NOMENCLATURE DES SINGES
M. Huxley divise l*ordre des primates en sept familles d'une valeur syslcmatlque à peu près égale : les anlhropiniens (hommes) ; les catarrhinims (singes de Tancien monde) ; les platyrrhiniens (singes du nouveau monde) ; les arctopithàques (marmousets); les lémuriens (lemurs); les cheiromiens et les galéopithèqucs ou singes volants. Pour Cuvier, de Blainville, Duvernoy, etc., les hommes forment le premier ordre, et les quadrumanes le second ordre du groupe des primates ; mais les subdivisions sont , dans toutes les nomenclatures, depuis BufTon , fort analogues. La plus naturelle est celle qui est due à ce grand écrivain ; singes de Vancien continent, singes du rwMveau continent. Pas une des espèces de Tancien monde ne se trouvait en Amérique. On ne trouve de singes ni en Australie ni à la Nouvelle-Zélande. De plus, en règle générale, les espèces sont confinées à ime région.
Les singes de Tancien continent offrent des caractères distincts ; ils ont les narines ouvertes au-dessous du nez (d où leur vient leur nom de cato-rhiniens) et rapprochées par une cloison mince ; trente-deux dents. Ils comprennent le gorille, le chimpanzé, Torang, le gibbon, qui forment le groupe des anthropomorphes (singes sans queue de Cuvier); puis les singes à queue qui habitent Furchipcl Malais, la Cochinchine , Tlnde ou l'Afrique : nasique, semnopithèque, en telle, colobe (Abyssinie); les cercopithèques (guenons de Buffon); macaques, magots (sans queue, du nord de l'Afrique et de TEspagne) ; les cynocéphales (papions, mandriUcs, babouins, etc.).
Quant aux singes du nouveau monde, ils sont tous d'un type très-distinct des catarrhiniens : ils ont le nez aplati, leys narines ouvertes latéralement, une longue queue, point d'abajoues ni de callosités. Sous le rapport de la conformation crânienne, il n'y a point parmi eux de singes aussi voisins de l'homme que b chimpanzé; mais il n'y en a point d'aussi éloignés que les cynocéphales. Leur système dentaire est variable ; la plupart ont trente-six dénis. On les distingue généralement en trois groupes : !• les hélopithèques ou sapajous, qui comprennent les hurleurs, les atèles, les ériodes, les tagotriches et les sajous. Ils vivent tous sur les arbres, et ont une queue prenante; 2» les géopithèques ou sagouins, sont dépourvus de ces deux derniers caractères; leur longue queue, quelquefois très-épaisse, ne parait avoir aucune utilité ; on en distingue cinq genres : saimiri, callithrix, nyctipithèques, sakis, brachyure; 3' les arctopithèques (ours-singes), qui ont des griffes et trente-deux dents. Us se composent des ouistitis et des tamarins.
Les lémuriens ressemblent aux singes par la conformation de leurs membres ; mais ils ont la tète en museau pointu, qui les rapproche des insectivores. Ils comprennent les indris, les avahis et les makis, etc., et ils habitent presque tous Madagascar. Les cheiromiens et les galéopithèqucs, que M. Huxley considère comme deux familles, établissent la transition aux rongeur^ et aux chauves-souris. (Trad.)