‹ De la philosophie d'OrigèneChapitre 1 sur 7 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

CS Αῇδῆ; δι οι πολ οσνε το,

L'Académie des sciences morales et politiques (section de Philosophie) avait mis au concours la philosophie d’Origène, pour le prix Victor Cousin, à décerner en 1881. À l'indication sommaire du sujet elle ajoutait le programme suivant :

« Exposer la doctrine philosophique d'Origène. Recueillir les idées philosophiques répandues dans les commentaires sur toute l'Écriture et dans l'Apologie du christianisme contre Celse. Examiner s'il y a lieu d'attribuer les Philosophumena à Origène.

« Remonter aux différentes sources de la philosophie d'Origène, particulièrement à Philon et à Clément d'Alexandrie. Signaler l'influence que la philosophie d'Origène a exercée sur les doctrines philosophiques et religieuses de la seconde moitié du nr siècle et sur celles des siècles suivants.

« Apprécier la valeur de cette philosophie au point de vue métaphysique et moral. »

est le mémoire couronné par l’Académie dans ce concours que je présente aujourd'hui au public. À peine y

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ai-je apporté quelques changements. Le plus considérable a été de retrancher du corps de mon exposition la question incidente et parasite de l'auteur des Philosophumena, ou de la compilation qu'on a faussement décorée de ce titre. Cette érudition rentrait 81 mal dans mon travail tel que je l'avais conçu, elle y formait, pour parler le langage du rapporteur, « une parenthèse » si longue et si disgracieuse, que j'aurais purement et simplement supprimé le cahier que j'y avais consacré, si deux de mes juges ne m'avaient conseillé, et avec insistance, de le donner en appendice. De plus, j'at comblé, le moins mal que j'ai pu, Îles lacunes signalées par le savant rapporteur, notamment en donnant un peu plus de développement à l'histoire de l'origénisme et de son influence. Mais je crains de n'avoir satisfait que médiocrement aux critiques et aux désirs de M. Franck : il comptait trop sur moi en me prêtant, un peu gratuitement, sa longue habitude et sa connaissance exacte et étendue des écrivains mystiques.

Il ne me reste plus qu'à témoigner toute ma reconnaissance aux membres de la section de philosophie, qui ont accueilli mon travail avec tant de sympathie; à M. Franck, qui s'est fait leur organe en haussant peutêtre la note, et à mon vieux camarade et ami Paul Janet, sans lequel je n'aurais ni songé à demander, ni obtenu la faveur de l'impression à l’Imprimerie nationale. Je ne dois pas oublier l'active et complaisante collaboration que m'a prètée, dans la correction des épreuves, M. Haussoullier, jeune helléniste sorti de l'École normale supérieure et de l'École française d'Athènes. Si toutes les feuilles avaient passé sous ses yeux, j'aurais confiance que

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les citations grecques laisseraient peu à désirer. J'ai eu du moins la bonne fortune qu'il ait revu d'un bout à l'autre les deux chapitres à la correction desquels je tenais le plus, les chapitres vai et 1x, tout remplis de citations des Pères grecs orthodoxes, Athanase, Basile, les deux Grégoire et Jean Chrysostome.

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