RD TT VEN" S
Ce PAIE NA Ve QE
NS Sen cu qu TrT S > - ET TE EE
RTE Se
4 v res s
ditions par un commerçant argentin, il fallut la racheter très cher à ce dernier! La loi lui donnant raison, il n’y avait pas d’autre moyen à employer. Tout procès eût été perdu.
On justifie ces procédés par la jeunesse du pays et son droit de vivre et de se développer. Mais la thèse ne se Soulient pas en équité, sauf en s’abritant derrière les théories du droit au vol et de l'anarchie. Pas plus dans le domaine commercial, d’ailleurs, que dans celui de la production littéraire et artistique où le dommage est le même.
Heureusement, depuis quelques années une amélioration sensible a été apportée à ces mœurs d'un autre âge. Les lois qui permettent les saisies chez les falsificateurs sont appliquées avec plus de sévérité. Des bureaux dirigés par des avocats éminents ont obtenu les moyens de faciliter ces saisies. Tout récemment, lors de l’Exposition du Centenaire, notre ambassadeur extraordinaire en Argentine, mon ami le sénateur Pierre Baudin, reprit la question avec une présence d'esprit et un à-propos remarquables. Et grâce à l’intervention d’un éminent avocat de Buenos- Aires spécialisé dans les affaires de brevets et de
marques, le docteur Tomas A. Le Breton, Le jury
des expositions, à une grande majorité, consentit à considérer comme de simples contrefaçons les cognacs,
champagnes et autres produits portant une fausse indication de provenance. [ls furent considérés comme inexistants et ne purent concourir pour les récompenses. Ce qui n’empécha pas les intéressés lésés par ces contrefacteurs de leur intenter des procès. C'était la premiére fois que la France remportait un tel succès dans l'Amérique du Sud ; et, fait digne
aient à ne ea S ras = — nt de hé Lcd nd si Er *? SSL : ADEME = : É RÉ SEL —— « Fa é DPI NE AE Er PPT à CT de CE A: L'HPLIT € A7 LEE ES e MORE LIT ee NM ET APRES RENTE TA TS ë Ales . = SRE ERA SH RS en UP pe Pr M RO ET dpi Pt S'ÉLe
d’être noté, les délégués de pays eoneurrents, parmi lesquels les Italiens, adhérèrent à cette motion. Au nom de l’honnêteté commerciale, ils reconnurent qu’il y avait dans cette fraude double duperie : vis-àvis du producteur, d’abord, et ensuite du consommateur qui payait pour du champagne ou du cognac des vins et des alcools d’autre provenance.
La loi Clemenceau fut une autre victoire pour nous.
Jusque-là nos confrères argentins trouvaient tout naturel, non seulement de reproduire gratuitement tous les articles, tous les feuilletons qui leur plaisaient dans les journaux d'Europe, mais encore de publier, à leur seul bénéfice, des livres entiers et même des œuvres complètes. J'ai rapporté le catalogue cynique de ces publications : c’est toute la littérature française contemporaine qui y a la place d'honneur.
Je n'ai pas oublié les discussions épiques que j'eus à soutenir à ce sujet à Buenos-Aires, en 1909 et en 1910, avec les plus hauts personnages, ni nos visites avec Pierre Baudin chez les députés influents du Congrès et chez les rédacteurs en chef des srands journaux, pour les convainere de la bonté de la cause; et je me souviens surtout de la maéstria
sans égale avec laquelle Georges Clemenceau régla l’affaire quelques mois après, dès qu'il eut conquis de son charme irrésistible l’élite du monde argentin.
Il ne reste plus à enlever que la citadelle des marques de commerce. Or, le docteur Tomas Le Breton, le même à qui nous devons le premier succès dont j'ai parlé plus haut, m'a assuré qu'une loi à laquelle il a collaboré avec le regretté président Carlos Pellegrini est en ce moment déposée au Congrès, et a des chances d'être enfin votée.
2 LS CEE arr. A SVODNERR ‘e PL PT "Re L DS on Ut : ait à as Sn TT Emo PPT MTS + M : Cds à | : . Flan à - és ir SOREN DAT ENRNTE NT f PURE k { \ ' ÿ \ ; , f \:
 ee
ns * a +, = A SU | et . É ; | ee è à Z 4 | 2 :
S Re" D œ E 4 i 74 D SEA > pt --2<: | | ke AC ne “35 D ÈS SENS TE l - :
24 à AE :
Éelet i : ee - È | =:
d Ÿ di
EX
t ‘At G tes r 4