PRÉFACE
ce sujet se trouve expliquée par les circonstances mêmes dans lesquelles est né ce livre. En 1867, M. Duruy, Ministre de l’Instruction publique, demanda aux savants et aux professeurs des corps enseignants des rapports sur les diverses branches des sciences. Je répondis à l’appel du Ministre, non par un rapport complet, dans le sens rigoureux du mot, mais par un simple exposé dans lequel je traitai de la physiologie générale , de ses progrès et de son développement particulièrement en France. Je pensai que dans une science en voie d’évolution, il n’y avait rien de mieux à faire que d’indiquer la marche que suit cette évolution elle-même.
Je publie aujourd’hui ce même travail sans avoir eu rien d’essentiel à y changer. En effet la tendance de la science physiologique est restée la même qu’il y a cinq ans, et ses progrès sont si rapides qu’ils nous font concevoir l’espérance que, dans une époque peu éloignée, la physiologie, établie sur ses bases définitives, aura conquis la véritable place qu’elle doit occuper parmi les sciences biologiques.
Claude Bernard.
15 Avril 1872,