‹ De La Périnéorraphie ImmédiateChapitre 9 sur 19 · IV. Déchirures postérieures · texte numérisé non relu

IV. Déchirures postérieures

Les déchirures incomplètes sans lésion musculaire ne présentent aucun intérêt opératoire. On sait que chez toute primipare le cercle fibreux qui correspond à l'insertion de l'hymen éclate au moment du passage de la tête”. Il est exceptionnel que cette rupture ne s’accompagne pas de quelques éraillures plus profondes au niveau de la fourchette. « On entend fréquemment affirmer, dit Matthews Duncan, qu'il y avait chez une primipare absence complète de déchirure, mais je n’ai jamais été convaincu que dans les cas cités on avait fait un examen minutieux, examen qui exige de la lumière, un assistant et une éponge. » ‘

Quoi qu'il en soit, de pareilles déchirures ne méritent guère d'arrêter notre attention. N’intéressant pas les muscles, elles n’ont, suivant la remarque de Skene*, aucune tendance à l’écartement de leurs bords. Elles sont donc parfaitement susceptibles de se réparer spontanément au même titre qu'une plaie ordinaire quelconque. Les déchi rures incomplètes profondes sont de beaucoup les plus fréquentes, et, à ce titre, c’est sur elles que porte particulièrement notre description. D'ailleurs, c’est pour elles

surtout qu'a été employé le procédé opératoire que nous :

décrirons dans le chapitre IT.

Les déchirures complètes constituent une infirmité

1 Budin, Progrès médical, 1876.

? Skene, New-York medical Journal, mars et avril 1885.

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