‹ De la place de l'homme dans la natureChapitre 29 sur 49 · NOMENCLATURE DES SINGES · texte numérisé non relu

NOMENCLATURE DES SINGES

M. Iluiley divise l’ordre des primates en sept familles d'une valeur systématique à peu pris égale : les anihropitiiens (lioinmes) ; les catarrhiniens (singes de l’ancien monde); \es plalyrrhiniriis (singes du nouveau monde); les nrc/o/)ilAéqHfs (marmousets); les lémuriens (lemurs); les cheiromiens et les galeopithéques ou singes volants. Pour Cuvier, de Illaiuville, Duvernoy, etc., les hommes forment le premier ordre, et les quadrumanes le second ^ ordre du groupe des primates ; mais les subdivisions sont , dans toutes les nomenclatures, depuis Biiffon, fort analogues. La plus naturelle est celle qui est due à ce grand écrivain : singes île l'ancien continent, singes du noiivean continent. Pas une des espèces de l’ancien monde ne se trouvait en Amérique. On ne trouve de singes ni eu Australie ni A la Nouvelle-Zélande. Déplus, en règle générale, les espèces sont confinées à une région.

ti'S singes de l'ancien continent offrent des caractères distincts ; ils ont les narines ouveçtcs au-dessous du nez (d'où leur vient leur nom de cata-rliiniens) et rapprochées iiar une cloison mince ; trente-deux dents. Ils comprennent le gorille, le chimpanzé, l’orang, le gibbon, qui forment le groupe des anthrol>omorphes (singes sans queue de Cuvier); puis les singes h queue qui habitent l'archipel .Malais, la Cochinchine, l’Inde ou l'Afrique : nasique, semnopithéque, entclie, colohc (Abyssinie); les cercopithèques (guenons de Ruffon); macaques, magots (sans queue, du nord de l’Afrique et de l'Espagne) ; les cynocéphales (papions, mandrilles, babouins, etc.).

Quant aux singes du nouveau monde, ils sont tous d'un type très-distinct des catarrhiniens ; ils ont le nez aplati, les narines ouvertes latéralement, une longue queue, point d'alwjoues ni de callosités. Sous le rapport de la conformation crânienne, il n'y a point parmi eux de singes aussi voisins de l’homme que le chimpanzé; mais il n’y en a point d'aussi éloignés que les cynocéphales. lÆur système dentaire est variable; la plupart ont trente-six dents. On les distingue généralement en trois groupes : I* les hdlopithèques ou sapajous, qui comprennent les liurteMrs, les atcles, les fyiodes, les layûtriehes et les sajous. Ils vivent tous sur les arbres, et ont une queue prenante; 2* les gi'opitliAjiies ou saqouin.s, sont dépourvus de ces deux derniers caractères; leur longue queue, quelquefois Irès-éi'aisse, ne parait avoir aucune utilité; on eu distingue cinq genres; saiiniri, callithrir, nyctipitlièques, snkis, brachyure; 3* les aretopitheques (oms-singes), qui ont des griffes et trente-deux dents. Ils se composent des ouistitis et des tamarins.

Les lémuriens ressemblent aux singes par la conformation de leurs membres; mais ils ont la tète en museau pointu, qui les rap|jroche des insectivores. Ils comprennent les indri.s, les aeahis et les makis, etc., et ils habitent presque tous Madagascar. Les cheiromiens et les gateopitlièques, que M. Huxley considère comme deux familles, établissent la transition aux ruugeure et aux chauves-souris. (Trud.)

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