OBSERVATION II
Péricardite tuberculeuse à grand épanchement. Deux ponctions successives, la seconde suivie d'une injection naphtol canfré. Guérison.
Le malade âgé de 34 ans. Pas d’antécédents tuberculeux. Bronchite légère en 1899.
En 1900 : deux hémoptysies, lésions tuberculeuses du sommet gauche.
17 décembre 1900. — Entré à l'hôpital. Infiltration du tiers supérieur du poumon gauche.
l’oumon droit sain. Dyspnée considérable en désaccord avec les signes pulmonaires.
Pouls : petit, fréquent, irrégulier, pouls paradoxal.
Voussurede la région précordiale et de la moitié gauche du thorax. Œilème de la paroi. Matité précordiale aumengtée : 22 centimètres de hauteur, 18 centimètres de largeur.
Foie abaissé : trois travers de doigt au-dessous des fausses côtes.
Les battements du cœur s'entendent à peine.
Pas de choc précordial. Douleur nulle. Pas de dysphagie.
ar décembre. — Ponction du péricarde, 100 grammes de PAT js
sérosite citrine fibrineuse très légèrement hémorragique.
Le résultat fibrineux présentait exactement la formule leucocytaire des pleurésie tuberculeuse. Le malade se sentait soulagé aussitôt après la ponction.
27 décembre. — On percevait des frottements péricardiques.
4 janvier 1901. — Pouls régulier, normal.
8 janvier. — Dyspnée, oligurie, œdème des jambes, inégalité du pouls qui redevient paradoxal.
10 janvier. — Matité précordiale mesurant 23 centimètres àla base, 20 centimètres transversalement.
11 janvier. — Deuxième ponction, 125 centimètres cubes ‘ de sérosité, citrine très fibrineuse, on introduit 1 gramme de naphtol camphré pur. ; ;
12 au 15 janvier. — Tachycardie excessive, œdème des jambes, oligurie.
16 janvier. — Amélioration.
8 février. — (Hdème des jambes disparu, dyspnée nulle,
matité précordiale 18 centimètres sur 16 centimètres.
20 février. — À partir de cettæ date la guérison ne s’est démentie jusqu’au 22 mars.
22 mars. — Matité précordiale 18 sur 16.