Forme chronique
Cette forme de la phthisie, qu'on pourrait appeler la forme bénigne, survient surtout chez les personnes arrivées à la période moyenne de la vie.
Elle peut se prolonger pendant cinq, dix,' quinze, vingt et même quarante ans. Le mouvement fébrile n'existe pas pendant la plus grande partie de sa durée; la succession des symptômes s'effectue en suivant une marche très lente, suspendue par des rémissions considérables : ce qui a
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fait donner à cette forme de la maladie le nom de phtilisie périodique.
Les malades présentent au début une toux sèche habituelle, qui dure plus ou moins longtemps et s'accompagne d'amaigrissement, de dyspnée et de diminution des forces. Ensuite il survient une toux grasse avec expectoration caractéristique. Puis on voit peu à peu les forces renaître, la toux ainsi que l'expectoration se modérer et même disparaître presque entièrement. Il importe de noter ici que, contrairement à ce que l'on observe dans les autres formes de la phthisie, les malades dans celle-si conservent un excellent appétit.
Cependant les individus atteints sont malingres et d'une santé toujours délicate; ils présentent des aggravations pendant la mauvaise saison et des rémissions considérables en été.
Ils continuent à vaquer à leurs occupations, arrivent même à une vieillesse avancée, et succombent quelquefois à une affection étrangère à la phthisie; mais assez souvent aussi la cachexie •se développe et la fièvre hectique emporte les malades.
Pendant la vie les signes stéthoscopiques * sont assez marqués, et à l'ouverture des cadavres on
1. Stéthoscopique, de CTxviôo?, poitrine, et orxoTOtv, examvier : un signe stélhoscopique est un signe formé par l'examen de la poitrine.