‹ De la percussion médiate et des signes obtenus à l'aide de ce nouveau moyen d'exploration, dans les maladies des organes thoraciques et abdominauxChapitre 49 sur 94 · DANS LES MALADIES DU PÉRITOINE · texte numérisé non relu

DANS LES MALADIES DU PÉRITOINE

.avaient près de deux pouces d’épaisseur. Le ventre (était très-tendu, et sa forme était celle qu’il offre ordinairement dans l’ascite. La fluctuation y était mullç; ce que nous attribuâmes à l’extrême infil- Itratlon des parois. La percussion médiate donna (évidemment la preuve de l’existence d’un épanclieiment libre dans la cavité du péritoine. Le tissu (Cellulaire sous-cutané , déprimé par le plessi- I mètre , permettait à l’instrument de donner des in- (dices précis sur la hauteur du liquide et même sur lie volume du foie. Au dessous du niveau de l’épan- (chement, on obtenait, dans la région sous-hépa- Itique, le son jécoral. Ce bruit se terminait d’une manière très-évidente un peu au dessus du rebord (Cartilagineux des côtes, et était remplacé par le son iascitique. Cela avait surtout lieu lorsque le corps ( du sujet était incliné sur le côté droit : le foie, comme iplus lourd que le liquide , était, dans cette position, t en contact immédiat avec les parois abdominales. Si le sujet éfait couché sur le dos, Il fallait déprimer les parois du thorax avec le plessi mètre , et percuter ensuite, pour apprécier les différences de son. Une couche remarquable de liquide se trouvant, en effet, entre le foie et les parois. Il fallait écartçr la sérorosité pour arriver jusqu’à l’organe sécréteur de la bile. Par l’un et l’autre de ces procédés , on limita très-bien le bord Inférieur du viscère; carie doigt , introduit par une petite Incision, rencontra le rebord hépatique sur le lieu qui avait été indiqué avant l’ouverture. La convexité supérieure du foie n’était pas moins facile à préciser du côté du thorax ; et l’expérience, étant dirigée de la même manière

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que dans les observations précédentes, donna encore les mêmes résultats. On eut donc ainsi , dans un cas d’anasarque et d’ascite, l’appréciation exacte de la situation et du volume du foie, qui excédait de peu de chose les dimensions normales (MM. Manec, Jules de Dervieu).

10' Expérience. Sur le cadavre d’une vieille femme dans l’abdomen de laquelle se trouvaient quatre pintes de sérosité, on pouvait, soit au dessus , soit au dessous du niveau de l’épanchement, limiter le" bord Inférieur du foie. Bien que les signes physiques de l’engouement du poumon existassent du côté droit, il était possible d’assigner aussi la hauteur de la convexité supérieure de la glande biliaire. Des carrelets servirent à limiter l’organe ; et à l’autopsie cadavérique on trouva celui-ci exactement circonscrit par les aiguilles. L’engouement cadavérique et l’ascite avalent été bien appréciés (MM. Manec, Van Puyfellck , Hureau, Harisson).

1 1* Expérience. Sur plusieurs cadavres qui portaient une tympanlte péritonéale, résultat de la putréfaction , les moyen's précédens faisaient également bien reconnaître le volume du foie. Soit qu’on fit coucher le sujet sur le côté droit et qu on percutât la partie déclive, soit qu’on déprimât avec le plesslmètre les parois abdominales qui recouvraient le foie , et qu’on percutât ensuite , le diagnostic était facile à établir. Des incisions et l’introduction des carrelets sanctionnèrent le jugement porté avant l’ouverture sur le volume de la glande biliaire.

1 2® Expérience. Sur le cadavre d’une vieille femme dont la putréfaction était avancée, MM. Guyon ,

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