‹ De la place de l'homme dans la natureChapitre 13 sur 49 · --.AS · texte numérisé non relu

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au lieu de : golfe, lisez : gouffre.

au lieu de : qu*il aurait faite, Uses : qu'on aurait faite.

au lieu de : golfe, lisez : gouflrc.

supprimer parfaitement.

au lieu de : confomtraii, lises : confondait.

supprimer les guillemet».

5 cl 50, — tel renvoi».

— la virgule

au lieu de ; degré, lisez : degré quelconque.

cefte note est du traducteur.

au lieu de : 300, lisez : 500.

au lieu de : le», lisez : des.

au lieu de : rAllemagnc, lisez : la Suède.

au lieu de :‘Savernc. lisez: Savone.

au lieu de : golfe, lisez : gouffre.

INTRODLCTIOlN

Mumliim... a.'lcnium, immeiisum, iicque genilum nc<|uc inlerituriim um}uam. sator est, ælertius, inn aicnsits, tolus in tulu, imino Tor» ipsu lotuiii : (inilus et inütiilo similis; orniituin rcrutn ccrtiis et similis incerto; extra, inirn, cuiicU cxinipluxiis in se; idemque riTurii naUiiu* opus et rerum ip>a nutura (1).

L esprit. épouvanté de cette succession à l'inlini descoiiM’s les plus iaiblo et des «ifets les plus légers, ne se refuse à celle Mippo>itiun et à quelques autres de la iiiénic espèce que par le piéjugé qu'il ne se passe rien au delà de la portée de no» sens, et que tout cesse où nous ne voyons plu#; mais une des principales dillérences de l’obsirvntcur de. la nature et de son lulerpivle, c’est que celui-ci p«iii du point où les sens elles instruments nbandoiiiient l'autre; il conjecture par ce qui est ce qui doit être encore; il lire (te l'ordre des choxi a dea conclusions abslrutles cl fienéralcs qui ont pour lui Ionie Vevi~ dcHccdcs Vicités sensibles cl particulières ('2 ...

L’une (les vues les plus prolomles cl les plus neuves cjui, depuis Newloii, se soient produites dans les sciences naturelles est celle de la métamorphose et de l’équivalence des lorces mécaniques, physiques et chimiques. Quoique souvent pressentie et iudi(juée, jiième dans l’antiquité, celle lliéoric n’a été l'ormuhie

( I ) Plini', Ui$l. nal., Il, i.

(i!) DiilL'iol, de l' hUcriirélutioii de ht iintiirc, I.M, i

laii.Kï. 1

liNTHObUCÏIOiN.

d’une manière positive, c’esl-à-dire expcrimenlalo, que par J. R. Meyer, vers 1840 (1). Elle a reçu depuis lors de nombreux développements, des applications plus nombreuses encore; de MM. Séguin, Joule, Grove, Bauragartncr et Tyndall, qui s’en sont tenus aux forces physiques, à MM, Hirn, du Bois-Reymond, J. Béclard cl Malleucci, qui ont eu surtout en vue les forces physiologiques, il y a une série ininterrompue de magnifiques expériences (jui établissent que chacune des forces naturelles, chaleur, lumière, électricité, inouvemenl, peut se transformer, équivalent pour équivalent, en l’une souvent (pielconque des autres forces. En sorte que la (piaiilité de force reste indestructible et que nous n’assistons jamais à une genèse véritable des [ihénomènes, mais à une mutation perpétuelle des affections de la matière.

Telle semble devoir être aussi dans le temps présent, pour les sciences qui ont la vie pour sujet, la donnée fondamentale ou tout au moins le système le plus large, la méthode la plus capable de contenii’ l’immense nombre de faits qui débordent des anciennes systéinalisations. De Bonnet et de Lamarck à E. Geoffroy Saiut-ililaire, à M. Darwin, à M.Vogl, à sir Chailes Lyell ('2), <à Molescholl, on peut compter

(1) On lira avec inici'êt sur ce point historique une discussion qui s'est en* ^gee, il va quelques années, entre MM. Joule et Tyndall et qui a été reprotluile par /n Presse scienlifiijiie. 1862, t. 11, p. 502, 555 et passim.

(2) l.yell, rAmiaiiiclc île, t'humme prouvée par la géologie et remarques

IMR()l»U€TIOi\.

des pas en loul comparables, pour l’élendue el la force, ceux qu’onl marqués lesGrove, les Seguin el lesTyndall, cl la ihéorie de la Iransformaiion et de l’équivalonce des êlres vivanls dans la durée, sans origine el , sans fin, semble prendre sa |)lace, petit à |»elit, conformément à l’ordre bislorique du développernenl des sciences, à côté de la doctrine, mainlenanl acquise de l’indeslruclibililé des forces pbysiques.

« Dans les dernières années, disait récemment M. le professeur (lavarret, la science a fait un pas de géant; elle a démontré, d’une manière inconleslable, que la quantité de principe dynamique répandu dans l’univers est invariable comme la quantité de principe matériel. De ce point de vue élevé, les diverses forces que la limitation de nos facultés cl du Icnqis nous oblige à étudier à part, ne sont plus que des modalités de ce principe dynamique, transformables les unes dans les autres par voie d’équivalence. Or les manifestations bumaines, quelles qu’elles soient, nous apparaissent comme des forces. A ce litre, elles ne peuvent être et ne sont, en effet, ipie des modalités de ce principe dynami(jue universel (1). »

Ainsi se relient el convergent les vues les plus magnifiques et les plus sublimes qu’il ail été donné à

mir les théories relatives a l'origine des esi>éers par varia lion; jTcc le consentement et le cmicours de l'uiiteiir, pur M. duper. Paris, 18t>l. — Appendice : l'Homme fossile en Frume; eommunicalions faites à l' Institut {Aradrmie des srienres). l’.iris,

(1) Gavai iTl, bulletins de la Société d'anthropologie , 1S66, p. 4.

INTIiODUCÏlON.

la science de jeter sur runivers. Ainsi paraît sc déchirer le voile qui nous cache le mystère de ses origines, ou, pour parler plus exactement, ainsi s’évanouit cette idée cliimérique, qui suppose à ce que nous connaissons ■ des forces actives une origine dans le temps, c’est-à-dire une création ex niUilo.

L’objet de celle introduction sera de montrer comment tout semble aider à reculer la limite des connaissances accessibles, et comment des questions, autrefois sans lien apparent entre elles, viennent par leur concours éclairer le problème des origines ou, tout au moins, lui donner un caractère assez positif pour que l’on en puisse réclamer la solution.

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