‹ De la Plata à la Cordillère des AndesChapitre 222 sur 273 · M TAR SENS · texte numérisé non relu

M TAR SENS

Pr Carry 2 r 9 D « PCT 17. eme ge ma. | APT nn Re RON PRE ed où Megan es Ki op UE | ST ESS pe Fe Fes À jp Pt TR" à ae PONS VON RE LA Des PA PA cale ï dE AU tr || fre ei Pa SR ES AU abs Mer: dde LEON NE ER net LS NCA SR TÉREN SLA). TOUT AS MENT \ AP dos FR PURES APPEL RT à ARTE peruip NET CORNE, # h pre e- “ À LA y

L/ Si up ue 4. ANT Pin 2 re ÉD 4 pus 6 4 me tar

LAN * 3 DST de ra NET ‘ere

NA br PE PA ES MT TA PL RENE à

dE PO É bé

les premiers qui songèrent à l'amélioration de la race ovine créole par l'importation des rambouillets, et à innover le commerce de la laine jusque-là parfaitement dédaigné. Et si la concurrence anglaise a réduit à néant l'importation de nos reproducteurs, nous avons du moins conservé notre place de premier chent de l'Argentine pour l'achat des laines. Les Basques français furent également des premiers à entreprendre le commerce des cuirs et à tenter le transport des viandes frigorifiées.

Si Je rapporte ces faits qui appartiennent déjà à l’histoire, c'est pour bien souligner que les initiatives individuelles françaises n’ont jamais manqué en ce pays. Depuis, l’immigrant itahen a supplanté l'agriculteur et le visneron français, les lincolns ont chassé nos rambouillets, les durhams et les herefords paissent dans toute la pampa argentine où l’on ne rencontre qu exceptionnellement un charolais: les shires et les clydesdales laissent peu de place à nos percherons et à nos boulonnais; et ious les majordomes d’estancias sont anglais. |

Nous restons, il est vrai, les premiers acheteurs de laines et de peaux en Argentine, mais Hambourg accroît de plus en plus ses importations de cuirs. Quant à l’industrie des viandes lrigorifiées créée par nous, les Anglais et Américains du Nord l'ont presque monopolisée. L'une des premières voies ferrées fut construite en 1864 par des Français dans la province de Santa-Fé. Aujourd'hui la presque

ee gg moe norme à

a 'hiices G-MR és Ro ET = = au CENT. Ve Cu TRE +. CSL ARE RES Sd nes ça Ce grd el: PU Te QU re 2 Æ d rar 2 SES TE rot à à. 1 Zi EE RS eh y RAA Tail Dora at»

L | PE PERLES ARE ST ES, TEE ; F nt se) < 45 A m2 Æ S-S-

totalité des chemins de fer appartient aux Anglais. Et il en va ainsi de toutes les entreprises françaises làbas. J'ai dit l'initiative récente de MM. Portals frères dans l’industrie de Pextrait de québracho*. Dès qu’il fallut la mettre sur pied, ce furent des capitaux anglais qui s’offrirent. Depuis quelques années, grâce aux découvertes de notre compatriote Thays, la culture raisonnée de la verba-maté est désormais possible. J'ai montré les heureux essais de plantations de verba entrepris par M. Allain à Missiones”. Je serais bien étonné si d'ici peu un syndicat anglais ne devenait propriétaire d'entreprises analogues.

Que reste-t-il done à la France pour lutter avec ses concurrents étrangers? Jl lui reste le prestige persistant, sinon intact de sa culture. Cependant, dans ce domaine qui semblait nous être particulièrement réservé, notre influence ne demeure pas indiscutée. La pédagogie allemande envahit l’enseignement supérieur, le réalisme de l’enseignement nord-américam pénètre dans l’école primaire argentine, et les écoles normales ressemblent plus aux highsehools américaines qu’à nos écoles normales françaises. La direction du Musée national de la Plata est confiée à un Allemand, celle du Musée artistique de Buenos-Aires à un Italien. {l est vrai que la Bibliothèque nationale a pour directeur un Français de grande valeur, M. Paul Groussac.

Certes, des voyages comme ceux qu’ont faits les professeurs Widal et Pozzi, doivent avoir un effet excellent sur les jeunes cerveaux argentins si prompis

4. Voir : En Argentine : De Buënos-Aires au Grand-Chaco. 2, Id,

à comprendre et à se passionner. Car nos savants apportent, avec leur science indiscutée et leur habileté professionnelle, le charme de leur esprit clair, de leur intelligence ouverte et souple. Des voyages comme celui de Clemenceau ont un retentissement trés favorable également pour notre influence dans le pays. Le grand politicien a montré aux Argentins la force et l'autorité de l’éloquence française, précise, claire, brillante, rapide, vigoureuse, souriante et sûre. Il a révélé à ce pays en formation, un homme d'État réaliste et pratique, représentant les possibilites posilives, les réformes mûres, un type admirable d'être humain dans le progrès, comme probablement l'Europe n’en pourrait produire aujourd’hui d'aussi complet. Îl était bon que cet homme fat Français.

On m'assure que M. Jaurès obtint aussi un grand succès par son éloquence chaleureuse de boxeur robuste et redoutable, par l'idéalisme généreux de ses rêves prématurés. Mais, pour redonner à la France son ancien prestige, il faudrait mieux que ces passages rapides et, d’ailleurs, si rares. Il faudrait des visites répétées et de longs séjours de la part de nos Spécialistes remarquables, dans tous les ordres de la Connaissance humaine. Malheureusement, orateurs, politiciens, professeurs illustres, écrivains et artistes ne quittent pas volontiers notre sol.

Ce qui sauve, malgré nous, notre influence en Argentine, ce sont les affinités indisculables de goûts, les sympathies naturelles qui font de la France la deuxième patrie de la plupart des Argentins. Ils admirent les Anglais, ils estiment les Allemands, ont une sympathie reconnaissante pour l'Italien auquel ils doivent tant, mais l'atmosphère préférée par eux

\ d'A | d AE RASE RTS $ VAE | SU nn Ur La USER RSS, MES iù AREAS PO TP nl *< NE Dern nt here Der 6 DR ro ipemien à 2 2 dre are dd LRSSS Ad ES ‘ | - 2 ; * 1 \W BE ÿ

LT PR Re Reese LR en Ts an ses LA v test, Li a: — sh a: ® iohés D CT

est celle de Paris. Notre langue est parlée par tous les gens cultivés. La plupart des livres de littérature, de droit et de médecine, de sciences appliquées, dans les bibliothèques universitaires, sont francais. Les magnifiques bibliothèques de savants jurisconsultes comme Estanislas Zeballos et Ernesto Quesada sont, en grande partie, composées de livres francais. Aux devantures de librairies, même allemandes, s'étalent Je « vient de paraître » de nos romans, mais aussi les livres de science, de philosophie et d'histoire.

Les cours de français organisés à Buenos-Aires par une filiale de l'Alliance française sont suivis par l'élite de la jeunesse bonairienne. L’une des premières lauréates du concours annuel fut Mile Montes de Oca, fille de l’ancien ministre des Affaires étrangères. D'autres diplômes furent obtenus par la fille du chef d'état-major général et par un fils du président de la République. Quant aux cours du soir organisés par la Société, 1ls réunissent 400 élèves des deux sexes.

Une de nos Parisiennes les plus connues, Mme Moreno, l’intelligente comédienne de la Comédie- Française, qu’un hasard de tournée fixa à Buenos- Aires, a créé ici un cours de déclamation française auquel prennent part les jeunes filles de la meilleure société. Elle est devenue en même temps directrice d'un cours de déclamation théâtrale espagnole, qu’elle fait dans le plus pur castillan. C’est le Conservaioire Labarden qui forme des artistes argentins dont plusieurs sont remarquables.

Au point de vue artistique, malgré l'invasion déjà ancienne de la peinture, de la sculpture, de l’architecture et de la musique italienne, la France maintient son prestige. La ville de Buenos-Aires possède

Le |: r

PT page mnt 4 ; es 2 svt TE res »

ADR - 5 ES Sn sut oi 6 ZI ET 4 # “He Rs 2. x L VRT + se eu < DAREND TTL ACT 7 NS ;

Le Le, pr. un MAT \ EL - de.

alé j j PAT Per. #4 AND, © ai & e A: 6 AT, CARTELS dpsr . Has 2 Li .

de nds C ; 0h ‘ : 4 KT PAF ET AMD ATEIN UT L :

Due Le /1 De. LA She ce Û és 1H v— MS AIX CU. : Q 1 s Eaca NET ; De 4 MAS + a € "re PC 7 ee .: 7 + : aix ir Se vw Ce : ES sd | + WE ‘ Dee AIT RM PPT CU D MSA AL \ a = : ; > TS U ‘e RUE. LA hi ; VAT ” Lis ve de: a Cr. CARE LE Les get # 3 PPT EN TER L PAR LE | à me 2 Éd Des lidà tés ES : Lie be pe ii Part) QE EPA : D Cros TEL leo K 15 RL TE MOT RTS 44 \ à A #. L Ë Le L 7 : L'ÉDPEPAOR TT Leg 4 | , rot * 7 2 sed men —= h "EN Cr WTA 1H 7 + Hu : Var #ÿ 14 ? F : ÉTAPE SR EE TA ce p ré Le 7 À - 4 #- — etre! = + LA ‘3 : fl LE ELA “à PHONE TS TUE Ÿ Ti ? , |

in U y 4e 12 À ni ni RME 245 Pa ETS LAN BEN ER LES ca in f f < EE DUT e LEX SALUE LAS CN RR EES COE TU de pe eo tee sant the ES ” # L ep. A RE } ‘9 ‘ #1

: 107 f ve à je) ER ORT RARE NNT E votre reler et iles ee en LS DT» dédie il x 7 ue mr TNT ENT" ARTE IR PRO AR TR EN TE ETAGE TRS RL CURE ANAL NH 113 LATE AIN) EU) t1 { a : } " 4 , 4 d ù : eg 1 É ’ + ” }

RAR ASIN tHPIRE)

dans ses parcs et ses promenades des œuvres de Rodin et de Falguière, son musée de peinture, des tableaux de Degas, de Meissonier, de Roll, un chef-d'œuvre : La Femme au Taureau. Nos architectes, nombreux depuis quelques années, luttent avec succès contre l’hégémonie longtemps absolue de l'architecture italienne et les plus jolis hôtels des quartiers de résidence de la capitale, ainsi que les villas de Mar-del- Plata, sont bâties par des artistes comme Faure- Dujarric et décorées par des maîtres de l’ameublement comme Kriéger. Le succès que remporta Saint- Saëns lors d’un récent voyage, révèle que tout un public est déjà formé au goût de la musique moderne.

La prédilection des Argentins pour la culture française et toutes les manifestations du goût français est donc incontestable, Et j'en vois une autre preuve encore dans la présence à Paris, dans les Facultés de province, dans les ateliers de nos grands peintres et sculpteurs, d’une centaine de boursiers argentins qui travaillent ardemment, m'assure-t-on, sous le contrôle intelligent et sûr d’un artiste de réelle valeur, M. Ernesto de la Carcova.

Je me trouvais à Buenos-Aires lors de la démonstration organisée en l’honneur de la France, à l’occasion de l'érection, à Boulogne-sur-Mer, d’un monument au héros de l'Indépendance, le général San- Martin, et je pus saisir sur le vif les formes de la sympathie professée par les Argentins envers nous.

L’après-midi eut lieu la manifestation populaire. Elle consistait en un défilé devant la légation de France. Le ministre Thiébaut, sur une estrade ornée de drapeaux, répondait aux agclamations par d’aimables saluts. Au balcon, labläcieuse Mme Thiébaut

" â cu 3 LA .

LA. LL: - F2: ; : PE-T4n 2 SÉ 2

Ent ie.

Ja r :

Æ ef

rayonnait parmi les fleurs et les membres de ls colonie. L’intendant mumicipal, M. Manuel Guiraldès, était venu spontanément féliciter le ministre de France. La garde était montée autour de la légation par les élèves de l’École militaire, au shako garni d’un plumet bleu et blanc.

Les élèves des collèges et des écoles en costumes sportifs, maillots rayés de turquoise et noir, larges culottes blanches, coiffés d’un feutre kaki, le bord de devant relevé, défilaient dans un ordre étonnant en poussant des hurrahs, mêlés à des délégations de l’armée et de la marine. Pini, le fameux escrimeur italien, professeur à la salle d’armes du Jockey-Club, monté sur une automobile, en uniforme bleu et vert, dirigeait, au moyen de trois petits drapeaux qu’il tenait à la main, les manœuvres du cortège. Ghaque école, chaque collège, chaque groupe de soldats, chaque corporation représentée poussail son hurrah en l'honneur de la France. La foule stationnait devant l'hôtel. Les musiques un moment s’arrêtèrent pour jouer la Marseillaise et l'hymne national argentin. Du balcon où je me trouvais placé, j'observais la foule. Pendant l'exécution du chant argentin, je vis un instituteur saisir la casquette d’un écoher resté couvert et la Jeter à terre avec colère.

Je sais que ces acclamations sont organisées, que la manifestation est faite pour répondre poliment à celle de Boulogne-sur-Mer, et, malgré cela, ces cris d'enfants et d'hommes où se mêle le nom de la France, poussés à trois mille lieues de Paris, cette Marseillaise émouvante et ces drapeaux, cela fait plaisir, et même cela émeut.

Le soir, un banquet fut offert au ministre de

D RC he ge 4 £ PSP RRAN EE = Ag A ; l A J RE te reste = =

tés re, NS pet PRET, VE L d'à en ii es L £ A “ s Er PA E # 7 MAN TTNRT Lo he 7 CON? 1377 L'an LLS LA té $ DR RE PV ARS UE : ZX TANT 6 FT Pa 7E AP ln EE Te CRT TS ; : ue era ” *. Sree f T0 A NEA, LS TRS fat ; | F ; : : 1 : : Re dm rh | À in , | EE EE gt LA. RATE Ze pe ane nes PS ARE EL . L \ ?

AAA PA Jen nana ten ee ee SONO PEUR Pie AN. ep PR UNA TASER CURE EST FETREPTT ES di M Ë ÉRt ; ” * + ae 2 LOT ET ARR Us RO SE EST ER EE PTT 1 È FREIN pas” 3 Y #+}

re EU Ltd arènes Lo 9

ne es SO NNEE UE pe

Page 1