculaire pure. La percussion directe était impraticable. La percussion médiate fut faite avec incilité ; le liquide, déprimé avec le plessimètre, l ’empêcha pas celui-ci d’être en contact avec les côtes et fi^alors obtenir un son pulmonal clair et bbsolument analogue à celui du côté opposé. Le reste |iu côté gauche donnait, par la percussion et l’auslultation , les résultats normaux.

La cavité de la plèvre ne communiquait donc pas vpec l’abcès. Peut-être cjue des tubercules pulmonaires peu volumineux, ayant déterminé une pleueésie circonscrite, étaient la source de cet accident, l ’ouverture de la tumeur fut faite à la partie la plus eéclive : le pus qui s’en écoula était situé entre le iiomboïde et les parois thoraciques ; il était bien ee, homogène, d’un blanc jaunâtre; il s’en écoula llus de deux verrées. La percussion médiate et l’ausultation donnèrent alors les mêmes résultats Cfu’amit l’évacuation du liquide.

Cet abcès ne guérit pas. Le malade survécut plueeurs mois, et il ne se manifesta pas depuis d’autres gnes physiques de l’épanchement pPeurétique. On trouva jamais de matité au-dessus ni au-dessous ;-iS clavicules; jamais non plus la pectorilocpuie ne fît entendre. La quantité de pus qui s’écoulait «augmentait ni par la toux ni par l’expiration , et ttte quantité ne fut jamais telle qu’on pût l’attriuer a une cavité aussi vaste que celle de la jilèvre.

G2 - de la. disposition physique

La diarrhée, les sueurs, survinrent comme chez les phthisiques ; la mort eut lieu, et l’on me refusa opiniâtrement l’autopsie cadavérique, qui eut été utile dans ce cas.

Bien que l’inspection du cadavre n’ait pu lever tous les doutes, il n’en résulte pas moins ici, à l’appui des propositions précédentes , que la percussion médiate a pu donner des renseignemens importans dans un cas d’abcès du thorax. Tout poi^e à croire que l’ancienne pleurésie était guérie, et que chez ce sujet , probablement phthisique , elle n’était pas la source du pus .

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