SUR LE COEUR ET LE PÉRICARDE
maintenant bien fixe, en frappant avec plusieurs doigts et en employant un certain degré de force, il fut facile de produire des différences de son encore plus tranchées que celles auxquelles donnait lieu la percussion directe.
Je ne possède pas de faits salllans sur les moyens de reconnaître par la percussion médiate les lésions ' physiques du péricarde ou des gros vaisseaux. Quelques essais tentés sur le cadavre , dans l’intention de simuler des maladies de l’enveloppe membraneuse du cœur, n’ont pas réussi. Des gaz pénétraient par les incisions que nous faisions aux parois costales; les injections se faisaient mal; elles pénétraient quelquefois dans les plèvres ; on ne pouvait , après les avoir faites , boucher exactement l’ouverture artificielle qu’elles avalent nécessitée ; lors même qu’il aurait pu en être ainsi, l’air qui s’ était introduit dans les parties mises à découvert aurait donné lieu à des résultats qui ne pouvaient représenter l’état du péricarde avant l’ouverture du thorax. Je ne doute pas qu’en modifiant les expél’iences, et qu’en observant des malades, on ne parvienne à obtenir par la percussion médiate des signes assez positifs de l’hydro-péricarde. Jusqu’à présent, c’est plutôt sur l’analogie que sur les feits que j’ai établi , à l’aide du plesslmètre, le diagnostic des lésions du péricarde.
Art. III. Résultats probables de la percussion médiate dans les cas de maladies du cœur^ du péricarde ou des gros 'vaisseaux.
i°.Dans les déplacemens du coeur, le plesslmètre fera reconnaître le lieu précis occupé par l’organe. Pour éviter toutes les causes d’erreur, il faudra que la palpation et l’auscultation réunissent leurs résultats à ceux de la percussion médiate.
2°. Lorsque l’espace dans lequel on entend le son mat du cœur dépassera deux pouces , et que sur ce point le stéthoscope indiquera. partout la présence de l’organe dont il s’agit, on sera porté à croire que le cœur est plus gros vers sa pointe et vers sa face supérieure que dans l’état normal, et on pourra juger du degré deoette augmentation par l’étendue plus grande dans laquelle ce son mat aura lieu.
3°. Lorsque la région du cœur donnera les résuL tats précédens, s’il arrive qu’une percussion légère delà région pulmonaire latérale gauche produise un son clair (poumon sain et superficiellement place), tandis qu’une percussion forte et faite sur une large surface donne sur ce même point un son mat (le cœur profondément situé) , si cette matité est plus prononcée qu’à droite et au dessus du point où se trouve le foie, si d’ailleurs les signes d’une lésion du pou^ mon manquent, on sera porté à penser que le cœur ou sa membrane présentent une augmentation de volume. Les signes stéthoscopiques donneront ici plus de valeur à cette croyance. Dans l’appréciation dont il s’agit il faudra tenir compte du volume du
dans les cas de maladies du coeur. i57 Ihorax comparé à celui du principal organe de la iirculatlon.
4". Si le péricarde contient beaucoup de liquide, eîson mat du côté gauche devra être très-marqué.
5°. S’il en contient assez pour imiter une hydroi\ysle , le bruit pulmonal correspondant au poumon (ccupera une partie déclive par rapport à l’épandiement , et se rencontrera dans la région pulmo- .alre postérieure gauche. Dans l’hydro-thorax sans [Lihérences, au contraire, le poumon occupe un sîpace supérieur à celui où se trouve le liquide, lœtte différence n’existerait pas entre l’hydro-périairde et l’hydro-thorax interlobaire ou diaphragraaifque,
6°. Si le péricarde renfermant des liquides est en omtact sur quelques points avec l’estomac ou les iltestins distendus par des gaz, le frémissement huaorique pourra peut-être se manifester sur les roints où cette juxta-position a Heu. Il faudra dans in cas' pareil, et pour éviter les méprises, explorer ! malade à jeun et avant qu’il n’ait bu.
7°. Si le péricarde contient des gaz, un son tympai(que correspondra à la région cardiaque, et le plus [auvent le petit lobe du foie, situé au dessus, sépaecra f espace dont il s’agit de celui où le son de eestomac s’obtient- On pourra d’ailleurs reconnaîfce la place qu’occupe celui-ci, au moyen d’expékences dont il sera parlé plus bas.
1 8“. S’il arrivait que des liquides et des gaz fussent [)mtenus à là fols et en grande quantité dans le féricarde, le coucher dans différentes positions ■irait trouver la sérosité à la partie déclive de f es-
pace correspondant au cœur ; les fluides ebstiques Laient situés au-dessus d’elle; la couche supérieure des liquides serait de niveau , et , sur celuici on pourrait rencontrer le bruit humorique.
’qo. Il est probable que , dans les anévrysmes de
l’aorte ou des gros vaisseaux , la
fournira un son mat qui correspondra au volume de la tumeur et à son siège. Si cette tumeur est couverte par une portion mince du poumon , la pei cussion légère fera reconnaître celle-ci , tant is qu une percussion plus forte donnera un bruit correspondaiità la densité de l’anévrysme.
Diagnostic des maladies du. cœur, du péricarde et des gros vciisseciux.
Les signes fonctionels directs ou indirects des. maladies du cœur, bien que très-importans , son loin de démontrer l’espèce de souffrance dont cœur est atteint. Les palpitations , les battemens insolites du pouls , l’auxiete, la c ou eui ^ ’
la eêne de la circulation ainsi que la dyspnee, 1. Lcies des maladies du cœur, la gene pour montei un escalier, les réveils en sursaut , la coloration no. X ou a pâleur des capillaires , se rencoiv Xt dans une foule de maladies primitives ou secondaires dans lesquelles cet organe ne mont,-
pas de lésions organiques apres la mo • ,
est malheureusement ainsi t es carde, qui ne sont que très-peu eclairees pa 1 douleur, les syncopes , la petitesse du P»^ ’ ' et des anévrysmes des gros vaisseaux , qui ne