TOME
Edit. Le-Huyen-Ton (1662-1671) portant instructions pour la réforme des mœurs (c’est un ensemble de prescriptions constituant un véritable code des devoirs et des obligations de tous les citoyens, depuis les simples particuliers jusqu’au plus baut fonctionnaire, en passant par les chefs de village et de famille). Art. 2, p. 152. — Les enfants doivent être pieux et respectueux (envers les parents). Lorsque ceux-ci sont âgés, ils doivent les servir matin et soir et ne les entretenir qu'à condition de les prendre chez eux chacun à son tour, en ne les soumettant pas à des travaux pénibles et fatigants. Dans les cérémonies des funérailles, ils doivent se conformer absolument aux prescriptions rituelles. Voilà la manière de remplir entièrement ses devoirs d’enfants.
Ar. 4, p. 152. — Les époux doivent s'aimer et se respecter mutuellement, et s'appliquer à remplir leurs devoirs mutuels. La femme doit servir et respecter ses beaux-parents, ellle ne doit pas contrarier la volonté de son mari, ni se laisser aller à la jalousie. Les époux ne doivent pas se séparer par lassitude de leur pauvreté; cela blesse la morale et les saines coutumes.
Ant. 6, p. 153 (voir supra, p. 30).
AnT. 8,.p. 151 (voir supra, p. 29).
AmT. 9, p. 153. — Les enfants et les juenes gens doivent
vénérer et honorer leur père, leurs frères et les personnes plus âgées qu'eux.
Lorsqu'ils ont des aliments ou des boissons, ils doivent les leur céder ; lorsqu'ils les voient chargés d'un fardeau ou transportant quelque chose, ils doivent se substituer à eux pour leur épargner des fatigues. Ils ne doivent pas se targuer de leur situation de fortune ou de leur rang pour s'asseoir sur la même natte et manger à la même table qu'eux, ce qui constitue une
atteinte aux principes des relations sociales.
ART. 10, p. 153. — Les femmes doivent faire de la soumission et de l’obéissance leur premier devoir, vénérer et servir leurs beaux-parents et vivre dans la plus parfaite concorde avec leurs frères aînés et cadets. Elles ne doivent pas se targuer de la situation de fortune ou de la haute position sociale de leurs parents pour prendre une attitude hautaine avec leur mari, élever le ton de la voix, crier et donner libre cours à leurs sentiments de jalousie et à leur mauvais caractère, demandant à divorcer pour la moindre observation. De même, lorsqu'elles commettent des fautes et que leur père, leur mère, ou leur mari, leur donne des uonseils et des avertissements, elles doivent modifier leur conduite afin de se corriger de leurs défauts ; elles ne doivent pas, s’abandonnant davantage à la colère, se laisser aller à se révolter contre eux et à les injurier ou bien à s'enfuir sur les routes ou à aller chercher asile dans le voisinage, ce qui, petit à petit, conduit au libertinage et à l'oubli des devoirs de la femme. Lorsqu'il sera contrevenu à ces règles, il sera permis au chef du quartier, du village, ou du hameau de conduire la coupable aux autorités locales qui la puniront sévèrement.
ART. 40, p. 159. — Aux fêtes du milieu (de l’année) et du premier de l’An, les familles en deuil doivent se conformer aux prescriptions du rituel funéraire des familles, elles ne doivent pas, sous le prétexte de recevoir des visites, de condoléances, rivaliser à qui fera le plus de chant et de musique.
Ainsi on changera les mauvaises habitudes et on reviendra à
des mœurs simples. Ceux qui -oseraient contrevenir à ces instructions seront punis de peines très sévères.