‹ De la Plata à la Cordillère des AndesChapitre 114 sur 273 · PES RARES · texte numérisé non relu

PES RARES

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elle donne. Après cinq ans, elle est en plein rapport. À ce moment, la Banque exige un amortissement important.

« Voulez-vous devenir industriel, exploiter vos vignes et fabriquer du vin? Adressez-vous a la Banque hypothécaire qui, moyennant 8 0/0, vous prêtera de quoi acheter des machines et bâtir un bodesa. En cinq ans vous payerez l'amortissement. »

On le voit, ces lois de crédit ont pour objet d'aider les non-capitalistes à parvenir au capital par le plus court chemin possible, et de supprimer, dans la province de Mendoza, les grandes propriétés par la multiplication des petites.

= Tout se tient, ajoutait M. Givit. Ges lois, faites en vue du développement économique de la province, sont en même temps des lois sociales. Car il nya pas de vrais citoyens sans la richesse ou, a moins, le bien-être qui permet au peuple de s’instruire de ses devoirs et de ses droits. Qu’est-ce qu’une patrie, pour un homme qui meurt de faim? Quel esprit de solidarité voulez-vous demander à celui qui n’a rien?

Par tous les moyens en son pouvoir, le gouvernement provincial encourage, d'autre part, l’industrie horticole dans Mendoza; il crée des pépinières d'arbres fruitiers, dont il vend les plants à très bon marché, et qu'il distribue même gratuitement. Le gouvernement central avait doté Mendoza d'une école de viticulture théorique et pratique; la province créa à son tour, à San-Rafaël, un établissement pratique pour la formation des contremaîtres et des ouvriers. Une prime de 330,000 francs est accordée par elle à la première fabrique de sucre de betterave qui sera créée, et une autre de 290,000 francs à la pre-

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