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l uvent annoncés par aucun symptôme caractérisique.
Le stéthoscope fournit dans ces cas des signes bysico-fonctionels importans : mais, d’une part, luelcpies ra'isonnemens et quelques faits dlmlluent la valeur de ces signes ; et de l’autre , la semide édition de l’Auscultation médiate a détruit uuelques-unes des espérances que faisait naître , sur : diagnostic des maladies du cœur, la première édlcon de cet excellent livre.
i“. L’impulsion du cœur, portée au point de sou- Bîver la tête de l’obserVvateur , est loin d’être un situe constant d’hypertrophie. En effet , presque tous e3s phthisiques présentent une impulsion forte ; et eîs ventricules du cœur "sont généralement chez eux illus petits que chez les autres hommes (Louis) (i). vjorsque la poitrine' est étroite, la pointe du cœur ■sst rapprochée des côtes , et sa base de la colonne firertébrale : le soulèvement très-prononcé des parois du thorax doit en être la conséquence. La même circonstance a lieu chez les enfans et les ado- Itescens (Laennec) , et cet état persiste cjuelquefois ijusqu’à un âge avancé sans autre indice de maladie !du cœur. L’impulsion sur la région épigastricjue
! (i) Sur cent douze sujets morts phthisiques , dit M. Louis,
nous n’avons trouvé que trois.exemples d’augmentation manifeste du volume du cœur. Cette augmentation, qui avait lieu aux dépens du ventricule gauche , pouvait être évaluée au tiers ou au quart du volume de l’organe et les malades qui en étaient l’objet n’avnïenl pas éprouvé les sy mptômes de V anévrysme.
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prouve seulement que le cœur appuie sur le foie et soulève ce dernier viscère ; le tissu solide de celui-ci doit communiquer rimpulfeion qu’il reçoit, eti déplacer avec force la main qui est appliquée sun lui. C’est par cette raison que des battemens trèsforts observés à l’épigastre sont souvent beaucoup moins graves qu’on ne serait d’abord porté à le; penser.
2°. L’étendue dans laquelle les battemens du cœur se font entendre peut prouver deux choses , ou bien que le cœur est volumineux , la poitrine étant large, ou bien que le thorax est étroit, le cœur n’étant pas plus gros que d’ordinaire. Or, quand on mesure cette étendue, il faut d’abord tenir compte de la dimension de la poitrine, relativement au reste du tronc, et cela n’est pas toujoura aussi facile qu’on le croirait. De plus, si le foie touche le cœur comme on le remarque fréquemment, et s’il s’élève très-haut dans le thorax, il fera l’olTice du stéthoscope et l’on entendra au loin les battemens des ventricules non hypertrophiés. Ceci aura également lieu dans le cas d’induration du poumon ou de tumeurs denses situées dans le thorax (Laennec) .
3°. Le judicieux auteur de l’Auscultation médiate a démontré que le rhythme des mouvemens du cœur n’est jamais plus altéré que dans les palpitations nerveuses : celles-ci ne sont cependant pas accompagnées de lésions organiques dans le sens généralement attaché à ce mot. i
4°. Les bruits que fait entendrè le cœur maladcj sont dans le même cas. Celui de soufllet tient a Ir
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ontraction des fibres du cœur et non à une coarclîtion ou à une ossification des orifices. Il en est soueent ainsi duson cjui imite celui d’une râpe (Laentec). Ces bruits n’indiquent de lésion organique lu’autant qu’ils se font observer pendant plusieurs uols consécutifs. Le son que fait entendre à distance
cœur de quelques individus, tient au contact imnédiat de cet organe et d’un estomac distendu par ees gaz (Laennec^.
L’application de la main sur la région du cœur 5st maintenant reconnue comme un mode d’explontion infidèle. Le frémissement cataire est un pliécomène très-rare et qui n’a peut-être pas toujours tcé en rapport avec les ossifications ou les coarctaicons des orifices.
L’inspection est bien* moins importante encore ; nr combien n’est-il pas de sujets dont on voit battre 2î cœur, chez lesquels cet organe soulève fortement ?5S côtes ou l’épigastre, et qui ne présentent ceeendant aucun autre symptôme en rapport avec ce hhénomène.
Comme fournissant des signes physiques des mairdles du cœui’, la percussion directe est d’une plus aaute importance ; mais son insuffisance est souvent Vautant plus grande , que la petite extrémité du )»ie peut s’élever à gauche plus qu’on ne le sup- '^ose, et faire entendre ici un son mat dans une ^ rande étendue. De plus , un épanchement dans le f éricarde ou un hydro-thorax circonscrit détermi- - eut la même matité.
La percussion médiate elle-même ne mettra pas I l’abri de ces erreurs ; seulement elle limitera
mieux le cœur que ne le fait la percussion directe ,i et précisera davantage le lieu qu’il occupe.
Il n’est pas jusqu’à la mort elle-même qui m puisse en imposer sur les maladies du cœur. Danii de nombreuses expériences faites sur des chiens relativement à la submersion , j’ai été surpris de voir que sur des animaux auparavant bien portansi et asphyxiés de la même manière (i), tantôt 11 cœur a été proportionnellement énorme , tanto assez petit, quelquefois mollasse, d’autres fois duri au point de résonner quand on le frappait avec 11 dos du bistouri ; dans quelques cas il y avait hypen trophie à gauche, dilatation à droite ; chez les un c’étaient les oreillettes , chez les autres les ventrii cules, qui étaient dilatés. Je me suis demandé i plus d’une fois, dans les nécropsies , nous ne coni sidérions pas comme malades des cœurs qui ne pa raissent tels que par suite d’un phénomène d’agonifi
La dureté, la mollesse du tissu du cœur èssouvent un effet cadavérique (M. Récamier, Laen nec , etc.)
Sur des individus observés pendant la vie, et qr étaient atteints de symptômes et de signes de ma ladies du cœur, soit d’hypertrophie, soit de dilata tion , il m’est souvent arrivé de trouver, par la per cussion médiate, les dimensions ordiiiaiies de 1 pointe du cœur. Est-ce que pendant la vie la dila tatlon serait quelquefois peu de chose? est-c
(i) Peut-être la lenteur de l’agonie a-t-elle détermine' c> différences.