LS HEURES CE
F f a { 7 }. : « SVT CS LL à à NE AR EDEN A À TPE der LU Ve Rd 4 et ré \ ; , “4 L RTS me TA NT +
Lg
vées — le capital cngagé par elles dans le vignoble mendocin atteint aujourd hui 95 millionsde Irancs — qui a permis une telle prospérité.
Ces chiltres une fois recueillis, je voulus apprécier de mes veux les richesses actuelles et leur avenir.
Je parcourus le circuit de vignobles qui entourent la capitale comme d’une boucle verdoyante et que longe, de bout en bout, un chemin de fer d'intérêt local. Sous un ciel aussi pur que celui des vallées californiennes, je retrouvai les mêmes chemins bordés de
saules pleureurs, de peuplier s carolins et de poivriers, les mêmes prairies riantes, la même limpidité de l’atmosphère, la même coruscation solaire, et cette houle verte des vignes qui s’en allaient mourir en droite ligne au pied des Andes me rappelait les admirables vergers de Santa-Clara et de San-José qui s'étalent sur les pentes mourantes de la Sierra Névada.
Nous étions en février, et, partout dans levignoble, des files de tombereaux attelés de mules attendaient leur chargement. On y vidait en vrac les pamiers et les comportes débordant de raisin, alignés au bord des larges allées. Éparses dans les ouillières, des silhouettes de femmes penchées sur les ceps se redressaient parfois, leur buste seul visible, les cheveux enveloppés d’un mouchoir, ou bien elles s’avançaient, portant sur leur tête brune, aux yeux rieurs, des corbeilles pleines, le menton un peu relevé à la
UN \ +! | FT EC LAN D ed ; D 2 AT E R À PS LS ART APTE AU "RD. 4) CE EN >) me LS AL SUR dir de Might: tr dede il DRE 1 Le ‘) ARPIE SERRE IS AU, nd -
| LE
Fe:
TE F2 Es 2} 1 Î ES
FA SABRE A SL Serrs cage Hs. 57 dl
Po
LL ER gr LS Pre dpt NME ÈS Crete AT 7. vwniteae annee art te em
c ASE Lo HD PAUTÉ
” need RARE BRL: Tata est # ce Te
manière des canéphorest. À cheval, des capatazes surveillaient les vendangeurs. Les hangars de brique crue, les vastes bodegas et leurs cheminées se profilaient, grises et ternes, sur le rideau de orands peupliers qui se dressaient à l’horizon. Ici et là, après une succession de vignobles parfaitement plantés et soignés, on apercevait des terres incultes, salitreuses, couvertes de cailloux entre lesquels pointaient de maigres herbes roussies et des Joncs.
— Voici une preuve saisissante que Mendoza doit tout à l'irrigation, me dit-on. Ge terrain, pour une raison ou pour une autre, n’a pas droit à l'eau ou ne peut être irrigué.
Ainsi nous apparaîtrait, sans le limon des torrents, toute cette zone merveilleuse que nous venons de parcourir.
Nous nous arrêtâmes à Lujan, chez le plus gros viticulteur de la région, un ltalien, M. Domingo Tomba. La fortune du fondateur, Antonio Tomba, est légendaire. Chacun répète son histoire. Lorsqu'il arriva ici, à vingt-sept ans, après avoir quitté Son village des environs de Venise, il n’avait en poche que trente-trois francs. Îl entra comme surveillant dans l'usine d’un de ses oncles installé en Argentine, le quitta dès qu’il eut quelques économies, acheta des marchandises, une charrette, et se rendit sur les chantiers du chemin de fer du Pacific que l’on venait de commencer.
1. Les femmes gagnent 28 centimes par comporte et peuvent en emplir 8 à 10 par jour. Les hommes, 13 à 14.
} LAN \ MEET A \ : 4 L É . ' ù ; Para ALU A { | | 4 A rt ] : | \ ON EST CRIS ?
PEN ET : MS { SD 727) cÙ / d'A A A | Re )? FEU AGO | Ÿ \ : 1)! ARUNEAE ? De nt en tes 8 ge res mie np à À oo 0 ASE ! 1 LRU : EONATE È HS AOL CEE : AE Nr: ÿ V À. | È = r no | ee dé -mpar pie oser me den da ne ee ee es LU sil i ER La ab — tiereners st NE CD TT UE ee, LA 4 : è RH CRC À EVE ç ? ut, \ ELA Ar 4 ? : Te errprer pee ; ee fa ann au entree RENE de + LORS SAVE NES A: è d: L Ÿ \ à 9 [ Rte RAA \ F0 pc ; : n . ä pe re an te Ur, RE * "3, # (Vh [s CA 4 \ Î À ? { UN" #2 TAF, Mi | \ L PARTONS FERRER ex FA a RAA.
LU A ES NRA à eh TN
ét me
(2 à ” ë h j 6 4 \ ‘ +20" A) VIA À ii su. TER DRE D ee ongle 2 A er den M " , : : Fe : f
es em pre dre > nee eut éme
Comme les travaux exigeaient une grande quantité d'ouvriers et que les endroits que traversait la ligne se trouvaient dénués de tout, il fut le fournisseur des équipes : 1l avait trouvé une clientèle obligée de s'adresser à lui, Idée simple, comme toutes les idées de génie, Quand, avant suivi le chemin de fer, ul arriva avec lui à Mendoza, il sé trouvail riche de 100,000 francs. Il en eüt rapporté bien plus, si on ne l'avait plusieurs fois dépouillé en route. [1 fonda un almacen fixe pour remplacer son almacen roulant.
Puis il fit venir des foudres de son village, acheta du
raisin à de petits vignerons et commença à fabriquer du vin. Il appela son père et ses frères qu 11 s’associa, devint propriétaire de vignobles, et la fortune lui sourit.
Quand il mourut en mer, il y a quelques années, en se rendant en Europe où il retournait pour la première fois depuis l'établissement de sa fortune, cet homme d’une énergie farouche possédait vingt millions de francs. Il voulait revoir les gens de son village, jouir de leur admiration quand ils apprendraient qu’il avait gagné vingt millions, les éblouir par sa munificence, distribuer des dons fastueux.…. Et voilà qu'il meurt en mer...
Actuellement, les rentrées annuelles de la bodega d’Antonio — reprise par ses héritiers — s'élèvent à près de trois millions de francs !
Tout l'après-midi, nous nous promenâmes dans ce
verger d'Éden bien cultivé, où l’eau coule selon des calculs prévus dans des rigoles, près des ceps, et au pied des arbres. Nous nous gorgeâmes de raisins qui valent nos chasselas, qui même, je crois, sont nos chasselas importés, et de figues, de pêches, de bru-
: { mr ad en mme V à NA VAN TER
Se
Tous: et ons ae hé 6 0e Le LES x D'UN un 5 à , e, Vu, vas 1 ny k ÿ RETTATRE EAU LH LUE OR Se Mu 7 AS :
3 "Le