‹ De la PéritoniteChapitre 15 sur 48 · SPA · texte numérisé non relu

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9 fois on trouve le Bac. coli seul. (Obs. 93, 24, 95, 96,.37, 43, 49),

9 fois(Obs. 40, M),des microcoquesisolés, doubles, en chainettes; ces derniers sont, sans doute, des streptocoques.

1 fois le streptocoque pyogène pur (Obs. 86).

1 fois du streptocoque associé au Bac. coli(Obs. 44).

1 fois, à la fois le streptocoque, le staphylocoque, et le Bac. coli (Obs. 49).

Enfin, dans l’Obs. 27, le pus, examiné sur lamelles, au moment de l'opération, donne du streptocoque pur, qu'on cultive, tandis que le pus recueilli au moment de l’autopsie montre un grand nombre d'espèces bactériennes, dont la culture ne produit que du Bac. coli.

Une fois l’examien reste négatif.

En résumé, le Bac. coli est souvent l’auteur des péritonites par propagation d'origine intestinale; c'est là un point hors de conteste, car il passe aisément de son état saprophytique habituel à un état pathogène, lorsque certaines conditions lui permettent d’exalter sa virulence Mais il ne faut pas être trop exclusif et on doit laisser une place, importante à notre avis, aux microbes divers dela suppuration: streptocoque, staphylocoque, qu'on trouvera à l’examen du pus péritonéal, sion le pratique dans les conditions que nous avons indiquées.

Notons, enfin,que Nepveu (Obs. 41 et 42) constata, en outre des micrococci divers, la présence,dans le liquide péritonéal, de nombreuses cercomonasintestinalis; ce fait était important à signaler, car il

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démontre d'une façon absolue l'origine intestinale des bactéries qui infectent le péritoine ; elle est bien prouvée à notreépoque, mais, en 1875, lorsque Nepveu fit cette découverte, c'était un argument de réelle valeur à l’appui de cette théorie.

Parmi les observations de fièvre typhoïde, l’examen bactériologique a été pratiqué une seule fois (Obs. 16); on trouve dans le liquide abdominal un grand nombre de spores de micrococci. Nous citons ce fait sans insister plus, ne pouvant pas tabler sur le résultat d'une seule cbservation, d’ailleurs ancienne. Frænkel, dans des observations que nous n'avons pu nous procurer, n’atrouvé que du Bac. d'Eberth dans le contenu péritonéal de péritonites typhiques purulentes sans perforation. On a démontrésans doute,dans de nombreuses recherches bactériologiques, la présence du bacille d'Eberth dans les foyers de suppuration multiples qu’on rencontre quelquefois à l’autopsie d'un typhique. C'est lui qui a peut-être été, dans certains cas, la cause de péritonite par propagation, mais, étant donné les propriétés pyogènes beaucoup plus accusées du streptocoque et du staphylocoque, la pullulation de ces microbes qui viennent infecter secondairement les ulcérations typhiques, nous admettons que c’est à eux qu'on doit rapporter le plus souvent l'infection péritonéale.

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