BIGOTE
11 ne faut pas tenir compte à cette dame de son renoncement à Satan, à ses pompes et à ses œuvres. Elle n'eût pas dédaigné le monde, s'il eût voulu l'admettre dans son tourbillon. Peu favorisée des dons de la nature, elle a pu cependant s'acheter un mari, plus soucieux de l'apport que de la femme. Il est mort sans enfants.
A défaut des plaisirs d'épouse et de mère, la veuve a déversé ses affections successivement sur un chien, un chat, un perroquet. Elle cultive aujourd'hui la race des oiseaux des Canaries. Bientôt elle se jettera exclusivement dans le giron de l'Eglise.
Cœur sec et parcheminé comme son visage terne et froid, où le temps a creusé l'aride empreinte de l'égoïsme et de la fausse humilité chrétienne.