DISPOSITION DU POUMON
3“ L’iiiriltratloii liëmorrhagique du poumon (rtyjoplejcie pulmonaire )'con\ertit l’organe en un tissu dur et qui ne contient plus d’air.
4° Des tumeurs enkystées ont été, quoique rarement, observées dans le parenchyme du poumon.
5“ Des tubercules peuvent se former dans cet organe. Qu’ils soient formés dans les vésicules , ce qui est probable, ou dans le tissu qui les sépare j qu’ils soient ou nojn le résultat de là pneumonie ou de l’apoplexie pulmonaire, toujours est-il que, tantôt infiltrant l’organe, d’autres fois répandus sous forme granulée, ils offrent quelquefois des masses considérables. Souvent celles-ci laissent entre elles des portions de poumon saines et très-perméables à des fluides élastiques : mais elles acquièrent dans certains cas un énorme volume ; et détruisant les rameaux bronchiques, elles sont complètement vides d’air. Des considérations du même genre peuvent se rapporter aux encéphaloïdes et aux kystes pulmonaires.
Les tubercules ont fréquemment leur siège au sommet des poumons ; plus souvent à gauche qu’à droite (Louis). .La péripneumonie au contraire occupe fréquemment les lobes inférieurs (Laennec). On a voulu tirer parti de ce fait, relativement à l’étlologle de la phthisie. Toutefois M. Andral a prouvé par des faits que la pneumonie du lobe supérieur était loin d’être aussi rare qu’on l’avait prétendu.
Les tubercules, souvent superficiels, peuvent aussi être profonds, ainsi que les autres productions accidentelles dont le poumon est le siège.