‹ De La Péricardite Séro-Fibrineuse TuberculeuseChapitre 23 sur 44 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

Observation inédite due à l'obligeance de M. le D' Lian

Péricardite tuberculeuse avec épanchement

Résoption spontanée du liquide

-M. J. P..., rentre au Sanatorium Clémenceau à Bicêtre le 5 avril 1924.

Il a été bien portant jusqu'en janvier 1923, iln’avait eu jusqu'à cette époque aucun trouble cardiaque. Depuis janvier 1923, il se plaint d’un point de côté thoracique gauche persistant. Le malade est légèrement fébrile, la température oscille entre 3707 le matin et 3895 le soir.

Il consulte alors un médecin qui diagnostique une péricardite avec épanchement et une pleurésie droite, Plusieurs ponetions exploratrices de la plèvre droite ont été négatives, Le médecin lui conseille alors de rentrer à l'hôpital.

Il rentre à Cochin de mars à juillet 1923. Le diagnostic de péricardite avec épanchement est confirmé, cependant il n'est pas pratiqué de ponctions. Le malade tousse un peu

il a quelques crachats muqueux ; une réaction de Besredka

M pure

pratiquée dans ses crachats donne un résultat négatif. Sous l'influence du repos et du traitement l’état s'améliore, la température ne dépasse pas 37% le soir.

Le malade quitte l'Hôpital Cochin le 23 juillet et peut reprendre son travail, mais en décembre 1933 il se sent plus fatigué, la température augmente à nouveau ; pendant cinq jours, il faitune poussée fébrile aux alentours de 39 degrés puis ensuite la température oscille entre 37 le matin et 38 le soir. La fatigue et l’anémie le décident à rentrer à nouveau à Cochin fin février 1924 dans le service de M. le professeur Vidal. Il tousse un peu, il a quelques crachats muco-purulents le matin, dans lesquels ‘on trouve une réaction de Besredka positive.

Une radioscopie pratiquée alors avait montré l'existence d'un épanchement péricardite.

Etant donné son état très vraisemblablement tuberculeux le malade rentre en mars 1924 au Sanatorium Clémenceau à Bicêtre.

Examen le 5 aoril 1924.— Thorax : Les vibrations sont augmentées dans toute l'étendue des deux poumons en arrière mais surtout aux sommets.

La percussion montre uue diminution de sonorité dans les régions sus et sous-claviculaires droites à l’auscultation. La respiration est soufflante au sommet droit, elle est diminuée dans l'étendue des deux poumons aussi bien en avant qu'en arrière.

Auseultation du cœur : On constate l'existence d’un frottement unique à timbre légèrement piaulant assez bref, on l'entend au maximum au niveau de l'extrémité interne du

quatrième espace intercostal gauche, il est perçu sur toute

l'étendue de la région précordiale. Il est protodiastolique et présente la même intensité chez le sujet couché et assis, il est bien plus accentué dans la position genu pectorale.

En résumé il s’agit d’un tuberculeux ayant eu au cours de l'année 1923 un épanchement péricardite très vraisemblablement bacillaire. Cet épanchement s’est resorbé spontanément, il ne reste comme signature de ceite lésion qu'un frottement péricardite. Les autres lésions tuberculeuses

continuent à évoluer.

Page 1