Eme . D
volèrent. Mais il avait exploré la vallée du fleuve, et apprécié sa valeur. Il revint à Buenos-Aires, vit le général Mitre, alors Président, et lui proposa d’acheter à l'État cent lieues carrées (250,000 hectares) à 4,000 francs la lieue, pour y fonder une colonie de 300 Basques. Luro retourna dans la Basse-Navarre, y recruta 50 familles qu'il ramena avec lui. Mais le gouvernement, qui avait consenii à vendre les terres, refusa la colonie, je ne sais pour quelle raison. Les Basques se disséminèrent donc sur les terres de leur compatriote. Plusieurs d’entre eux sont actuellement des millionnaires. Et les terres achetées 1,000 francs la lieue valent aujourd’hui 200 francs l'hectare ou 500,000 francs la lieue.
Pedro Luro, entre temps, continuait son commerce actif de peaux et de laines. Bientôt, il construisit le plus grand saladero de tout le bassin de la Plata, et y dépensa des millions. Puis il contribua à développer la station balnéaire de Mar-del-Plata, fondée par M. Peralta Ramos. Il y fit des spéculations heureuses dont ses héritiers ont profité en continuant son œuvre. Quand il mourut, il laissa à ses quatorze enfants 375,000 hectares de terre, 900,000 moutons et 150,000 bœufs, le tout évalué alors à 40 millions.
Pedro Luro fut donc un Français qui honora son pays par ses exceptionnelles et fortes qualités d’initiative, de courage, d'endurance et d'intelligence des affaires. Il attira en Argentine plus de 2,000 Basques qu’il plaça dans ses établissements agricoles et industriels, leur donnant des animaux, leur louant des terres, leur prêtant de l’argent, etqui ont presque tous fait fortune. Avec lui disparut l’un des types quasi
é Ÿ NX (t ARTE Ni) A1. RTE 22 NY MN / :
DA A Eee UN OS CN...
légendaires, et sans doute le plus fameux des colons de la période épique de l’émigration argentine.
1. Ses fils et ses filles ont, pour la plupart, continué sa tradition de travail et d’entreprise. Sa fille aînée est la propriétaire d’un haras Célèbre en Argentine et du fameux étalon de course Silène, duquel une écurie anglaise offrait ces temps derniers 1,250,000 fr. Mais comme elle venait de vendre 42 de ses poulains de deux aps pour 2 millions, elle a refusé. Un fils de Pedro Luro est bien connu à Paris. C’est le propriétaire de Jardy, l’étalon célèbre dont il vendit 37 produits pour plus d’un million. Un autre, qui porte son prénom, est député au Congrès. Et c’est à l’un des gendres du vieux pionnier, Basque comme lui, M. Sansinena, que l’Argentine doit la création de l’industrie frigorifique.
rate L YA À HF HU UPUX
RE Pa R Ent Eh a Le mn
: 12 bd 043: à 4 RES R \ bbtèmen VTC TES «
nee LOT de l'E EUR
UT