De la physiologie générale
Après de longs tâtonnements, la physiologie, définitivement engagée dans la voie expérimentale, n’a plus qu à poursuivre sa marche ; elle pénètre de plus en plus dans la nature intime des phénomènes des êtres organisés et nous dévoile peu à peu les principes de la science de la vie.
Les sciences générales se forment toujours les dernières. Nous n’apercevons d’abord dans la nature que des résultantes de phénomènes dont la complexité nous cache l’origine, et ce n’est que par les efforts longtemps soutenus de l’analyse expérimentale que nous arrivons aux faits élémentaires d’où nous déduisons ensuite la conception synthétique des phénomènes les plus variés.
La physiologie générale n’échappe pas à cette loi évolutive des sciences, et loin de chercher à la constituer dès l’abord par des généralités plus ou moins vagues sur l’ensemble des manifestations de la vie, on ne peut au contraire la fonder que sur la connaissance expérimentale la plus précise des propriétés élémentaires des corps vivants ; pour comprendre un phénomène vital quelconque, il faut toujours remonter aux propriétés des éléments organiques qui en sont le principe.
Dans l’état actuel de nos connaissances, une semblable , étude ne pouvait être que fort imparfaite ; ma tentative à,4