‹ De la Piété FilialeChapitre 26 sur 35 · ART. 160. — CACHER LE DEUIL DU PÈRE, DE LA MÈRE OU DE L’ÉPOUX · texte numérisé non relu

ART. 160. — CACHER LE DEUIL DU PÈRE, DE LA MÈRE OU DE L’ÉPOUX

Ceux qui, apprenant qu'ils sont en deuil de leur père ou de leur mère (s’il s’agit du petit-fils de droite lignée devenu le plus proché parent de ses aïeux, le deuil est considéré comme

celui du père et de la mère) ou bien de leur époux, le cacheront et ne manifesteront pas leur douleur seront punis de 60 coups de truong et d’un an de travail pénible.

Ceux dont le temps de deuil ne sera pas encore complètement écoulé, qui se débarrasseront de leurs vêtements de deuil, se livreront aux plaisirs et oublieront leur douleur ; qui feront de la musique ou assisteront à des festins, seront punis de 90 coups de truong…

Si le père ou la mère d'un fonctionnaire ou d'un employé viennent à mourir, celui-ci doit prendre un congé de deuil; s’il se déclare faussement en deuil de son aïeul, de son aïeule, d’un oncle, frère aîné ou cadet, de son père, d’une tante sœur de son père, ou d’un frère aîné, ou d’une sœur aînée, et ne prend pas de congé de deuil, il sera puni de 100 coups de truong et dégradé ou cassé de son emploi sans pouvoir être réintégré…

Ceux dont le temps de deuil ne sera pas complètement terminé, qui dissimuleront leur douleur et reprendront une fonction, seront punis de 80 coups de truong (et de même dégradés); les fonctionnaires dirigeants concernés qui connaîtront les faits et qui laisseront agir, seront, dans chaque cas, punis de la même peine. Ceux qui ne les connaîtront pas ne seront pas incriminés.…

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