INTRODUCTION
Pendant notre stage dans le service de M. le professeur Lépine, nous avons pu observer un cas de péritonite mortelle dans le cours d’une fièvre typhoïde. L’autopsie montra des lésions étendues des tuniques intestinales, mais n’allant pas jusqu'à la perforation de l'organe ; il n’y avait pas de communication directe entre la cavité intestinale et la séreuse,,
Bien que ce ne fût pas un fait nouveau, puisque notre observation II, rapportée par Petit et Serres dans leur Traité de la fièvre entéro-mésentérique, date de 1813, ce cas nous surprit, car, pour nous, à cette époque, une péritonite d’origine intestinale, était synonyme de péritonite par perforation.
En parcourant la littérature médicale, nous nous sommes convaincu qu'il n’en était pas toujours ainsi et, profitant du cas que nous avions observé, nous avons voulu faire, dans ce modeste travail que nous soumettons à nos juges, l’histoire des péritonites d’origine intestinale sans perforation.