NON
Le malade reste dans le décubitus dorsal, immobile. L’écoulement blennorrhagique disparut à l'apparition des fluxions articulaires et de la fièvre ; pas le moindre suintement ; les émissions d’urine sont douloureuses par moments, pas de signes d’inflammation du méat urinaire, ni des organes génitaux. Les articulations prises en premier lieu se dégagèrent un peu, aussitôt qu’une nouvelle jointure plus éloignée devint le siège d’une fluxion subite. Un jour, il y avait simultanément sept articulations qui étaient immobiles, rouges, gonflées, douloureuses, au même degré. L'examen des urines démontra la présence d’urates et de phosphates; même constitution du sang que dans le rhumatisme aigu, sueurs profuses, miliaire étendue.
L'évolution de la gronde fièvre eut beaucoup de ressemblance avec celle du rhumatisme aigu, et, en effet, la marche progressive de l’intensité de la fièvre précéda régulièrement la propagation de l’envahissement des jointures. Dans le courant de la troisième semaine, la courbe de la température qui baissait régulièrement tous les jours se releva brusquement un matin.
Une péricardite avec tous ses symptômes se manifesta.
Saignées répétées à profusion.
Vessie de glace sur la région précordiale, calomel à haute dose, rien ne put empêcher l’évolution rapide de la température même pendant un seul jour.
Apparition d’une méningite. Mort.