PLANCHE I
Stéthoscope et Plessimètre.
J’ai cru devoir adapter le plessimèlre au stéthoscope, et la réunion de ces deux instrumens en un seul prouvera que je n’ai pas rinlenlion de substituer ma méthode à celle de Laennec, mais que je veux au contraire éclairer les uns par les autres les résultats fournis.par ces deux moyens d’investigation.
Persuadé que l’extrême incommodité du long cylindre de bois dont se servait Laennec a été un des plus grands obstacles que l’auscnltation ait eu à surmonter, j’ai cherché s’il n’était pas possible d’en modifier la longueur et la pesanteur de manière à le rendre plus portatif.
.J’ai reconnu qu’une diminution dans le diamètre du cylindre n’altérait en rien la propriété conductrice des sons, pourvu que l’on conservât l’étendue de la cavité conoïde qui termine l’instrument ; d’un autre côté, en le raccourcissant, on en rend souvent l’usage plus' facile. Il m’a semblé, en conséquence, que le stéthoscope, tel que je l’ai modifié, remplaçait trèsbien le cylindre de Laennec^ mais je n’ai pas la prétention de lui croire d’autre avantage que celui d’élre plus commode (i).
(i) On a imagine de modifier encore mon siéthoscop" en le composant de deux parties rentrant Hune dans Ihiu’re en forme de lorgnette : mais l’exptTicncc démontrera si ia division qui a lieu entre les deux pièces dont il s’agit ne nuit point à la propriété de conduire les sons. Cette modification présente d’ailleurs peu d’avantage même sons le rapport de la commodité.