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se gâche ainsi. De plus, une quantité énorme se perd, lors de la fonte des neiges. Il s’agit de conserver dans de vastes réservoirs toute l’eau qui restera inutilisée l'été et de la répartir plus sévèrement l'hiver. On pourrait ainsi étendre notablement le domaine irrigué.
« I reste, d'autre part, à faire pour trente mullions de francs de travaux d'irrigation, cinq digues et barrages sur les Rio Diamante, Atuel, Tunuyan et Desaouadero, qui donneront 600,000 hectares de plus à la culture.
J'objectai à mon interlocuteur :
— En quoi serez-vous plus riches, quand vous aurez développé si vite votre domaine irrigable? I faut des bras pour travailler un million d'hectares irrigués! Où les trouverez-vous?
— Les travailleurs arriveront quand ils sauront qu’ils peuvent vivre sur deux hectares arrosés et s enrichir à coup sûr en travaillant.
—— Que fait le gouvernement pour les encourager? — Rien. Les terres dont l’État peut encore disposer pour la colonisation n’ont pas d’eau. Mais les émiorants viennent d'eux-mêmes. Ouvriers, la plupart du temps, dès qu’ils ont quelques économies, ils achètent un ou deux hectares. En 1905, la province recevait 2,000 immigrants; en 1906, il en vint 7,572; en 1907, leur chiffre monte à 9,107, et en 1908 à 19,000! Pourquoi cette progression? Simplement du fait de la propagande individuelle. Les ouvriers du nord de l'Italie, installés dans le pays, proprié-
1. Cette même année, sur le total de, 255,710 immigrants, 1a province de Buenos-Aires en recucilit 49,000; la province de Santa-Fé 29,600, et Cordoba 11,632.
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