‹ De la péricardite blennorrhagiqueChapitre 10 sur 30 · MAC · texte numérisé non relu

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Les préparations furent contrôlées par Wertheim. En 1894 nous trouvons un cas de synovite gonococcique avec cultures dû à Macaigne et Finet; une observation de Finger avec arthrite du genou à gonocoques et périchondrite de la quatrième côte gauche à gonocoques : l’infection était consécutive à une blennorrhagie ophtalmique ; un cas de Neisser, arthrite aiguë des articulations tibiotarsienne droite et inter-phalangienne du médius droit ; les deux foyers ponctionnés donnèrent le second trois petites colonies et le premier de nombreux gonocoques que l’on putcultiver ; une observation de Dott, Respighi et Burci dans laquelle, après une ponction sans résultat faite au dix-septième Jour, une seconde ponction du genou faite le vingtième jour amena la sortie de 120 grammes de liquide contenantdes gonocoques qui donnèrent huit cultures, ponctions obtenues selon la méthode de Wertheim. I est inutile, pensons-nous, d'insister davantage et de relater par exemple le résultat des inoculations pratiquées soit par Wertheim, soit par Finger, Ghon et Schlagenhaufer ; nous croyons avoir réussi à montrer qu'il existe des observations inattaquables où le gonocoque est sans conteste apporté par la voie sanguine. Et, pour en revenir à notre point de départ, nous croyons légitime de faire ressortir le lien possible entre le gonocoque et ja péricardite.

!l est un premier fait à mettre en lumière. Aussi bien que pour l’endocardite il est dans la péricardite un certain nombre d'observations où la manifestation cardiaque s'est développée soit en dehors et indépendamment, soit

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antérieurement au rhumatisme blennorhagique. Dans le plus grand nombre des cas observés par Gluzinski, « le rhumatisme articulaire ne constituait pas le moyen terme entre l'affection du cœur et l’uréthrite ; » les cas qui sont visés par lui sont des cas de péricardite. Dans l’observation de cet auteur que nous publions, le fait est particulièrement net. Un blennorrhagien au cours d’une blennorrhagie à rechutes et de longue durée est pris à chaque recrudescence d'accidents du côté de son péricarde. Pendant plusieurs attaques la péricardite se montre isolée; une fois cependant, comme pour ne laisser aucun doute sur la nature blennorrhagique des accidents cardiaques il apparut simultanément du rhumatisme localisé à deux articulations. C’est seulernent à la troisième atteinte que se montra ce rhnumatisme. Voici maintenant comme s’exprime Mac Donnel à propos de l'observation que nous rapportons : « Ce cas, dit-il, montre très nettement que le rhumatisme blennorrhagique peut donner lieu à des affectations cardiaques. Un jeune homme, ni personnellement ni héréditairement prédisposé au rhumatisme, dans la cinquième semaine de sa deuxième chaudepisse, est exposé au froid prolongé, suivi de légères douleurs articulaires, surtout dans les genoux, et pas assez fortes pour le faire garder le lit. Après quatre jours, ses douleurs articulaires transitoires le quitttent et il est subitement atteint de douleur péricardique et de dyspnée. Les signes physiques de la péricardite sont reconnus. Rien de plus du côté des articulations, mais l'écoulement uréthral con-

tinue et les signes de la péricardite disparaissent. Le

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trentième jour de la maladie, un épanchement se fait dans le péricarde et les plèvres. Finalement, tous les signes physiques disparaissent excepté un bruit systolique très marqué à la pointe. » Les malades des observations de Lacassagne et de Souplet n’ont pas présenté de rhumatisme blennorrhagique.

Quelle relation faut-il établir entre le gonocoque et la. péricardite? Gluzinski faisait remarquer qu'à priori l’affection cardiaque ne doit pas être considérée comme: de même nature qu’une orchite ou une cystite qui sont des complications par continuité directe. Puis après avoir fait ressortir qu'on peut admettre deux séries d'explications, soit l’action du gonocoque, soit que la séreuse est affaiblie par la blennorrhagie et que d’autres. microcoques peuvent s’y établir et constituer une infection mixte, il en arrive à dire que cette conclusion, à savoir que l’uréthrite blennorrhagique peut être la cause médiate ou immédiate d’une affection cardiaque n'est pas trop hasardée. Audry dit que l’on aurait mauvaise grâce ànier la possibilité de la péricardite blennorrhagique ; malgré les réserves de Talamon pour qui le fait de Lehman est le seul net, il accepte les observations de Lehman, de Tixier, de Guntz, de Lacassagne. Nous rapportons à la fin de ce travail treize observations qui toutes se rapportent à des. cas de péricardite bien observés: plusieurs de ces faits sont d’une netteté indiscutable. Aussi, tout en reconnaissant que la bactériologie n’a pu encore se prononcer comme elle semble l'avoir fait pour l’endocardite puisqu’on à publié six observations qui plaident en faveur

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