CONTAGION
La phthisie pulmonaire paraît ne pas être contagieuse.
Cependant on a remarqué certains faits qui semblent établir la contagion entre conjoints, surtout du mari à la femme en cas de fécondation.
Mais peut-être faut-il ne pas voir dans ces circonstances un effet de contagion, et se défier du fameux : Post hoc, ergo propter hoc.
Souvent, en effet, une femme dévouée, minée par le chagrin, fatiguée des soins continuels qu'il faut pendant si longtemps prodiguer à un malade, partageant la couche de ce malade jusqu'au dernier moment, se levant à chaque instant baignée de sueurs, ne peut-elle pas, par suite de refroidissements répétés, contracter un de ces rhumes opiniâtres qui sont le prélude de la phthisie?
Si la phthisie n'est pas contagieuse, le tubercule
4i ÉTIOLOGIE.
est inoculable. Des expériences faites sur des animaux ont mis ce résultat hors de doute.
D'après une communication faite par M. Brusasco au congrès international d'hygiène qui
vient d'avoir lieu à Turin, on aurait à se préoccuper de la santé des bêtes qui fournissent le lait. (Cette observation avait déjà été faite par M. Bouley.)
Parmi les maladies susceplibles de présenter de sérieux inconvénients pour le consommateur, il n'y en aurait pas de plus importante que celle décrite sous le nom de pommelière, et qui ne serait autre que la tuberculose de l'homme.
Les vaches tuberculeuses — et elles sont nombreuses — seraient capables de transmettre par leur lait la maladie dont elles sont atteintes ellesmêmes.
Bien que cette question ne soit pas encore élucidée, et que la simihtude de la pommelière et de la tuberculose ne soit pas démontrée, tous les membres du congrès ont été unanimes à voter l'ordre du jour suivant :
« La septième section,
<( Considérant l'identité probable de la tuberculose des animaux de l'espèce bovine (pommehère) avec celle de l'homme, et partant la possibilité de la transmission de celte maladie des animaux à l'homme par l'usage alimentaire, non seulement