‹ De la Plata à la Cordillère des AndesChapitre 204 sur 273 · SAR + + CRIS LEE LE LICE TE SOA EE EEE OS · texte numérisé non relu

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pourraient s'occuper des affaires publiques, et ce contingent de plusieurs centaines de mille d’étrangers intervenant dans la politique changerait sûrement les mœurs actuelles et balancerait un peu ce qu’elles ont eu jusqu'ici de primitif et de mercantile.

Mes compatriotes ajoutaient à l'expression de ce désir :

— Ce n’est pas que nous n’aimions beaucoup ce pays où nous avons fait fortune, qui est, en somme, celui de nos enfants, mais la démarche humiliante du renégat nous pèse et nous ne la ferons jamais.

La préoccupation des hommes d’État argentins fut toujours de savoir quelle serait, parmi les races en présence en Argentine, celle qui dominera, non seulement par le nombre, mais aussi par la force du sang. Ils ont vu, je crois, avec une certaine satisfaction, que lélément espagnol et l'élément indien seraient un jour prochain débordés par d’autres.

La grande chance de l'Argentine, au regard des autres pays de colonisation, c’est justement la richesse étonnante de ces mélanges de races, où les familles commencent à ne s’y plus reconnaître elles-mêmes. Que sortira-t-1il de ces mélanges ?

Nul n’est capable de le dire.

Prédominance de l’immigration italienne. — La main-d'œuvre des Piémontais et des Lombards. — Sollicitude du gouvernement italien pour ses nationaux émigrés. — Soignons le drapeau et l'épargne ! — Activité agricole, industrielle et commerciale des Italiens.

Les Espagnols. — Stérilité de la domination espagnole. — Sentiment dédaigneux des Argentins modernes pour les Espagnols. — Le gallego, l'animal qui ressemble le plus à l’homme. — Les Basques, immigrants désirables, — Prospérité des Basques en Argentine. — Un Basque populaire : Pedro Luro. — Son histoire. — Ses idées. — Sa descendance.

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