SELON LES PHYSIOLOGISTES
peau qui le recouvre en sillons perpendiculaires ; V élévateur ie la paupière supérieure ; Yorbiculaire qui entoure Tœil et le ferme. Six muscles cachés dans l'orbite meuvent en tous sens le globe oculaire; la physiologie elle-même leur a donné outre leurs noms techniques des surnoms significatifs : le sttperbe qui élève Fœil, le dédaigneux qui \e tire en dehors et le buveur qui rapproche la prunelle du nez et fait regarder le verre. Le pyramidal gonfle le nez vers sa racine et y ramasse en bour* relet la peau qu'il entraîne ; le releveur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure n'a besoin que d'êlre nommé; les muscles transverse et myrtiforme ouvrent ou resserrent les narines. Vorbiculaire des lèvres ferme énergiquement l'anneau charnu de la bouche ; le zygomatique^ simple selon les uns, double et quelquefois triple selon d'autres, tend et allonge la lèvre en tirant en arrière la joue dont il forme la chair ; le muscle carré et le triangulaire du menton agissent sur la lèvre inférieure, la dépriment et abaissent le coin dé la bouche. Enfin le buccinateur^ plus profond, colle les joues contre les dents, et le peaticier lend la peau du bas de la figure et d'une partie du cou. Tels sont, au dire des plus savants
et à quelques différences près, les instruments du langage de la physionomie.
Quelle expression est inhérente ou doit être attachée à ces muscles ou A leurs mouvements, et comment quelques sillons creusés pour un instant sur la surface mobile du visage peuvent^ils révéler aux yeux lea plus secrètes agitations de l'âme invisible? C'est ce qu'ont essayé de nous apprendre trois physiologistes contemporains qui ont fait une étude spéciale de la physionomie, MM. Moreau (de la Sarlhe), Gh. Bell et Duchenne (de Boulogne).