CHAPITRE II
à rhumanité entière celui qui sut ouvrir aiasi de nouvelles routes au commerce? Combien de fabriques n'a-t-il pas fait établir! combien d^autres n'a-t-il pas agrandies! combien de pays, où régnaient la paresse et la pauvreté, lui doivent ractivilé et Tabondance !
Rendre notre existence plus douce est le but des travaux du philanthrope ; et les sciences, les arts concourent merveilleusement à ce but. Naguère une des classes d'^hommes les plus misérables était celle des matelots. A leurs dangers, à leurs fatigues, se joignaient des privations sans nombre. Us respiraient un air infect dans leurs étroites demeures; souvent une nourriture malsaine leur causait d'afireuses maladif i et quelquefois , nouveaux Tantales , au ïnilieu de TOc^an ils enduraient les horreura de la soif. Maintenant des ventilateurs , d'aune construction facile, renouvellent Pair dans toutes les parties d^un navire; la fabrication de la gélatine , et Tart de conserver des viandes fraîches pendant plusieurs années, prociuent aux marins des alimeus tou
jours salubres; et le précieux appareil k distiller Teau de mer les garantit du fléau le plus désolant peut-être qu'ils eussent à redouter.
Alors même que les sciences auraient pour seul avantage d'apporter quelques soulagemens à nos douleurs physiques , elles seraient encore précieuses; mais, quoi qu'on en ait dit, elles sont utiles aux mœurs, car elles combattent les grandes causes de dépravation :
'ignorance, l'oisiveté et la misère. Ah! les sciences versent des bienfaits nombreux sur la terre; et les hommes de génie qui les cultivent dans Tinlérêt de l'humanité, sont des ministres de la Providence.
Ces idées seront peu contestées de nos jours, l'Europe révère les lumières; mais une vérité qu'on semble avoir oubliée , c'est qu'il est une science qui surpasse toutes les autres en importance, parce qu'elle doit régler notre vie , et parce qu'elle seule peut imprimer à nos divers travaux la direction la plus utile.
Vouloir que les sciences , les arts, sans être
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fécondés par la morale , produisent les meilleurs résultats, c'est vouloir que des rameaux séparés de leur tige se couvrent de fleurs et se chargent de fruits.
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