‹ De la phthisie pulmonaire et de sa curabilité [electronic resource]Chapitre 30 sur 35 · SEPTIÈME OBSERVATION · texte numérisé non relu

SEPTIÈME OBSERVATION

En 1879, je suis appelé à donner des soins au jeune T., âgé de 15 ou 16 ans, élève de troisième dans une institution de Paris.

T. a eu de fréquentes hémoptysies, il a quelques tubercules dans le sommet de chacun des deux poumons; l'appétit et les forces sont conservés.

Je le soumets à un traitement dans lequel domine ripécacuanha à doses fractionnées, pour combattre les hémorrhagies; je n'oublie pas le phosphate de chaux ni le régime végétal, et je suis assez heureux pour constater une guérison obtenue sans qu'il ait interrompu ses études d'une manière appréciable.

11 suit la classe en qualité d'externe.

Le 1"' novembre dernier, il fut effrayé à la suite de l'expulsion d'un crachat rosé : il revint me voir. Je l'examinai avec le plus grand soin, et je n'observai rien d'anormal dans les poumons.

HUITIÈME OBSERVATION, j^mej ye ^ ^ gQ |^j^g . g^g tOUSSC dcpulS

longtemps et habitait le département d'Indre-et- Loire; les médecins de Tours, dit-elle, l'ont condamnée.

Je la vois au mois de décembre 1879.

Je constate au sommet du poumon droit une caverne parfaitement circonscrite, et présentant des caractères stéthoscopiques bien tranchés.

L'affaiblissement estconsidérable, l'appétit nul; la malade ne peut souffrir la viande. Jeluicon-

seille une alimentation surtout végétale : elle mange des soupes au pain, des panades, des purées de légumineuses; en môme temps elle prend du phosphate de chaux, de Facide arsénieux. Sous rinfluence de ce régime, la toux et Fexpectoration ont presque complètement disparu; à peine a-t-elle encore quelques quintes le matin. L'appétit est revenu, elle mange avec plaisir du poisson et des légumes en assez grande abondance; mais elle ne peut toujours pas supporter la viande.

Les forces sont relevées; elle dort très bien, ne transpire plus. La dernière fois que je Fai vue, c'était le dimanche 31 octobre 1880. J'ai constaté la cicatrisation de la caverne ; la respiration est régulière, le bruit inspiratoire a gagné en force et en durée : c'est presque maintenant Fétat normal.

Je me propose de suivre cette malade pendant Fhiver; mais déjà je puis considérer cette guérison comme assurée.

Page 1